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Médecine d'Afrique Noire Médecine d'Afrique Noire
Tome 49 Juin 2002

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Au sommaire de ce numéro

Références obstétrico-pédiatriques à Bobo Dioulasso, Burkina Faso : bilan de trois ans (1995-1997)
B.DAO, B.NACRO, D.OUEDRAOGO, B.KONE, A.SAWADOGO

Quand les maternités exposent au goitre. Cas des femmes de Glanlé en Côte d'Ivoire
A. ASSOUAN, I. DILUMBU, M. GAIMARD, G. BELLIS, P. KOUAME, A CHAVENTRE

Chirurgie des sténoses trachéales de la réanimation : A propos de 5 observations
DIARRA O., BA M., NDIAYE A., DIOUF R., NDIAYE M., DIOP E.M., DIOP A

Prise en charge médico-chirurgicale du pied diabétique au CHU de Brazzaville
H.G. MONABEKA, A. MOYIKOUA, P. KIBEKE

Evaluation du risque vasculaire chez le diabétique congolais. Mise en épreuve du consensus européen
E. BIELELI, B. EBENGO, J. NKOY
Morbidité et mortalité de la rougeole en milieu hospitalier à Abidjan
A. K. TANON, S.P. EHOLIE, E. EHUI, A. KAKOU, S. COULIBALY, E. AOUSSI, E. BISSAGNENE, K. ODEHOURI, A. KADIO
Hyphéma traumatique par contusion a l'hôpital général de Douala
ELLONG A., EBANA MVOGO C., BELLA-HIAG A.L., NGOSSO A., KINGUE NSEME PENSY M.,
Les infections neuroméningées de l'adulte en milieu hospitalier à Bangui Aspects étiologiques, cliniques et évolutifs
S. YASSIBANDA , C.G.KAMALO , C.D. MBOLIDI , B. KOFFI , S.M. CAMENGO, N. AKELELO , P. MINSSART, Y. GERMANI
Lettre à l'éditeur
Hémorragie expulsive : A propos de 2 observations
RASIKINDRAHONA E., BERNARDIN P, ANDRIANTSOA V

 


 Références obstétrico-pédiatriques à Bobo Dioulasso, Burkina Faso : bilan de trois ans (1995-1997)

 

Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n° 6 - Juin 2002 - pages 265-268

Le transfert d’un nouveau-né de la maternité en néonatologie vise à lui prodiguer les soins les plus appropriés.
Objectifs : faire le bilan des références obstétrico-pédiatriques à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso sur une période de 3 ans.
Malades et méthodes : Analyse rétrospective des dossiers de 737 nouveau-nés référés à l’unité de néonatologie de 1995 à 1997.
Résultats : Les 737 nouveau-nés ont représenté 60 % des hospitalisations de l’unité de néonatologie. Les principaux motifs de référence ont été la prématurité et ou le faible poids de naissance (42,6 %), l’infection néonatale (16,3 %) et la souffrance fœtale (10,3 %). La mortalité globale a été de 37,5 % et a concerné surtout les prématurés et les nouveau-nés référés des maternités périphériques (p = 0,0051 ).
Conclusion : La réduction de l’importante mortalité observée dans cette étude passe une meilleure communication entre la néonatologie et les maternités, l’amélioration des conditions de transfert et la formation du personnel des maternités périphériques.

Mots-clés : Nouveau-né, maternité, référence, néonatologie, mortalité néonatale.

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 Quand les maternités exposent au goitre. Cas des femmes de Glanlé en Côte d'Ivoire  

Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n° 6 - Juin 2002 - pages 269-272

On se trouve dans un contexte de goitre endémique où les femmes constituent la frange de la population la plus vulnérable, tant quantitativement que qualitativement (types de goitre) [1, 2], à l’instar de la plupart des zones sévèrement touchées par ce stigmate de la carence en iode [3]. Dans une tentative de recherche d’éléments explicatifs de cette exposition différentielle, nous nous sommes focalisés sur l’activité reproductive, à savoir les maternités des femmes [4]. Ceci parce que la fécondité est constamment invoquée dans la justification des cas féminins : les multiples périodes de menstrues qu’elles connaissent, mais surtout la survenue des grossesses et les pratiques d’allaitement sont en effet supposées être des sources de perte en iode, principale cause de son étiologie [5]. Cette argumentation médico-épidémiologique contraste, malheureusement, avec l’inexistence de preuves sur la base de données d’observation. Aucune étude critique à caractère démographique qui permettrait de mieux cerner les interactions entre la vie génésique des femmes avec l’apparition et l’évolution de leur affection thyroïdienne n’est à ce jour disponible. Grâce à l’exemple de Glanlé, un village situé dans la région endémique de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, nous essayons de combler ce déficit. Ici, on montre qu’indépendamment de ce qui commande le niveau de leur fécondité, et à situations identiques de comparabilité, les femmes à forte fécondité sont celles qui ont couru théoriquement plus de risque de goitre : les goitreuses sont des « sélectionnées « parmi les tributaires d’une activité reproductive dense.

