Au cours des mois juin, juillet, août
et septembre, un programme d'information et de sensibilisation aux problèmes
de dysfonctionnement érectile nommé «Troubles érectiles,
Parlons-en» sera menée à travers tout le pays. Initié
par les laboratoires Bayer Healthcare Pharma en partenariat avec un comité
scientifique pluridisciplinaire, ce programme vise à améliorer
la communication chez les hommes souffrant de ce problème, leurs
partenaires et leurs médecins.
Des outils de communication ont été réalisés
pour promouvoir un changement comportemental positif au long terme, tels
que des posters, un guide, … Plus de 1000 médecins et 1000
pharmacies prendront part à ce programme. Au terme de cette phase,
un rapport marocain sera établi et comportera des données
statistiques et recommandations d'actions propres au contexte marocain.
L'objectif est de trouver les solutions pour amener le patient à
s'ouvrir à son médecin pour parler de son problème
de dysfonctionnement érectile et cela sans honte. Au Maroc, une grande
majorité des patients n'osent pas en parler ou hésitent à
demander de l'aide pour régler ce problème qui altère
la qualité de vie et l'estime de soi.
En effet, pour le Marocain, il n'est pas toujours facile d'admettre qu'il
souffre d'un trouble sexuel qu'il soit du désir, de l'érection
ou d'un autre problème. Pourtant, le dysfonctionnement érectile
(terme préféré à celui d'impuissance) qui constitue
la principale altération de la santé sexuelle est un problème
très fréquent. Il toucherait un homme sur quatre après
40 ans. Il s'agit de l'incapacité d'obtenir ou de maintenir une érection
suffisamment rigide et durable pour permettre un rapport sexuel satisfaisant.
Tous le monde peut avoir, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie, une panne
sexuelle.
Les causes des troubles de l'érection sont multiples : fatigue, stress,
diabète, hypertension….. Le dysfonctionnement érectile
permanent est plus compliqué ; souvent d'origine organique ou psychique,
il peut survenir à tout âge bien qu'il soit plus fréquent
après 40 ans. En effet, entre 40 ans et 70 ans, 40 à 50% d'hommes
souffrent de ce trouble. Les répercussions qui en résultent
sont certes liées à la perte de plaisir sexuel, mais également
à des sentiments de dévalorisation et de honte.
L'homme, en général, préfère se refermer sur
lui-même, évitant toutes formes de communication. Cette attitude
peut briser l'harmonie du couple et le conduire à recourir ou traitements
populaire, tels que les «Fkih» et voyants pour contrer le mauvais
sort ou la pharmacopée traditionnelle (Ras El Hanout, Maajoun, Lamsakhin…)
pour lutter contre le refroidissement. Pour éviter d'en arriver là,
des solutions existent mais le premier pas à franchir consiste à
en parler à un spécialiste.
Il suffit bien souvent d'en parler pour faire tomber les préjugés.
Les troubles sexuels sont aujourd'hui corrigibles quelle que soit leur origine
grâce aux nombreux traitements efficaces qui ont été
mis au point ces dernières années. Parmi ces produits, le
vardénafil, un traitement qui a prouvé son efficacité.
Selon les spécialistes, «Il permet d'atteindre un important
taux de réussite dans le traitement des troubles de la fonction érectile
et ce, durablement. Ses effets augmentent avec la succession des prises
et, avec le temps, la molécule devient de plus en plus performante.
La molécule agit au bout de 10 minutes seulement, au maximum trente.
Une étude «M.A.L.E.S» réalisée sur un échantillon
représentatif de la population masculine adulte entre 20 et 75 ans
(27 838 personnes dans 8 pays ) a révélé que la rapidité
d'action, représente une caractéristique essentielle du traitement
des troubles de dysfonctionnement érectile, bien plus importante
que la durée d'action.
Souad Ghazi
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l'article original : http://www.lematin.ma/mailing/article.asp?an=&id=soc&ida=49036