Dieu guérisseur_Statue originaire du bas-congo

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Santé Tropicale

Bientôt une ligue contre le cancer : La ligue algérienne contre le cancer sera créée incessamment - El Watan - Algérie - 28/06/2005
L’idée est d’ores et déjà lancée par un groupe de philanthropes, parmi lesquels figurent Yazid Challal, politologue et éditeur, le professeur Kamel Bouzid, chef de service du Centre Pierre et Marie Curie (CPMC), le docteur Aîni Cheriet, chef de service du Centre de transfusion sanguine du CHU de Tizi Ouzou, et le vieux routier de la chanson kabyle Lounis Aït Menguellet.
Selon le professeur Bouzid, l’assemblée générale constitutive se tiendra vers fin juillet prochain. Une fois installée, la ligue fera appel à la générosité du public pour accomplir ses futures missions statutaires. « La ligue aura pour mission de prévenir, d’accompagner et de soulager les personnes touchées de près ou de loin par cette maladie », a souligné M. Challal. Toutefois, la structure, de l’avis de ses initiateurs, ne se contentera pas uniquement d’une simple assistance matérielle, sociale et psychologique des patients et de leur famille, mais elle encouragera aussi la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre le cancer. Elle lancera également un appel pour la mise en place d’un plan national de lutte contre ce drame qui touche actuellement environ 250 000 personnes en Algérie. Cela nécessitera, bien entendu, des engagements importants tant humains que financiers. Sollicité pour parrainer cette initiative, le chanteur Aït Menguellet n’a pas rechigné. Connu pour ses actions humanitaires et ses œuvres de bienfaisance, le chanteur s’est engagé à être l’un des précurseurs de la lutte contre le cancer. Il faut dire que la lutte contre cette maladie ne devra pas être le fait des seuls professionnels de la santé, mais de tous les citoyens. A. Benchabane
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/2005-06-28/2005-06-28-22157

Médicament générique : Rencontre-débat à Tabarka - El Watan - Algérie - 26/06/2005
La problématique du médicament générique en Algérie a été le thème majeur de la première édition de Pharmadays, organisée par le groupe Zedpharm, du 22 au 24 juin, dans le somptueux cadre de l’hôtel Dar Ismaïl, à Tabarka, en Tunisie.
La rencontre est considérée par les spécialistes et les acteurs concernés par le domaine du médicament comme une première et unique en son genre en Algérie puisqu’elle a eu le mérite de réunir un nombre important de pharmaciens d’officine et des médecins venus de tous les coins du pays ainsi que les représentants des laboratoires pharmaceutiques nationaux et étrangers producteurs de médicaments génériques pour débattre d’un thème d’actualité aux ramifications diverses et compliquées. « On a toujours oublié le rôle du pharmacien qui ne devra pas être marqué par le souci commercial, mais aura à accomplir une mission de conseil pour le malade dans la prise du médicament et l’efficacité du traitement », insistera le docteur Zertal Hassouna, président-directeur général du groupe Zedpharm, dans son allocution d’ouverture. « Notre groupe a pris en peine une question nationale et capitale pour soulager nos importations devenues de plus en plus onéreuses. Pour un pays en voie de développement comme le nôtre, il faudra compter désormais sur nos propres moyens en investissant pour un produit générique peu coûteux, fiable, efficace et performant avec en sus le même principe actif que celui de la molécule mère », poursuit-il. C’est d’ailleurs le thème qu’a tenu à développer avec plus de détails le docteur Belmahi, président du conseil régional de l’Ordre des pharmaciens, dans son intervention intitulée « Générique et bioéquivalence », dans laquelle il mettra en évidence la problématique assez compliquée de la production du médicament générique qui souffre, il faut le dire, d’un manque flagrant d’information bien que le produit en question présente les mêmes propriétés thérapeutiques avec un rapport qualité/prix appréciable. « La question d’être bien soigné par les médicaments génériques a souvent taraudé l’esprit des malades, bien que ce produit ne soit ni une contrefaçon, ni un para-médicament, ni une copie illégale. Sa commercialisation dépend cependant du prescripteur », dira le docteur Belmahi, qui n’a pas manqué de rappeler l’existence du cadre juridique régissant la fabrication des produits génériques à travers l’article 169 de la loi 85-05 du 16 février 1985, plus connue sous la loi de la santé. Si, en outre, la loi autorise le pharmacien à recourir à l’équivalence thérapeutique à travers les articles 144 et 145 du décret exécutif 