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Le Pharmacien d'Afrique Le Pharmacien d'Afrique
N° 135 Janvier-Février 2000

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Au sommaire de ce numéro

Etude sur les connaissances, attitudes et pratiques (CAP), à l’égard du problème des TDCI et l’utilisation du sel iodé en République de Guinée
S. DIALLO, M. DAFF, A. BARRY

L’hypertension : un fléau pour le 21ème siècle en Afrique Sub-Saharienne. Quelles sont les actions nécessaires?
WALINJORN FT MUNA MD, PH D FACC

Rougeole de l’enfant à l’ère de la vaccination
OBENGUI, G. MOYEN, A. MBIKA-CARDORELLE

Evaluation d’une prise en charge des sujets obèses et hypertendus par le traitement et l’éducation à Bobo-Dioulasso
P. ZABSONRE, B. SEDOGO, F. X. DYEMKOUMA, Ed. BERTRAND

 


 Etude sur les connaissances, attitudes et pratiques (CAP), à l’égard du problème des TDCI et l’utilisation du sel iodé en République de Guinée Lire l'article complet (PDF)

Dans cette étude, sont présentés les résultats de l’enquête CAP menée du 4/05/99 au 6/06/99 sur les TDCI. Elle avait pour objectif principal d’une part, de recueillir les perceptions, attitudes et comportements des populations vis-à-vis des TDCI, et de l’autre, leur avis sur l’utilisation du sel iodé comme aliment pouvant guérir et prévenir les TDCI. La méthodologie utilisée a consisté en une approche constituée d’entretien individuel.
Les entretiens individuels dirigés ont concerné essentiellement les femmes du ménage.
Comme cadre opératoire, l’étude a été réalisée dans les 4 préfectures témoins choisies lors de l’enquête nationale : Labé, Lola, Kindia, Siguiri.
Pratiquement les enquêtes ont touché 300 ménages dans chaque préfecture enquêtée. Le choix des ménages a obéi à un principe purement hasardeux.

L’analyse des résultats de l’enquête a révélé que le trouble le plus connu par les populations parmi les TDCI est le goitre. 98,16 % des femmes enquêtées perçoivent le goitre comme une maladie évolutive dont les principales conséquences sont : gonflement du cou, difficultés respiratoires, gêne à la déglutition.

Bien que perçu comme étant une maladie, les causes véritables du goitre restent cependant ignorées par la majorité des enquêtées (82,28 %). 17,72 % de l’ensemble des enquêtées, situent les causes du goitre au niveau de la carence en iode.

Malgré la campagne du Gouvernement Guinéen et ses partenaires pour la promotion de la consommation du sel iodé, le nombre de personnes connaissant et consommant le sel iodé reste encore très limité (18 %).

L’enquête a révélé que le manioc, l’aliment goitrogène par excellence, était le plus consommée dans les 4 préfectures enquêtées suivi par l’igname et le fonio. Le chou est ingéré occasionnellement dans certains ménages de Labé et de Kindia. Les résultats devraient permettre de recentrer les actions d’information, éducation et communication (IEC) en matière de promotion du sel iodé afin de renforcer les pratiques positives et de lutter contre les pratiques nocives.

Mots clés : Goitre, ménages, sel iodé.

