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Le Pharmacien d'Afrique Le Pharmacien d'Afrique
N° 160 Novembre 2002

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Critères de prescription des antibiotiques en Afrique
P. DELLAMONICA, E. BISSAGNENE, M. DOSSO
Etude de l'activité des antibiotiques sur les germes isolés au service de bactériologie du laboratoire Universitaire de Butaré de 1991 à 2000
J.B. NKURIKIYINFURA, C. BAYAINGANA
Kétoprofène versus buprenorphine dans l'analgésie post-opératoire en chirurgie abdominale. Essai comparatif en double aveugle sur 182 patients.
B. DIARRA, F. EHUA SOMIAN, A. COULIBALY, KG SORO, J. KOUASSI, A. SOUAGA KOUASSI, A. PAULINE, J.B. KANGA MIESSAN

 


Critères de prescription des antibiotiques en Afrique

Le pharmacien d'Afrique n° 160 - Novembre 2002 - pages 3-6

L'évolution de la résistance bactérienne a été corrélée à la consommation des antibiotiques en France et en Espagne. Pour l'instant, l'impact de la résistance est cliniquement limité aux méningites dans les pays développés, mais il n'est pas exclu qu'il s'étende. Les pays d'Afrique, pour des raisons historiques et culturelles, s'inspirent beaucoup de l'exemple français, or dans ce domaine, il est surtout indicatif de ce qu'il faudrait éviter de faire. Une démarche doit être entreprise pour améliorer et rationaliser la prescription des antibiotiques et insister sur l'importance du respect de posologies suffisantés et de la durée du traitement. Le respect de ces recommandations évitera le recours prématuré et systématique aux molécules les plus récentes, dont le coût est bien supérieur.

Mots clés : Antibiotique, prescription, pays en développement, référentiel, formation

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 Etude de l'activité des antibiotiques sur les germes isolés au service de bactériologie du laboratoire universitaire de Butaré de 1991 à 2000. A propos de 8047 souches

Le pharmacien d'Afrique n° 160 - Novembre 2002 - pages 7-13

Au cours de l'année 2001, une étude a été réalisée au Laboratoire Universitaire de Butaré (Rwanda) sur l'étude de l'activité des antibiotiques sur les germes isolés au service de bactériologie de 1991 à 2000. La sensibilité des souches a été testée par la méthode des disques. Ainsi les résultats suivants ont été obtenus : les aminosides et la ciprofloxacine agissent d'une façon satisfaisanté sur tous les germes étudiés. Par contre l'ampicilline et l'amoxicilline ont montré une activité médiocre sur presque tous les germes. La nitrofurantoïne a montré une bonne activité sur tous les germes à l'exception des proteus, Acinetobacter et Pseudomonas. L'acide nalidixique a montré une très bonne activité sur tous les germes étudiés à l'exception des Pseudomonas. Les autres antibiotiques ont montré une bonne activité sur certains germes et une activité moyenne ou médiocre pour d'autres.

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 Kétoprofène versus buprenorphine dans l'analgésie post-opératoire en chirurgie abdominale. Essai comparatif en double aveugle sur 182 patients

Le pharmacien d'Afrique n° 160 - Novembre 2002 - pages 14 - 21

Objectif : apprécier l'efficacité et la tolérance du kétoprofène utilisé seul dans le traitement des douleurs postopératoires sévères en chirurgie abdominale, en le comparant à un morphinique de référence : la buprénorphine.

Type d'étude : essai comparatif randomisé, en double aveugle.

Patients et méthodes : randomisation des patients en deux groupes. Premier groupe : au réveil anesthésique, injection intraveineuse directe (IVD) de 100 mg de kétoprofène dilué dans 10 ml de sérum physiologique et injection sous-cutanée (SC) de 1 ml de placebo (sérum physiologique). Deuxième groupe : administration SC de 0,3 mg de buprénorphine (1 ml) et injection IVD de 10 ml de placebo. Ré injection à la demande du patient ou scores douloureux > 30 mm. Evaluation de l'efficacité des produits sur l'évolution des scores douloureux mesurés sur l'échelle visuelle analogique (EVA) dans les 48 premières heures (0 min, 15 min, 30 min, 1 heure, 2 heures, puis toutes les 2 heures jusqu'à la 12ème heure ; puis toutes les 6 heures jusqu'à la 48ème). Evaluation de la tolérance sur l'apparition ou non d'effets secondaires. Analyse statistiques par les tests de Khi carré, Fischer, Student, Mann et Whitney.

Résultats : la répartition des patients dans les deux bras de l'essai était homogène. Les deux produits avaient une efficacité globalement comparable : délai d'action court, inférieur à 15 min ; scores douloureux inférieurs à 10 mm dès la 4ème heure et nuls à partir de la 36ème heure. La réduction de l'intensité douloureuse était un peu plus rapide avec la buprénorphine mais de façon non significative. Le délai moyen de ré-injection était significativement plus long (p = 0,006) avec la buprénorphine (12,2 H ± 6,1) qu'avec le kétoprofène (7,3 H ± 5,5). Le kétoprofène s'est montré moins efficace sur les douleurs légères à modérées que sur les douleurs sévères (p = 0,04). La somnolence était significativement plus fréquente (p < 0,001) avec la buprénorphine (70,1 %) qu'avec le kétoprofène (38,8 %), alors que les brûlures au point d'injection étaient exclusivement observées après injection de kétoprofène (27 %).

Conclusion : le kétoprofène peut être administré comme alternative aux morphiniques dans le traitement des douleurs postopératoires sévères en chirurgie abdominale car aussi efficace avec moins de somnolence.

Mots clés : Analgésie post-opératoire, kétoprofène, buprénorphine.

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