92-276, la procédure de substitution ne pourra être envisageable qu’en cas d’existence du générique avec, en sus, l’information du médecin et l’accord du patient. La différence de prix entre une molécule mère et un produit générique ayant les mêmes propriétés thérapeutiques s’explique surtout par l’absence du coût de la recherche pour le second. Ce coût se trouve amorti après une exploitation exclusive de la molécule mère durant une vingtaine d’années. La différence peut atteindre le taux de 30%. Pour certains produits commercialisés en Algérie, cette différence de prix peut varier entre 18,92% pour des antibiotiques et 68,5% pour un médicament conseillé pour traiter la haute tension artérielle. Une étude faite en 2004 a conclu que l’usage des médicaments génériques en Algérie peut réduire la facture d’importation des médicaments de 100 millions de dollars. Pareille économie pourra être réinjectée dans la recherche et l’investissement dans le secteur du médicament. Il faudra tout de même rappeler qu’en dépit de son coût accessible pour les malades, le médicament générique coûtera cependant cher s’il demeure non utilisé. Alors que dans des pays comme les Etats-Unis et la France, le recours aux génériques a atteint respectivement 45% et 38%, son rôle demeure jusqu’à présent occulté en Algérie. De son côté, le professeur Benabbas, responsable de l’unité diabétologie du service de médecine interne du CHU de Constantine, estime, pour sa part, que si le choix du générique améliore l’accès aux soins pour tous les malades, un travail reste à développer en direction des médecins pour une harmonisation des données pharmaceutiques. La décision de prescrire le médicament générique reste tributaire d’une campagne de médiatisation à large échelle. La création d’un réseau d’information et la diffusion judicieuse d’un annuaire des génériques demeurent un moyen efficace pour développer la relation médecin-pharmacien. Dans ce sens, la rencontre réussie pour laquelle le groupe Zedpharm a mobilisé tous les moyens nécessaires aura permis en premier lieu de réunir les laboratoires producteurs de génériques et les pharmaciens d’officines en leur offrant un espace de rencontre et d’échange tout en œuvrant à la promotion de l’image du générique auprès des parties concernées en mettant en avant la rigueur, le sérieux et le professionnalisme des laboratoires du point de vue qualité et efficacité thérapeutique. Arslan S.
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/2005-06-26/2005-06-26-22002

Cancer du colon : Nouveau protocole chimiothérapique - El Watan - Algérie - 26/06/2005
La prise en charge thérapeutique des cancers connaît encore d’énormes difficultés. L’accès aux médicaments demeure le point crucial posé par les malades et plusieurs médecins spécialistes. « Les médicaments existent, mais ils ne sont pas à la portée de tous les malades », nous dit un médecin spécialiste au CPMC.
Ce sont généralement des produits hospitaliers mais qui font défaut dans ces structures de prise en charge. Ils sont, par contre, disponibles au niveau du comptoir d’urgence à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) mais à un prix fort. Ces médicaments ne sont pas remboursés. « Il n’y a que les gens riches qui peuvent avoir ce type de produits dans l’espoir de vivre plus longtemps », se plaint un malade. Alors que l’enregistrement de ces produits considérés « excessivement chers » est renvoyé aux calendes grecques, le nombre de cas de cancers, toutes formes confondues, est en progression en Algérie. L’enquête nationale sur le cancer en Algérie estime entre 30 000 et 35 000 nouveaux cas par an. Les résultats préliminaires ont montré que les wilayas d’Alger et de Blida comptabilisent 10 915 cas et 7915 nouveaux cas pour l’année 2002. Les dernières données de l’année 2003 analysées par le registre des tumeurs d’Alger traitant uniquement de la wilaya d’Alger montrent que 3399 cas de cancers dont 138 carcinomes baso-cellulaires ont été enregistrés. La recherche fait, par ailleurs, son chemin pour de nouvelles formes de traitement thérapeutique pour assurer une meilleure chance de survie pour les malades. Un nouveau traitement, « efficace et plus pratique » vient d’être mis au point pour les malades souffrant du cancer du côlon. Après l’approbation de l’Union européenne pour l’utilisation du médicament Capécitabine, un anticancéreux novateur, pris par voie orale, dans le traitement adjuvant post-chirurgical du cancer du côlon, la Food and Drug Administration(FDA) vient d’homologuer ce médicament. « Pour la première fois, les patients souffrant du cancer du côlon auront à leur disposition une option thérapeutique