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Références obstétrico-pédiatriques
à Bobo Dioulasso, Burkina Faso : bilan de trois ans (1995-1997)
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Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n°
6 - Juin 2002 - pages 265-268
Le transfert d’un nouveau-né de la maternité en néonatologie vise
à lui prodiguer les soins les plus appropriés.
Objectifs : faire le bilan des références obstétrico-pédiatriques
à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso sur une période de 3 ans.
Malades et méthodes : Analyse rétrospective des dossiers de 737
nouveau-nés référés à l’unité de néonatologie de 1995 à 1997.
Résultats : Les 737 nouveau-nés ont représenté 60 % des hospitalisations
de l’unité de néonatologie. Les principaux motifs de référence ont
été la prématurité et ou le faible poids de naissance (42,6 %),
l’infection néonatale (16,3 %) et la souffrance fœtale (10,3 %).
La mortalité globale a été de 37,5 % et a concerné surtout les prématurés
et les nouveau-nés référés des maternités périphériques (p = 0,0051
).
Conclusion : La réduction de l’importante mortalité observée dans
cette étude passe une meilleure communication entre la néonatologie
et les maternités, l’amélioration des conditions de transfert et
la formation du personnel des maternités périphériques.
Mots-clés : Nouveau-né, maternité, référence, néonatologie, mortalité
néonatale.
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| Quand
les maternités exposent au goitre. Cas des femmes de Glanlé en Côte
d'Ivoire |
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Médecine d'Afrique noire
Tome 49 - n° 6 - Juin 2002 - pages 269-272
On se trouve dans un contexte de goitre endémique où les femmes
constituent la frange de la population la plus vulnérable, tant
quantitativement que qualitativement (types de goitre) [1, 2], à
l’instar de la plupart des zones sévèrement touchées par ce stigmate
de la carence en iode [3]. Dans une tentative de recherche d’éléments
explicatifs de cette exposition différentielle, nous nous sommes
focalisés sur l’activité reproductive, à savoir les maternités des
femmes [4]. Ceci parce que la fécondité est constamment invoquée
dans la justification des cas féminins : les multiples périodes
de menstrues qu’elles connaissent, mais surtout la survenue des
grossesses et les pratiques d’allaitement sont en effet supposées
être des sources de perte en iode, principale cause de son étiologie
[5]. Cette argumentation médico-épidémiologique contraste, malheureusement,
avec l’inexistence de preuves sur la base de données d’observation.
Aucune étude critique à caractère démographique qui permettrait
de mieux cerner les interactions entre la vie génésique des femmes
avec l’apparition et l’évolution de leur affection thyroïdienne
n’est à ce jour disponible. Grâce à l’exemple de Glanlé, un village
situé dans la région endémique de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, nous
essayons de combler ce déficit. Ici, on montre qu’indépendamment
de ce qui commande le niveau de leur fécondité, et à situations
identiques de comparabilité, les femmes à forte fécondité sont celles
qui ont couru théoriquement plus de risque de goitre : les goitreuses
sont des « sélectionnées « parmi les tributaires d’une activité
reproductive dense.
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| Chirurgie
des sténoses trachéales de la réanimation : A propos de 5 observations |
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Médecine d'Afrique noire
Tome 49 - n° 6 - Juin 2002 - pages 273-277
La complexité des sténoses trachéales et les difficultés thérapeutiques
liées au sous équipement ont longtemps retardé leur prise en charge
au Sénégal. Les auteurs présentent les 5 premiers cas opérés pour
sténoses trachéales. Elles sont toutes secondaires à une intubation
pro-longée en réanimation à l'origine d'une sténose cicatricielle.
Il s'agissait de 3 hommes et de 2 femmes avec un âge moyen de 39,40
± 14,49 ans (11 à 52 ans). Dans 4 cas, il s'agissait d'une dyspnée
trachéale et dans 1 cas d'une véritable détresse respiratoire. Une
trachéotomie première a précédé les gestes chirurgicaux. Les bilans
endoscopique, tomographique et scannographique ont visualisé les
lésions qui siégeaient sur la trachée cervicale dans 3 cas, sur
la trachée cervico-thoracique dans un cas et sur la trachée thoracique
dans 1 cas. La réparation a été faite dans tous les cas par résection
suivie d'une anastomose termino-terminale. Les suites ont été simples
avec récupération d'une voix et d'une respiration normale. Après
un suivi moyen de 4,90 ± 3,51 ans (1,25 à 9,5 ans) les résultats
restent bons. La bonne évolution de ces patients malgré nos faibles
moyens de prise en charge doit nous conduire à prévenir la survenue
des sténoses trachéales de réanimation et à opérer sur place les
sténoses simples.
