| G. MOYEN, B. IMPOUMA, AR OKOKO, A. MBIKA-CARDORELLE, OBENGUI
Médecine d'Afrique Noire - n° 5201 - Janvier 2005 - pages 43-47
Résumé :
Nous rapportons les résultats d’une étude rétrospective, portant sur 710 cas de coma, réalisée dans le service de S.I.P. du CHU de Brazzaville pendant une période de trois ans allant de janvier 1998 à décembre 2000 ; étude qui s’est fixée comme objectifs de préciser les aspects épidémiologiques, étiologiques et évolutifs des comas.
Les tests statistiques utilisés étaient le khi-2 et le coefficient de corrélation.
Les comas représentent 13,4 % des admissions du service.
403 enfants (56,8 %) avaient moins de cinq ans (différence non significative).
Il y avait 387 garçons (54,5 %) et 323 filles (45,5 %). Différence non significative.
Ces enfants étaient vus tard en moyenne 5,2 jours (extrêmes : 0,5 et 90 jours) après le début des symptômes.
Le paludisme avec 481 cas (67,7 %) et les méningites bactériennes 86 cas (12,1 %) ont été les causes les plus observées ; les autres étant les sepsis sévères 49 cas (6,9 %) et les traumatismes crâniens graves 21 cas (3 %).
L’évolution était marquée par une forte mortalité (36 %) et de lourdes séquelles (7,9 %).
La gravité des comas impose que soient prises des mesures de :
- - prévention primaire axées sur l’éducation de la population en insistant notamment sur la nécessité d’une consultation médicale précoce en lieu autorisé,
- - prévention secondaire consistant en une amélioration de conditions matérielles des services pour une meilleure prise en charge des patients comateux.
Mots clés : comas, enfants, étiologies, évolution, Brazzaville, Congo,
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