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Santé Tropicale

Ostéoporose : L’urgence d’une base de données - L'économiste - Maroc - 12/07/2005
· Aucun chiffre sur cette maladie n’est disponible au Maroc
· La mise en place d’une courbe nationale de référence prendra 2 à 3 ans
· Les femmes ménopausées arrivent en tête des personnes atteintes
· L’ostéoporose, maladie qui concerne la fragilité des os, est mal répertoriée au Maroc.

Pathologie longtemps silencieuse, elle est en augmentation depuis une cinquantaine d’années à travers le monde en raison du vieillissement de la population. Les femmes ménopausées sont en première ligne.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 250 millions de personnes dont 200 millions de femmes en souffrent à travers le globe. En France, 4 femmes sur 10, c’est-à-dire environ 4,5 millions sont atteintes d’ostéoporose à partir de 50 ans, dont 2,4 millions présentent un stade d’ostéoporose dite «fracturaire», explique Pr Roux, chef de service rhumatologie B de l’hôpital Cochin à Paris, lors d’une conférence de presse tenue récemment à Casablanca. Même la population masculine n’est pas épargnée : 1 homme sur 8 en France est atteint, soit environ 800.000 hommes.
Au Maroc, les chiffres ne sont pas encore disponibles. Des enquêtes épidémiologiques sont en cours. Mais selon la prévalence internationale et la pratique quotidienne du corps médical, l’ostéoporose semble bien présente et fréquente, précisent les spécialistes.
De plus, le Maroc élabore actuellement une courbe de référence nationale pour connaître la prévalence de l’ostéoporose.
Cette étude est financée par le ministère de la Santé, la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat et les Laboratoires Sanofi-Aventis. «Ce travail va durer 2 à 3 ans nécessaires pour arriver à une courbe nationale qui pourrait servir de base pour la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre cette maladie», souligne Pr Najia Hajjaj Hassani, chef de service rhumatologie B hôpital El Ayachi Salé, présidente de l’Association marocaine de l’ostéoporose (AMOS) et doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat. Selon les projections, 11% de la population marocaine auront plus de 60 ans en 2030.
En attendant la finalisation de ce projet, la prévention s’impose par le biais d’administration des traitements pouvant éviter la survenue des fractures ainsi que le dépistage, souligne Pr Hassouni.
A ce niveau, l’Amos en collaboration avec les Laboratoires Sanofi-Aventis mènent plusieurs campagnes de dépistage de l’ostéoporose par le biais d’une machine portable à ultrason.
Cette machine permet de dépister et non de diagnostiquer plus facilement les patients susceptibles d’être ostéoporotiques. «Ce dépistage doit ensuite être suivi par des examens complémentaires au niveau du médecin traitant», indique la spécialiste qui souligne que toute maladie de l’os n’est pas une ostéoporose, car il y a d’autres pathologies qui peuvent causer cette fragilité de l’os.
Par ailleurs, un service téléphonique «Actnow» a été mis en place depuis mars 2002 par les deux partenaires. Objectif : donner des conseils pratiques sur la maladie afin d’éviter les fractures chez les patients qui sont sous traitement et informer les patients sur l’ostéoporose et ses conséquences. Ce service est disponible au numéro : 0820-010-15.
Les signes révélateurs
Il faut penser à l’ostéoporose dès que l’un de ces signes se déclare chez une personne. Il s’agit de la survenue de fracture après un choc faible du poignet, des vertèbres et du col du fémur, la perte de taille, les douleurs dorsales diffuses et chroniques, les problèmes dentaires (dents qui se déchaussent), ainsi que les modifications cutanées (peau anormalement fine et transparente). Sans oublier la ménopause, période propice pour la déclaration de cette maladie chez la femme.
Pour prévenir l’ostéoporose, une alimentation riche en calcium et en vitamine D chez l’enfant et l’adulte est recommandée ainsi qu’une activité physique régulière.
Les causes de la maladie sont diverses, notamment le vieillissement après 70 ans, les maladies digestives, rhumatismales, endocriniennes (tyroïde, ovaire, testicule…) ou osseuses héréditaires, le traitement prolongé par corticoïdes, le tabac et l’alcool. Nadia DREF
Lire l'article original : http://www.leconomiste.com/article.html?a=64157

