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La politique de planification est appliquée en Centrafrique
depuis 1982. Les données de lEnquête Démographique
et de Santé/Centrafrique (EDS/RCA) de 1995 ont révélé
que le taux dutilisation de la contraception moderne est de
3 %, ce qui nest pas à la hauteur des efforts déployés.
Cette faible proportion nous a conduit à effectuer, du 15
juillet 1996 au 30 septembre 1997, à Bangui* et à
Bouar**, une enquête prospective auprès des hommes
et des femmes qui ont encore une activité sexuelle.
Les objectifs de cette étude étaient dévaluer
la pratique de la contraception et les facteurs freinant son expansion.
Pour cela, nous avons utilisé des questionnaires pré-établis.
Lanalyse des données recueillies a donné les
résultats suivants : 437 personnes de 15 à 45 ans
ont pris part à lenquête, dont 101 hommes et
336 femmes.
La contraception était utilisée par 179 personnes,
soit 41,0 %.
La méthode la plus utilisée était le préservatif
(35,8 %), suivi de labstinence (28,5 %).
La satisfaction était exprimée par 84,9 % des utilisateurs
de la contraception. Parmi les personnes déçues de
la contraception, la survenue de la grossesse en était la
première raison. Parmi les raisons freinant lexpansion
de la contraception, le refus du mari est exprimé par 23,3
% des personnes enquêtées, suivi de la position intransigeante
de la religion (9,6 %), lanalphabétisme, la désinformation,
le mauvais accueil ont joué un rôle assez important.
Des actions concertées devront être menées par
les services déducation pour la santé, les prestataires
des services de planification familiale, le pouvoir religieux et
la population pour augmenter le taux dutilisation de la contraception.
Mots clés : Contraception, facteurs de blocage, stratégies
dexpansion, Centrafrique.
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