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Le Pharmacien d'Afrique Le Pharmacien d'Afrique
N° 157 Juin-Juillet 2002

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Au sommaire de ce numéro
Stratégies pour la recherche d'anticorps anti-VIH et alternatives pour la réduction du risque de transmission du VIH par transfusion sanguine.
K. KABA, M. VAN ESBROECK, M. LAGA
Les vitamines liposolubles A, D3, E chez l'africain diabétique.
K. ABI, G. GUEDE, D. SESS, M. N'KO
Traitement décentralisé des tuberculeux dans le district de Bamako.
D. KAYANTAO, B. KEITA, S. SANGARE

 


Stratégies pour la recherche d'anticorps anti-VIH et alternatives pour la réduction du risque de transmission du VIH par transfusion sanguine

Le pharmacien d'Afrique n° 157 - Juin/Juillet 2002 - pages 3-7

Le risque de transmission du VIH à partir d'une unité de sang contaminée est estimé à 95 à 100 % et 5 à 10 % des infections à VIH sont d'origine transfusionnelle en Afrique. Une revue de la littérature a montré que pour le dépistage du sang avant les transfusions, à côté de l'ELISA sont apparus des tests simples/rapides performants dont le coût oscille entre 2 et 6 dollars US, prix inabordable pour la plupart des pays africains. Un choix stratégique de dépistage pour les banques de sang s'impose dans certaines situations où, on peut économiser 87 % des coûts en combinant deux tests de dépistage différents en remplacement de l'algorithme utilisant le Western Blot. Le dépistage du sang avant les transfusions est une stratégie insuffisanté en Afrique. En Ouganda en 1993, le dépistage n'a pu éviter 1863 nouveaux cas d'infection VIH sur 20156 patients transfusés. De 1997 au premier semestre 1998, l'analyse des résultats du dépistage du VIH sur les donneurs de sang au CNTS de Guinée-Conakry, montre une séro-prévalence globale de 1,8 % et une même répartition des donneurs séropositifs par âge, sexe et selon le type de don (familial ou bénévole). L'adoption et l'application d'une politique transfusionnelle définissant l'organisation du système transfusionnel, l'application des règles de bonne de transfusion, contribueront à réduire le risque de transmission du VIH par les trans-fusions sanguines en Afrique.

Mots clés : Transfusion sanguine, tests de dépistage, VIH, donneurs de sang.

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 Les vitamines liposolubles A, D3, E chez l'africain diabétique

Le pharmacien d'Afrique n° 157 - Juin/Juillet 2002 - pages 9-11

Dans ce travail, nous avons dosé les vitamines A, D3 et E puis les lipides totaux, le calcium et le phosphore dans le sérum et les urines de 24 heures de 94 femmes âgées de 18 à 40 ans dont 55 sujets diabétiques et 39 témoins non diabétiques. Les résultats indiquent que : Le taux sérique de la vitamine A est strictement plus faible chez les diabétiques (0,18 ± 0,1 mg/l) contre (0,42 ± 0,3 mg/l) pour les témoins tandis que celui de la vitamine D3 est strictement plus élevé chez les diabétiques (11,6 ± 6,7 mg/l) contre (5,72 ± 5,6 mg/l) pour les témoins tout comme la vitamine E dont le taux sérique est relativement plus élevé chez les diabétiques (15,2 ± 8,6 mg/l) contre (12,5 ± 5,6 mg/l) pour les témoins. Les lipides totaux sont sensiblement plus élevés chez les diabétiques (5,1 ± 1,42 g) contre (4,5 ± 0,97g/l) pour les témoins. Chez les diabétiques, les calcémies et les phosphorémies sont comparables aux normes. Cependant les calciuries et les phosphaturies de 24h sont faibles.

Les études statistiques chez les malades montrent que les glycémies sont inversement corrélées aux taux sériques de la vitamine A. Pendant que les taux sériques de la vitamine E sont positivement corrélés aux lipides totaux. L'ensemble de ces résultats suggèrent que les taux sériques de la vitamine A dépendent de l'insulinémie qui induirait la synthèse du Retinol Binding protein (RBP). Par ailleurs l'augmentation de la vitamine D3 est une conséquence des troubles du métabolisme phosphocalcique et serait un facteur régulateur de l'équilibre phosphocalcique au niveau sérique. Cette hypervitaminose D3 entraînerait la réduction de la calciurie et la phosphaturie.

Ces résultats indiquent également que la Vitamine E circule liée aux lipoprotéines dont les taux sériques sont dépendants de l'insulinémie Ces observations supposent qu'une femme diabétique pré gravide doit être strictement équilibrée avant le désir d'une grossesse au risque d'exposer son fœtus aux déséquilibres nutritionnels.

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 Traitement décentralisé des tuberculeux dans le district de Bamako

Le pharmacien d'Afrique n° 157 - Juin/Juillet 2002 - pages 13-17

Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur les premiers résultats du traitement décentralisé des tuberculeux dans le district de Bamako. Celui-ci est divisé en 6 communes pourvues chacune d'un service socio-sanitaire. Cependant la prise en charge des tuberculeux dans le district de Bamako n'est effectuée que dans le service de pneumo-phtisiologie de l'hôpital du Point G et le dispensaire anti-tuberculeux (DAT) tous deux situés dans la même commune. Ce travail a pour but de faire une première évaluation de la décentralisation dans le district de Bamako. Un centre de soins a été ouvert dans chaque commune. Pour assurer une meilleure prise en charge des malades, 13 médecins et 27 infirmiers ont été formés. Une fois par semaine les malades reçoivent gratuitement les médicaments dans les centres. Deux régimes thérapeutiques ont été utilisés : 2RHZS / 6 TH ; 2RHZES / 1 RHZE / 5R3H3E3 La décentralisation a permis de réduire de 19 % le taux des perdus de vue (passant de 39 à 20 %) et d'augmenter le taux de guéris de 28 % (passant de 49 à 67 %) au bout de trois ans. Les résultats ainsi obtenus pouvaient être largement améliorés si la relance des perdus de vue était assurée.

Mots clés : décentralisation, traitement anti-tuberculeux, district de Bamako

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