unique en son genre, sous la forme d’un médicament oral efficace, bien toléré et pouvant être pris à domicile », signalent les responsables du laboratoire Roche et d’ajouter : « Cette décision de la FDA va désormais permettre au- patients dont la tumeur primaire a été entièrement réséquée de bénéficier d’une chimiothérapie par voie orale, lorsque la préférence est donnée à une monothérapie par une fluoropyrimidine. » Les deux organisations européenne - Agence européenne pour l’évaluation des médicaments (EMEA) - et américaine ont approuvé l’utilisation de ce produit en se basant sur les données de l’étude X-ACT qui a démontré avec succès que « le Capécitabine est au moins aussi efficace que le 5-fluorouracil/ leucovorin (5-FUL/LV) en termes de survie sans maladie et de survie globale. Il réduit de manière significative le risque de rechute de 14% », explique-t-on. Les données de l’étude ont montré que le patient traité avec ce produit n’aura besoin en moyenne que de huit visites à l’hôpital contre 30 visites s’il est traité avec 5-FUL/LV intraveineux. « Cela a comme conséquence la réalisation d’économie de ressources médicales ainsi qu’une diminution des dépenses pour la gestion des effets secondaires. L’étude a montré aussi que ce médicament offre des avantages importants pour les patients et les professionnels de santé », ont-ils ajouté. Indiqué en premier lieu dans le traitement du cancer colorectal métastasique, le Capécitabine en association avec un autre protocole chimiothérapique est utilisé dans le traitement du cancer du sein localement avancé ou métastasique, après l’échec d’une chimiothérapie cytotoxique. Il est à signaler qu’en Algérie, le cancer du colorectum représente 12% de l’ensemble des cancers de l’homme, il se situe par sa fréquence au deuxième rang de tous les cancers (masculin et féminin). Le nombre est en nette augmentation ces dernières années et devance ainsi le cancer du col utérin avec une fréquence de 9,4% des cancers féminins. Le cancer du sein représente 29,7% de l’ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme. Globalement, le cancer du sein occupe la première place avec une incidence standardisée autour de 25 cas pour 100 000 habitants, et avec un accroissement des incidences précoces à partir de l’âge de 25 ans. Il représente 22% des cancers féminins. 50% des patientes ont moins de 50 ans et sont en majorité diagnostiquées à un stade tardif, selon le même rapport. Kourta Djamila
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/2005-06-26/2005-06-26-21954

Traitement contre le diabète : Une nouvelle découverte à l’étude - El Watan - Algérie - 25/06/2005
Une équipe de biologistes et médecins français, belges et allemands vient de mettre au point un nouveau traitement expérimental « prometteur » pour les insulino-dépendants (diabète de type 1).
Cette nouvelle découverte, coordonnée par le docteur Lucienne Chatenoud, responsable d’une unité de recherche sur le diabète à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), « est un formidable espoir pour les diabétiques », a déclaré l’équipe de chercheurs qui ont annoncé, dans le New England of Medecine du 23 juin, être parvenus, pour la première fois au monde, à obtenir des rémissions à long terme de cette maladie. Ces résultats ont été réalisés, ajoutent les chercheurs, après seulement six jours de traitement par injections d’anticorps spécifiques. Cet essai d’immunothérapie concernait 80 diabétiques, âgés de 12 à 39 ans, dépendant depuis peu d’un traitement à l’insuline. Après tirage au sort, la moitié d’entre eux a reçu pendant six jours une injection quotidienne d’un anticorps monoclonal anti-CD3, produit en Grande-Bretagne, et l’autre recevait un placebo. L’idée, ont expliqué les chercheurs, est de neutraliser un élément activateur (le CD3) des globules blancs (des lymphocytes T) qui s’attaquent aux cellules productrices d’insuline du pancréas (glande digestive) et les détruisent progressivement. « Chez 75% des patients traités précocement, les besoins en insuline sont nettement réduits, même après 18 mois de suivi. L’effet du traitement expérimental s’est ainsi traduit chez la plupart des patients par une réduction considérable de la dose nécessaire d’insuline injectable, en dessous du seuil généralement considéré comme une insulino-indépendance, à partir duquel on pourrait arrêter tout traitement », a indiqué le professeur Chatenoud. L’équipe de chercheurs a indiqué : « Tout laisse à penser que ce maintien de la production de l’insuline endogène (naturelle), s’il se prolonge au-delà des 18 mois actuellement étudiés, diminuera ou préviendra les complications dégénératives de la maladie qui