Mots-clés : Intubation trachéale, sténose trachéale, chirurgie,
résection anastomose.
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Prise en charge médico-chirurgicale
du pied diabétique au CHU de Brazzaville
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Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n°
6 - Juin 2002 - pages 278-280
A partir de 247 patients diabétiques présentant des troubles trophiques
du pied, hospitalisés dans le service des maladies métaboliques
et endocriniennes, nous rapportons notre expérience. Le pied diabétique
a été observé dans le diabète de type 2 dans 86,2 % des cas, et
dans le diabète de type 1 dans 13,8 % des cas. Parmi les lésions,
le pied infectieux prédominait (63,9 %). Le mal perforant plantaire
a été rarement observé (1,2 %). Le traitement a été médical chez
97 patients (39,2 %) et chirurgical chez 106 patients (42,2 %).
La mortalité a été de 22,6 % avant l’amputation, et de 8,5 % après
l’amputation.
Mots-clés : pieds diabétiques, traitement, sujets congolais
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Evaluation du risque vasculaire
chez le diabétique congolais. Mise en épreuve du consensus européen
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Médecine d'Afrique noire
Tome 49 - n° 6 - Juin 2002 - pages 281-284
Les mensurations anthropométriques et le dosage du cholestérol
total, des triglycérides, du cholestérol H.D.L, du cholestérol L.D.L.,
de la glycémie à jeun ont été effectués chez deux groupes de diabétiques
dont l'un est hypertendu (groupe 1, n = 32) et l'autre normotendu
(groupe2, n = 29) et chez un groupe témoin (groupe3, n = 22) non
diabétique et normotendu. Les diabétiques du groupe 1 accusent un
profil anthropométrique et biologique qui reflète celui du syndrome
métabolique. L'application du critérium du consensus européen du
risque vasculaire met en évidence 34 % de risque vasculaire modéré
et 3 % de risque élevé pour le groupe l et 28 % de risque modéré
pour le groupe2. Une prise en compte des taux plasmatiques de la
Lp (a), dans notre contexte, est indispensable pour une évaluation
du risque vasculaire plus proche de la réalité.
Mots-clés : Diabète sucré, cholestérol total, triglycérides, risque
vasculaire.
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Morbidité et mortalité de la
rougeole en milieu hospitalier à Abidjan
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Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n°
6 - Juin 2002 - pages 285-290
Entre 1985-1998 (13 ans), 5.804 cas de rougeole ont été hospitalisés
(9,3 % des admissions) dans le Service des Maladies Infectieuses
d’Abidjan. Mais, pour 1575 dossiers exploitables, la prévalence
est passée de 52 % en 1985 à 0,02 % en 1998. Au moins 70 % des cas
ont été admis en décembre, janvier et février. Le sex-ratio (H/F)
était de 1. Environ 88 % des patients étaient âgés de moins de 5
ans, 8 % de 6 à 14 ans et 4 % d’au moins 15 ans. Près de 80 % des
patients étaient issus de familles modestes et 11 % ont été préalablement
vaccinés. A l’admission, 7 % de cas de rougeole étaient en phase
d’invasion, 59 % en phase éruptive et 34 % en phase de desquamation.
Le principal motif d’admission était la présence de complications
notamment pulmonaires (16 %). La létalité était de 12 % avec comme
facteurs de gravité: la phase éruptive (RR = 0,56), l’âge < 1 an
(RR = 1,06), et l’existence de complications (RR = 6,11). Les résultats
de cette étude incitent à continuer à promouvoir la vaccination
anti-rougeoleuse.
Mots clés : Rougeole, enfant, complications, vaccination, Abidjan
(Côte d’Ivoire).
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Hyphéma traumatique par contusion
a l'hôpital général de Douala
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Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n°
6 - Juin 2002 - pages 291-298
But de l'étude : Etudier les caractéristiques épidémiologiques
et cliniques de l'hyphéma traumatique par contusion du globe oculaire
chez le noir camerounais.
