| D.M. ZANNOU, F. HOUNGBE, G. ADE, M. AGOSSOU, A. AZON-KOUANOU
Médecine d'Afrique Noire - n° 5612 - Décembre 2009 - pages 609-614
Résumé :
Le service de médecine interne au CNHU-HKM de Cotonou évolue dans un environnement où existent depuis 2000 de nombreuses autres spécialités médicales. Les auteurs voulaient étudier dans ce contexte de façon rétrospective le profil clinique des patients hospitalisés en médecine interne de 2002 à 2003. Leurs objectifs étaient de déterminer les principales affections rencontrées dans le service, déterminer les principales causes de décès et identifier les affections les plus létales.
Résultats : 750 dossiers étaient étudiés. La plupart des groupes nosologiques était rencontrée. Les maladies infectieuses et parasitaires (60,5 %) étaient de loin les plus fréquentes et constituées dans un tiers des cas par l’infection VIH. Les maladies respiratoires (29,5 %) occupaient la 2ème place et étaient représentées dans la moitié des cas par la tuberculose. Les tumeurs (15,1 %) constituées essentiellement des tumeurs malignes (14,3 %) occupaient la 3ème place. La durée moyenne d’hospitalisation était de 12 jours. Le taux de décès était de 21 % et influencée par le mode d’admission et la provenance géographique des patients. Soixante pour cent des décès survenaient dans la première semaine d’hospitalisation dont 23 % dans les 24 premières heures. La majorité des décès était due à l’infection VIH (23,4 % des décès, létalité 26,8 %), les cancers (17,1% des décès, létalité 36,5 %) et la tuberculose (12,7 % des décès, létalité 24,8 %). Une collaboration étroite entre le service de médecine interne et les programmes nationaux de lutte contre le SIDA, la tuberculose et les cancers est nécessaire. Elle permettra d’améliorer la prise en charge de ces maladies et de réduire leur taux de mortalité.
Mots clés : morbidité, mortalité, VIH, sida, infections respiratoires, tuberculose, tumeurs, cancers,
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