en font encore toute la gravité (rétinopathie, insuffisance rénale, accidents vasculaires). » Selon ces chercheurs, ce modèle thérapeutique pourrait, par ailleurs, être appliqué pour d’autres maladies immunitaires comme la sclérose en plaques, le psoriasis ou les maladies inflammatoires de l’intestin. « Ces résultats ouvrent des perspectives tout à fait nouvelles sur l’immunothérapie du diabète insulino-dépendant. Ils montrent que l’on peut arrêter la progression de la maladie prise à son début. Ce qui pourrait permettre aux diabétiques de vivre avec leur propre insuline au lieu de dépendre d’injections », ont-ils ajouté. Le diabète de type 1 ou insulino-dépendant est une maladie auto-immune, c’est-à-dire que l’organisme s’attaque à certains de ses propres constituants, à savoir aux cellules fabriquant l’insuline. Sans insuline, les tissus du corps ne peuvent assimiler correctement le sucre (source d’énergie). Et ce dernier se retrouve en quantité excessive dans le sang. Kourta Djamila
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/2005-06-25/2005-06-25-21923

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Diabète : «Partons du bon pied» - La presse - Tunisie - 25/06/2005
• Les amputations peuvent être évitées grâce à un bon contrôle du diabète, à des soins de qualité et à l’éducation des personnes atteintes et des professionnels de la santé. C’est l’un des principaux messages de la Journée mondiale du diabète de l’année 2005. Cette année marque un tournant dans la stratégie de la Fédération internationale du diabète. Plutôt que de concentrer tous les efforts autour du 14 novembre, de nombreuses campagnes thématiques ont été planifiées tout au long de l’année dans le but de sensibiliser le public au diabète et, en particulier cette année, au pied diabétique, thème retenu pour la prochaine journée.
• En Tunisie, un programme national de prise en charge des diabétiques a été mis en place par le ministère de la Santé. Il vise à apporter aux professionnels de la santé une meilleure connaissance du diabète dans le but d’en améliorer la prise en charge et d’en atténuer les complications. Cette action a également pour objectif l’éducation des diabétiques eux-mêmes
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Plusieurs séminaires sont organisés sous l’égide de la Direction des soins de santé de base pour les médecins de première ligne, et ce, avec la participation de médecins spécialistes hospitalo-universitaires, dont le Pr Mohamed Elleuch, qui a bien voulu nous parler du pied diabétique.
La notion de «pied diabétique» est en général mal connue des patients comme des soignants. Pourtant, les complications du pied chez les diabétiques représentent un problème de santé majeur.
Les chiffres sont en effet alarmants : 25% des patients diabétiques consultent pour des problèmes de pied, qui constituent 10 à 20% des motifs de leur hospitalisation. De 0,5 à 7,4% de ces patients développeront un ulcère du pied et environ 4% seront amputés. Et encore, plus de la moitié de ces amputations auront lieu chez des patients souffrant d’un ulcère lié à un traumatisme (port de chaussures inadaptées, mycose de la peau ou des ongles…), un ulcère chronique qui s’est infecté et a entraîné une gangrène.
Les amputations chez les diabétiques constituent plus de 50% des amputations dont la cause n’est pas un traumatisme. Le risque d’amputation est, nous dit-on, 15 à 20 fois (et même 100 fois selon certains auteurs) plus élevé chez les diabétiques que chez les non-diabétiques.
Le pied diabétique, un organe à haut risque
Cette situation s’explique par l’insuffisance de la prévention et du dépistage des lésions du pied. Plus de la moitié des amputations auraient pu être évitées par un traitement précoce et adéquat. Or, seuls 10 à 20% des diabétiques bénéficient d’un examen du pied lors d’une consultation de diabétologie.
Le diabète entraîne des complications aiguës et des complications dégénératives : oculaires, rénales… et ostéo-articulaires, en particulier celle du pied. Ces complications, qui surviennent en moyenne une vingtaine d’années après la survenue du diabète, intéressent spécialement les diabètes mal équilibrés. L’évolution de ces complications est grave puisqu’elle entraîne une morbidité importante et une mortalité non négligeable.
Trois facteurs sont impliqués dans la genèse des complications du pied chez le diabétique : neurologique, vasculaire et infectieux. Mais si le risque est favorisé par la conjugaison de ces trois facteurs, il est très souvent déclenché par des traumatismes mineurs occasionnés par des chaussures inadaptées, une hygiène insuffisante, une pédicurie mal exécutée, etc.