Matériel et méthodes : Tous les patients inclus dans cette étude
rétrospective ont consulté dans le service d'ophtalmologie de l'hôpital
général de Douala pour hyphéma traumatique par contusion du globe
oculaire, de janvier 1992 à décembre 2000.
Résultats : Dans notre série, la fréquence de l'hyphéma contusif
était de 2,1 pour mille. L'âge moyen de nos patients était de 28,92
± 17,65 ans (extrêmes: 2 et 72 ans) avec un sex-ratio homme-femme
de 2,2. La tranche d'âge la plus touchée chez les hommes était celle
de 30-39 ans (33,33 %) et chez les femmes celle de 0-9 ans (31,58
%). L'œil droit était atteint dans 60,7 % des cas. Les rixes étaient
à l'origine de l'hyphéma dans 59,01% des cas. La résorption de l'hyphéma
a été totale dans 93,4% des cas. Le pronostic fonctionnel de ces
yeux était sévère puisque 26,79 % avaient une vision finale inférieure
à 1/10e. Les lésions associées à l'hyphéma les plus fréquentes étaient
l'oedème cornéen (52,46 %), la mydriase (22,95 %) et la cataracte
(19,67 %). Les synéchies postérieures (26,23 %), l'hématocornée
(6,56 %) et l'atrophie papillaire (6,56 %) étaient les complications
tardives les plus rencontrées. La récidive de l'hyphéma est survenue
dans 1,64% des cas.
Conclusion : La nature de l'agent vulnérant ainsi que la morphologie
faciale du noir expliquent la gravité des lésions associées dans
cette étude. La prise en charge tardive, l'insuffisance en équipement
adapté et en personnel qualifié justifient le pronostic fonctionnel
sévère de l'hyphéma par contusion chez le noir camerounais. C'est
pourquoi les auteurs préconisent la prévention des traumatismes
oculaires.
Mots clés : Contusion oculaire, hyphéma, Cameroun
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Les infections neuroméningées
de l'adulte en milieu hospitalier à Bangui Aspects étiologiques,
cliniques et évolutifs
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Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n°
5 - Mai 2002 - pages 299-303
Il s’agit d’une étude prospective d’une durée de 9 mois, ayant
pour but de déterminer le profil étiologique, clinique et évolutif
des infections neuro-méningées. 237 patients, âgés de plus de 15
ans, hospitalisés pour des troubles neurologi-ques variés liés ou
non à l’infection VIH/SIDA. Le diagnostic a reposé, selon l’état
clinique sur la ponction lombaire avec analyse cytologique, chimique
et bactériologique du LCR, la sérologie toxoplasmose, la sérologie
VIH. L’âge moyen de nos patients était de 35 ans et le sex-ratio
de 1,07 en faveur des femmes. 79,3 % de ces patients sont séropositifs
à VIH/SIDA. Le syndrome méningée classique est observé au cours
des infections bactériennes ; les signes de focalisation sont fréquents
au cours de la toxoplasmose cérébrale ; la cryptococcose neuro-méningée
survient sur un terrain de SIDA avec ses cortèges d’infections opportunistes.
L’analyse du LCR a mis en évidence 24,9 % des cas de cryptococcose
neuroméningée, 21,5 % de méningites à pneumocoque, 5 % de méningite
à méningocoque, 2 % de méningites à autres bactéries et 0,8 % de
méningites à Trypanosome gambiense. Le diagnostic présomptif de
la toxoplasmose a été portée à 13,9% des cas basé sur des critères
cliniques, biologiques et thérapeutiques. L’évolution globale est
marquée par 50,2 % d’évolution favorable, 38 % de mortalité et 11,8
% de perdus de vue.
Mots-clés : Infections neuroméningées, SIDA, Bangui
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Hémorragie expulsive : A propos
de 2 observations
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Médecine d'Afrique noire Tome 49 - n°
5 - Mai 2002 - pages 305-306
Les auteurs rapportent les deux cas d'hémorragie expulsive rencontrés
lors d'interventions à globe ouvert dans leur service à Antananarivo
pendant une période de 10 ans. Malgré la fréquence exceptionnelle
(0,075 %) de cette complication, sa survenue met en jeu le pronostic
anatomique du globe oculaire.
Mots clés : hémorragie expulsive, chirurgie oculaire, facteurs
de risque, rareté.
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