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 Chirurgie des sténoses trachéales de la réanimation : A propos de 5 observations  

Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n° 6 - Juin 2002 - pages 273-277

La complexité des sténoses trachéales et les difficultés thérapeutiques liées au sous équipement ont longtemps retardé leur prise en charge au Sénégal. Les auteurs présentent les 5 premiers cas opérés pour sténoses trachéales. Elles sont toutes secondaires à une intubation pro-longée en réanimation à l'origine d'une sténose cicatricielle. Il s'agissait de 3 hommes et de 2 femmes avec un âge moyen de 39,40 ± 14,49 ans (11 à 52 ans). Dans 4 cas, il s'agissait d'une dyspnée trachéale et dans 1 cas d'une véritable détresse respiratoire. Une trachéotomie première a précédé les gestes chirurgicaux. Les bilans endoscopique, tomographique et scannographique ont visualisé les lésions qui siégeaient sur la trachée cervicale dans 3 cas, sur la trachée cervico-thoracique dans un cas et sur la trachée thoracique dans 1 cas. La réparation a été faite dans tous les cas par résection suivie d'une anastomose termino-terminale. Les suites ont été simples avec récupération d'une voix et d'une respiration normale. Après un suivi moyen de 4,90 ± 3,51 ans (1,25 à 9,5 ans) les résultats restent bons. La bonne évolution de ces patients malgré nos faibles moyens de prise en charge doit nous conduire à prévenir la survenue des sténoses trachéales de réanimation et à opérer sur place les sténoses simples.

Mots-clés : Intubation trachéale, sténose trachéale, chirurgie, résection anastomose.

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 Prise en charge médico-chirurgicale du pied diabétique au CHU de Brazzaville

 

Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n° 6 - Juin 2002 - pages 278-280

A partir de 247 patients diabétiques présentant des troubles trophiques du pied, hospitalisés dans le service des maladies métaboliques et endocriniennes, nous rapportons notre expérience. Le pied diabétique a été observé dans le diabète de type 2 dans 86,2 % des cas, et dans le diabète de type 1 dans 13,8 % des cas. Parmi les lésions, le pied infectieux prédominait (63,9 %). Le mal perforant plantaire a été rarement observé (1,2 %). Le traitement a été médical chez 97 patients (39,2 %) et chirurgical chez 106 patients (42,2 %). La mortalité a été de 22,6 % avant l’amputation, et de 8,5 % après l’amputation.

Mots-clés : pieds diabétiques, traitement, sujets congolais

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 Evaluation du risque vasculaire chez le diabétique congolais. Mise en épreuve du consensus européen

 

Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n° 6 - Juin 2002 - pages 281-284

Les mensurations anthropométriques et le dosage du cholestérol total, des triglycérides, du cholestérol H.D.L, du cholestérol L.D.L., de la glycémie à jeun ont été effectués chez deux groupes de diabétiques dont l'un est hypertendu (groupe 1, n = 32) et l'autre normotendu (groupe2, n = 29) et chez un groupe témoin (groupe3, n = 22) non diabétique et normotendu. Les diabétiques du groupe 1 accusent un profil anthropométrique et biologique qui reflète celui du syndrome métabolique. L'application du critérium du consensus européen du risque vasculaire met en évidence 34 % de risque vasculaire modéré et 3 % de risque élevé pour le groupe l et 28 % de risque modéré pour le groupe2. Une prise en compte des taux plasmatiques de la Lp (a), dans notre contexte, est indispensable pour une évaluation du risque vasculaire plus proche de la réalité.

Mots-clés : Diabète sucré, cholestérol total, triglycérides, risque vasculaire.

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 Morbidité et mortalité de la rougeole en milieu hospitalier à Abidjan

 

Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n° 6 - Juin 2002 - pages 285-290

Entre 1985-1998 (13 ans), 5.804 cas de rougeole ont été hospitalisés (9,3 % des admissions) dans le Service des Maladies Infectieuses d’Abidjan. Mais, pour 1575 dossiers exploitables, la prévalence est passée de 52 % en 1985 à 0,02 % en 1998. Au moins 70 % des cas ont été admis en décembre, janvier et février. Le sex-ratio (H/F) était de 1. Environ 88 % des patients étaient âgés de moins de 5 ans, 8 % de 6 à 14 ans et 4 % d’au moins 15 ans. Près de 80 % des patients étaient issus de familles modestes et 11 % ont été préalablement vaccinés. A l’admission, 7 % de cas de rougeole étaient en phase d’invasion, 59 % en phase éruptive et 34 % en phase de desquamation. Le principal motif d’admission était la présence de complications notamment pulmonaires (16 %). La létalité était de 12 % avec comme facteurs de gravité: la phase éruptive (RR = 0,56), l’âge < 1 an (RR = 1,06), et l’existence de complications (RR = 6,11). Les résultats de cette étude incitent à continuer à promouvoir la vaccination anti-rougeoleuse.