Chez le patient diabétique, l’atteinte neurologique touche les muscles du pied, entraînant un déséquilibre entre muscles extenseurs et muscles fléchisseurs, ce qui favorise sa déformation. Ces déformations sont à l’origine de points d’hyperpression où vont se développer des durillons et ensuite des ulcères. C’est l’évolution de ces ulcères que les médecins appellent «mal perforant plantaire». Ce mal perforant plantaire peut atteindre les tendons et l’os et se compliquer d’infection. L’atteinte neurologique entraîne également une diminution, voire une perte de la sensibilité au chaud, au froid, à la douleur et une altération de la sensibilité profonde. C’est ce qui explique que le malade ne se rend pas compte qu’il s’est blessé ou brûlé le pied. Les complications neurologiques du diabète sont aussi responsables de déformations et de destruction de certains os du pied. La déformation la plus grave et la plus typique est le pied de Charcot.
Douleurs dans les jambes ou aux pieds à la marche ou à l’effort sont les signes de l’atteinte vasculaire. Celle-ci est due à des lésions au niveau de la paroi des veines et des artères, mais aussi à l’existence de dépôts de graisse. Le pied est froid, cyanosé, les ongles sont épais. A un stade avancé, apparaît une ischémie à l’origine de gangrène au niveau des orteils et de nécrose au niveau des talons. A ces deux facteurs, neurologique et vasculaire, s’ajoute l’infection. L’infection qui complique les lésions, est favorisée par l’immunodépression du diabétique. Une infection sévère s’observe dans 15 à 20% des pieds diabétiques.
L’importance de la prévention
La prévention est la principale arme contre les complications du pied du diabétique. Le dépistage doit être pratiqué systématiquement à chaque consultation de suivi et lors du bilan annuel de retentissement du diabète, et ce, chez tout patient de plus de 40 ans et/ou ayant plus de dix années d’évolution du diabète.
La prévention repose également sur l’éducation du patient. Il est important de faire prendre conscience au patient du risque majoré des traumatismes mineurs. Ces traumatismes doivent être évités, en particulier le port de chaussures mal adaptées, l’utilisation de lames ou d’objets coupants (lames de rasage, coupe-ongles, râpes…), de bouillottes ou de produits chimiques (talc, corricides, déodorants…). Le patient doit examiner ses pieds quotidiennement, avec si nécessaire l’aide d’un miroir ou d’une tierce personne, pour déceler et rapidement traiter les petites lésions (plaies, durillons, fissures…) qu’il pourrait ne pas ressentir en raison de la neuropathie.
D’autres conseils de prévention sont donnés au patient concernant le lavage quotidien des pieds et leur séchage, le port de chaussettes adaptées, le recours aux crèmes nourrissantes quand la peau est sèche, la lutte contre la formation de kératose par l’utilisation d’une pierre ponce, etc.
56% des diabétiques présentent des déformations du pied. Celles-ci sont à l’origine de troubles statiques, lesquels en modifiant les points de pression entraînent des hyperkératoses ou callosités, qui vont se transformer en ulcères. L’utilisation de semelles et de chaussures orthopédiques permet de mieux répartir les pressions et par conséquent de prévenir les ulcères. Selon certaines études, en cas de mal perforant, on observe des récidives dans seulement 25% des cas, quand le patient porte des chaussures orthopédiques, contre 80%, quand il porte des chaussures normales. Neïla RHAIM
Lire l'article original : http://www.lapresse.tn/archives/archives250605/societe/partons.html

Le test qui prédit les maladies du rein... et du cœur - El Moudjahid - Algérie - 24/06/2005
Un nouveau marqueur de la fonction rénale serait efficace pour prédire le risque de maladies néphrétiques, mais aussi cardio-vasculaires.
Il s’agit de la mesure de la Cystatine-C, qui donnerait des résultats beaucoup plus précis que les techniques habituelles. Une équipe du National Hearth, Lung and Blood Institute aux Etats-Unis, a comparé ce marqueur à celui qui est traditionnellement utilisé, la mesure de la créatinine. Plus de 4 000 sujets de plus de 60 ans ont participé à ce travail.  Près d’un sur cinq présentait un taux très élevé de Cystatine-C. Ils ont été considérés comme à haut risque cardio-vasculaire. Car en comparaison de ceux qui avaient un taux plus faible de Cystatine-C, leur risque d’accident cardiaque ou vasculaire cérébral était augmenté de 50%. Avec la créatinine, les auteurs n’ont détecté que 10% de patients à haut risque, contre 20% donc, pour la Cystatine-C.
