| En 1984, au Royaume-Uni,
à l'issue d'une enquête, BOWMAN et MANLEY rapportent
que le coût des réparations des prothèses totales
adjointes fracturées s'est élevé à plus
de 2 millions de livres sterling ; ce qui représente environ
1 milliard 400 millions de francs CFA.
Une autre analyse révèle que 68 % des prothèses
sont fracturées 3 ans après leur réalisation.
Ces études citées à titre d'exemple montrent
à quel point les fêlures et les fractures des bases
prothétiques en résine polymétacrylate de Méthyl
(PMMA) représentent l'un des soucis majeurs des praticiens
et surtout des patients porteurs de prothèse complète.
Cependant, dans les pays du Sud et surtout en Afrique, la facilité
de mise en oeuvre et surtout le coût modéré
font de ces résines le matériau prothétique
de choix.
De nombreux auteurs ont tenté de renforcer les prothèses
en résine par divers moyens : ainsi, CAROLL et COULAUD ont
montré que les renforts métalliques posent un problème
d'adhésion avec les résines.
Quant à KELLY, il constate une diminution de la résistance
à la fatigue pour les composites PMMA-fibre de Nylon.
LADIZESKY et CLARK ont obtenu de bons résultats avec les
bases prothétiques renforcées par la fibre de polyéthylène.
L'objectif de ce travail est de réaliser dans les conditions
du laboratoire de prothèse dentaire, des éprouvettes
fraîches ou vieillies artificiellement, renforcées
ou non par des fibres de carbone, et de tester leur résistance
aux phénomènes de fatigue dans des conditions expérimentales
reproductibles.
Nous garderons toujours à l'esprit l'optique finale de ce
travail qui est l'utilisation de ce nouveau matériau composite,
dans la réalisation des prothèses complètes.
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