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 L’hypertension : un fléau pour le 21ème siècle en Afrique Sub-Saharienne. Quelles sont les actions nécessaires ? Lire l'article complet (PDF)
Bien que, dans les pays en développement, les maladies cardio-vasculaires (MCV) soient considérées comme faisant partie d’une " épidémie naissanté ", des données récentes tendraient à les considérer d’ores et déjà comme la cause principale de décès.
Parmi les MCV, l’hypertension représente de loin l’affection la plus courante et elle est actuellement jugée comme étant un grave problème de santé publique à l’échelle mondiale.
Depuis les rapports précoces d’auteurs tels que DONNISON en 1929 indiquant une faible incidence de l’hypertension dans les régions rurales d’Afrique, des études récentes ont indiqué que l’hypertension constituait de plus en plus un sérieux problème de santé publique, à la fois en Afrique rurale et urbaine.
En effet, la prévalence de l’hypertension varie entre 5 et 20 % dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne (ASS).
Des études comparatives ont également confirmé le fait que les taux s’élèvent rapidement quand on passe d’une population rurale à une population urbaine au sein d’un même pays ou population ethnique.
De même, de nombreux éléments viennent à l’appui de l’observation selon laquelle les taux d’hypertension s’élèvent graduellement à mesure que l’on passe des classes socio-économiques telles que les pauvres des zones urbaines, à la population active et à l’élite.
Dans une étude collaborative croisée régionale récente, il a été démontré que les taux d’hypertension augmentaient de 16 % chez les Noirs d’Afrique occidentale, de 26 % parmi les populations noires caribéennes et de 33 % dans un groupe de population noire des Etats-Unis.
Partant de l’hypothèse que ces populations partagent des ancêtres communs, " l’occidentalisation et l’adoption accrue d’un mode de vie à l’occidentale " pourraient être (soit partiellement soit totalement) tenues pour responsables de l’augmentation des taux d’hypertension.
Il a été démontré que les facteurs environnementaux souvent liés à des indices de prospérité socio-économique (obésité, alimentation riche en sodium et en potassium, sédentarité, etc.) étaient hautement corrélés aux taux de morbidité dans de nombreux groupes de populations de par le monde . L’hypertension peut être considérée comme un facteur de risque majeur de maladie spécifiquement cardio-vasculaire ou autres.
A l’échelle mondiale, l’hypertension constitue un facteur de risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral (AVC), lesquels réunis constituent plus des deux tiers du fardeau que représentent les maladies cardio-vasculaires dans le monde. Des données de plus en plus nombreuses indiquent que l’hypertension est un facteur de risque majeur d’insuffisance cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et d’insuffisance rénale dans l’ASS.

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 Rougeole de l’enfant à l’ère de la vaccination Lire l'article complet (PDF)

La rougeole occupe toujours une place importante en pathologie infectieuse. Nous avons fait à partir d’une étude rétrospective le point de la virose. Ainsi entre 1991 et 1992 soit en 2 ans, 647 cas de rougeole ont été hospitalisés, intéressant 343 garçons et 304 filles (différence non significative) âgés en moyenne de 2 ans et 6 mois, extrêmes 3 mois et 15 ans.

Il s’est agi de 367 enfants vaccinés (ROUVAX) et de 280 non vaccinés. 184 enfants avaient un âge inférieur à l’âge vaccinal (9 mois). La rougeole était régulière chez 272 enfants (42,1 %) et compliquée chez 375 autres (57,9 %). Les complications sont dominées par les broncho-pneumopathies, 250 cas (66,6 %), laryngite tardive 73 cas (19,4 %).

Nous avons noté 37 décès et l’évolution a été favorable chez 610 enfants. L’importance de cette pathologie nécessite que soient renforcées les mesures préventives.

Mots clés : Rougeole - Enfants - Complications - Vaccination.

Infants measles in vaccination era

Measles has always been important infection pathology. We her by submit the information about the disease based on retrospective study. During 2 years period, that is 1991 to 1992, 647 cases of measles had been admitted; 343 boys and 304 girls (non-significant difference). The average age was 2 years 6 months with extremes 6 months and 15 years.

367 children were vaccinated (ROUVAX*) while 280 were not. 184 infants were under vaccination age (9 months), 272 children (42,1%) had regular measles while 375 (57,9%) others had severe types. Mainly broncho-pneumopathies 250 cases (66,6%), late laryngitis, 73 cases (19,4%) was upper.
We recorder 37 death. The medical course was favourable for 610 children.
The consequences of this pathology make it necessary to have reinforced preventive steps.

Key words : Measles - Infants - Complications – Vaccination

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 Evaluation d’une prise en charge des sujets obèses et hypertendus par le traitement et l’éducation à Bobo-Dioulasso Lire l'article complet (PDF)

Les auteurs ont procédé à l’évaluation d’un programme d’éducation par une enquête avant-après sur une cohorte de 126 sujets obèses (index de masse corporelle _ 27 kg/m2) dont 106 hypertendus.
On dénombrait : 97 versus 72 sujets désireux de maigrir (P<0,001), 46 versus 11 % de bonne compliance thérapeutique des sujets hypertendus (p<0,001) et 57 versus 37 % de bon contrôle tensionnel de tous les sujets obèses (p<0,001). Les principales raisons de la mauvaise compliance ont été les ressources financières limitées (61 %) et les effets indésirables du traitement (46 %). L’âge avancé a été positivement corrélé avec la bonne compliance thérapeutique mais négativement avec la perte de poids. Le phénomène inverse s’est produit avec le nombre élevé des visites. Enfin, le niveau élevé d’instruction a été positivement corrélé avec le bon contrôle tensionnel.

Mot-clés : Education sanitaire, obésité, changement de comportement, Afrique.

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