"Ce travail confirme la relation importante chez les personnes âgées, entre fonction rénale et santé cardio-vasculaire", affirme l’auteur. "Si nos résultats sont confirmés par d’autres études, la Cystatine-C pourrait devenir un outil prédictif utile pour évaluer non seulement le risque de maladies rénales, mais aussi celui des maladies cardio-vasculaires".
Lire l'article original : http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/06/24/7448271

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Les effets secondaires des traitements anticancéreux mieux explorés - El Moudjahid - Algérie - 24/06/2005
Selon un travail américain les patients qui ont survécu à un cancer, quel qu’il soit, présenteraient deux fois plus de risque de souffrir de troubles cognitifs que les sujets indemnes de tumeurs. En cause notamment, les traitements anticancéreux...
D’après un travail mené sur 702 patients suédois, le lien entre les traitements anticancéreux et les troubles cognitifs paraît majeur. Selon le Pr Beth Meyerowitz de l’Université de Californie à Los Angeles, "les thérapies actuellement utilisées pourraient provoquer des troubles de la mémoire et du comportement".
Ou plus exactement les majorer ! C’est en tout cas l’avis de deux éminents cancérologues qui ont publié un éditorial dans le Journal of the National Cancer Institute. "De récents travaux ont démontré que ces troubles cognitifs pouvaient être présents avant le début d’une thérapie anticancéreuse. Ils seraient ainsi augmentés par les effets neurotoxiques de certains traitements". Il est donc nécessaire selon eux, "de déterminer quels sont les traitements les plus dangereux potentiellement, et de quelle manière ils affectent les fonctions intellectuelles."
Lire l'article original : http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/06/24/7468634

Un urologue marocain réussit une première mondiale : Ablation du kyste hydatique par chirurgie laparoscopique - Le Matin - Maroc - 22/06/2005
Le Pr Redouane Rabbi, chirurgien urologue au CHU Ibn Rochd présente au congrès mondial de vidéo-urologie, qui se tient actuellement à Athènes (23-25), une première mondiale. Il s'agit d'une intervention chirurgicale qui a consisté en une cholécystectomie laparoscopique (ablation d'un kyste hydatique de rein de manière mini-invasive) chez deux patients marocains qui souffraient de cette pathologie. La chirurgie laparoscopique est une technique de la médecine qui connaît un essor sans précédent ces dernières années.
De nombreuses pathologies sont en effet traitées par cette technique (ablation de la vésicule biliaire, traitement de fertilité, kyste hydatique du foie….). Elle permet d'opérer sans ouverture et d'éviter les plaies chirurgicales porteuses de risques d'infection et de surinfection. En effet, son avantage réside surtout dans l'absence de large incision, qui réduit énormément le traumatisme et le risque d'infection. Mais, elle écourte la durée d'hospitalisation et permet aux patients de retrouver rapidement leur environnement quotidien.
Les lits d'hôpitaux se libèrent plus rapidement pour laisser la place à d'autres malades. Aujourd'hui, le Pr Rabbi a réussi le pari d'utiliser cette méthode dans l'ablation du kyste hydatique du rein. Cette affection parasitaire qui touche essentiellement les populations du bassin méditerranéen (Le Maghreb est considéré comme une région d'endémie hydatique) est due au développement dans cet organe de la larve d'echinococcus granulosus. «Un ver qui vit dans les intestins du chien.
Il y pond des œufs qui sont évacués avec les selles, ingérés par un hôte intermédiaire, le plus souvent un mouton, qui s'infeste en se nourrissant d'herbe souillée. L'homme est un hôte intermédiaire accidentel, avant tout par contact avec des chiens parasités». En effet, l'homme est contaminé, soit directement par contact avec le chien, ou indirectement par l'intermédiaire d'eau ou d'aliments (légumes ou fruits crus) souillés par les déjections d'un chien parasité.
Ce ver siège dans les reins (environ 5%), dans le foie et (environ 70 %) dans les poumons et autres organes (environ 10%). Ils vont se développer petit à petit sous forme de kyste hydatique. Souad Ghazi
Lire l'article original : http://www.lematin.ma/mailing/article.asp?an=&id=soc&ida=49253

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