Mots clés : Rougeole, enfant, complications, vaccination, Abidjan (Côte d’Ivoire).

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 Hyphéma traumatique par contusion a l'hôpital général de Douala

 

Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n° 6 - Juin 2002 - pages 291-298

But de l'étude : Etudier les caractéristiques épidémiologiques et cliniques de l'hyphéma traumatique par contusion du globe oculaire chez le noir camerounais.
Matériel et méthodes : Tous les patients inclus dans cette étude rétrospective ont consulté dans le service d'ophtalmologie de l'hôpital général de Douala pour hyphéma traumatique par contusion du globe oculaire, de janvier 1992 à décembre 2000.
Résultats : Dans notre série, la fréquence de l'hyphéma contusif était de 2,1 pour mille. L'âge moyen de nos patients était de 28,92 ± 17,65 ans (extrêmes: 2 et 72 ans) avec un sex-ratio homme-femme de 2,2. La tranche d'âge la plus touchée chez les hommes était celle de 30-39 ans (33,33 %) et chez les femmes celle de 0-9 ans (31,58 %). L'œil droit était atteint dans 60,7 % des cas. Les rixes étaient à l'origine de l'hyphéma dans 59,01% des cas. La résorption de l'hyphéma a été totale dans 93,4% des cas. Le pronostic fonctionnel de ces yeux était sévère puisque 26,79 % avaient une vision finale inférieure à 1/10e. Les lésions associées à l'hyphéma les plus fréquentes étaient l'oedème cornéen (52,46 %), la mydriase (22,95 %) et la cataracte (19,67 %). Les synéchies postérieures (26,23 %), l'hématocornée (6,56 %) et l'atrophie papillaire (6,56 %) étaient les complications tardives les plus rencontrées. La récidive de l'hyphéma est survenue dans 1,64% des cas.
Conclusion : La nature de l'agent vulnérant ainsi que la morphologie faciale du noir expliquent la gravité des lésions associées dans cette étude. La prise en charge tardive, l'insuffisance en équipement adapté et en personnel qualifié justifient le pronostic fonctionnel sévère de l'hyphéma par contusion chez le noir camerounais. C'est pourquoi les auteurs préconisent la prévention des traumatismes oculaires.

Mots clés : Contusion oculaire, hyphéma, Cameroun

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 Les infections neuroméningées de l'adulte en milieu hospitalier à Bangui Aspects étiologiques, cliniques et évolutifs

 

Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n° 5 - Mai 2002 - pages 299-303

Il s’agit d’une étude prospective d’une durée de 9 mois, ayant pour but de déterminer le profil étiologique, clinique et évolutif des infections neuro-méningées. 237 patients, âgés de plus de 15 ans, hospitalisés pour des troubles neurologi-ques variés liés ou non à l’infection VIH/SIDA. Le diagnostic a reposé, selon l’état clinique sur la ponction lombaire avec analyse cytologique, chimique et bactériologique du LCR, la sérologie toxoplasmose, la sérologie VIH. L’âge moyen de nos patients était de 35 ans et le sex-ratio de 1,07 en faveur des femmes. 79,3 % de ces patients sont séropositifs à VIH/SIDA. Le syndrome méningée classique est observé au cours des infections bactériennes ; les signes de focalisation sont fréquents au cours de la toxoplasmose cérébrale ; la cryptococcose neuro-méningée survient sur un terrain de SIDA avec ses cortèges d’infections opportunistes. L’analyse du LCR a mis en évidence 24,9 % des cas de cryptococcose neuroméningée, 21,5 % de méningites à pneumocoque, 5 % de méningite à méningocoque, 2 % de méningites à autres bactéries et 0,8 % de méningites à Trypanosome gambiense. Le diagnostic présomptif de la toxoplasmose a été portée à 13,9% des cas basé sur des critères cliniques, biologiques et thérapeutiques. L’évolution globale est marquée par 50,2 % d’évolution favorable, 38 % de mortalité et 11,8 % de perdus de vue.

Mots-clés : Infections neuroméningées, SIDA, Bangui

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 Hémorragie expulsive : A propos de 2 observations

 

Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n° 5 - Mai 2002 - pages 305-306

Les auteurs rapportent les deux cas d'hémorragie expulsive rencontrés lors d'interventions à globe ouvert dans leur service à Antananarivo pendant une période de 10 ans. Malgré la fréquence exceptionnelle (0,075 %) de cette complication, sa survenue met en jeu le pronostic anatomique du globe oculaire.

Mots clés : hémorragie expulsive, chirurgie oculaire, facteurs de risque, rareté.

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