Prise en charge des urgences cardiovasculaires : Un taux de mortalité encore important - El Watan - Algérie - 10/07/2005
Les urgences cardiovasculaires, les nouvelles recommandations et les techniques de prise en charge ont été au centre des débats depuis mercredi après-midi, jour de l’ouverture officielle de la journée d’été sur les urgences cardiovasculaires organisée par la Société algérienne de cardiologie à l’université de Jijel.
Plusieurs médecins généralistes et spécialistes de la région ont pris part à cette manifestation scientifique d’une grande importance, des communications portant sur les dernières recommandations avalisées par les sociétés française et américaine de cardiologie.
Dans son allocution d’ouverture, le président de la Société algérienne de cardiologie, le professeur Nibouche, chef de service de cardiologie à Hussein Dey à Alger, a mis l’accent sur l’ampleur du phénomène (maladies cardiovasculaires) dans le monde et en Algérie notamment. « La cardiologie algérienne subit inéluctablement sa transition épidémiologique au même titre que les autres pays en voie de développement, tout en sachant que les maladies cardiovasculaires constituent la cause principale de décès dans le monde », a-t-il déclaré. L’incidence très importante actuellement dans notre pays, le coût de prise en charge de ces pathologies et la mortalité qui leur est associée justifient, selon lui, un dépistage individuel des facteurs de risques de ces maladies et une évaluation du risque global du patient.
Les facteurs de risques des maladies cardiovasculaires, a-t-il expliqué, sont actuellement bien identifiés et se confondent avec ceux de l’athérosclérose, à savoir l’hypertension artérielle, le tabagisme, les dyslipidémies ou encore le diabète. Selon lui, leur prévention ne peut se concevoir sans une évaluation globale des risques encourus, à long terme, par le patient. La stratégie préventive, a-t-il ajouté, doit être autant globale qu’individuelle et obéir à une action planifiée et durable. « Elle nécessite une bonne connaissance de l’épidémiologie clinique cardiovasculaire et demande quelquefois de moyens importants et très coûteux, mais souvent efficaces », a-t-il signalé.
Revenant sur le but principal de cette journée, le professeur Nibouche a tenu à s’adresser aux médecins généralistes qui sont confrontés quotidiennement à l’urgence cardiovasculaire. Vu la gravité de cette maladie, il est important d’organiser ce type de journée de formation et d’information aux praticiens pour qu’ils puissent s’informer des dernières techniques et des recommandations dans la prise en charge des urgences cardiovasculaires. Les communications présentées par d’éminents professeurs algériens en cardiologie ont montré l’importance d’axer la réflexion sur les systèmes de prévention qui constitue, selon eux, l’aspect le plus important à développer pour tenter de réduire le taux de mortalité.
Le professeur Zerhouni, chef de service de réanimation de chirurgie cardiaque au CNMS à Ben Aknoun, a présenté, dans sa communication, une des urgences les plus graves de cette pathologie. Il s’agit du choc cardiogénique qui est, a-t-il expliqué, une insuffisance circulatoire aiguë consécutive à l’altération de la fonction systolique et diastolique caractérisée par une réduction intense et diffuse de l’apport en oxygène et nutriments aux tissus, aboutissant à des lésions cellulaires réversibles dans un premier temps, puis irréversible en l’absence de traitement adéquat. Après avoir présenté la problématique dans des termes les plus compréhensifs avec une schématisation des mécanismes de la maladie, le professeur Zerhouni a mis l’accent sur la prise en charge qui a considérablement évolué ces dernières années. Il a souligné que le développement spectaculaire de l’angioplastie coronaire, l’apparition des modes d’assistance circulatoire mécanique, la mise sur le marché d’appareils de plus en plus performants permettent une approche du profil hémodynamique de façon non invasive ; ce qui permet de mieux adapter et de contrôler le traitement du choc cardiogénique, avec un gain de temps appréciable.
Des communications portant sur d’autres formes d’urgence des maladies cardiovasculaires ont été présentées et débattues. Il s’agit, entre autres, « Que faire aux premières heures d’un infarctus du myocarde » par le professeur Nibouche, « Embolie pulmonaire » par le docteur Adghar, « Les syncopes » par les docteurs Haddak et Adjeroud et « La prise en charge de l’urgence hypertensive ». La journée a été aussi marquée par un symposium satellite animée par Pfizer ayant pour thème « Au-delà des chiffres, la prévention cardiovasculaire » et « Hypertendus et diabétiques : de la baisse de chiffres à la protection cardiovasculaire ». D. K.
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/2005-07-10/2005-07-10-22845

La Tunisie réussit sa transition épidémiologique - La presse - Tunisie - 08/07/2005
L’examen des différentes composantes de la morbidité et de la mortalité, ainsi que l’analyse des perspectives démographiques qui laissent entrevoir que le processus de vieillissement engagé de la population tunisienne se poursuivra dans les années à venir, montrent que dans le mouvement de l’évolution épidémiologique à long terme, notre pays se situe désormais à une phase avancée.
La Tunisie a dépassé aujourd’hui le stade où dominent les maladies infectieuses ou parasitaires. Actuellement, les maladies du système circulatoire, les maladies métaboliques et les cancers dominent à la fois la morbidité et la mortalité de la population tunisienne. En effet, l’analyse des données de l’enquête sur la santé et les soins médicaux, qui a été réalisée en 2001 par l’Institut national de santé publique auprès d’un échantillon de 2.400 ménages représentatifs des ménages ordinaires de toute la Tunisie, a montré que la morbidité déclarée est dominée par les affections cardiovasculaires et les maladies endocriniennes ou métaboliques : l’hypertension artérielle, l’obésité et le diabète.
De son côté, la première statistique nationale des causes médicales de décès qui a été élaborée par l’Institut national de santé publique a montré que, pour l’ensemble de la population tunisienne et au cours de l’année 2001, les causes de décès les plus fréquentes sont les maladies du système circulatoire qui sont responsables d’environ 3 décès sur dix, suivies par les cancers (15,4% des décès).
Quant aux maladies infectieuses et parasitaires, elles ne représentent, en 2001, que 3,5% de l’ensemble des causes de décès.
La recherche en santé publique a permis donc de mettre en exergue le stade avancé de transition que connaît la situation épidémiologique dans notre pays. La réduction de la mortalité en général et celle de l’enfance en particulier, l’augmentation régulière de l’espérance de vie à la naissance et de l’espérance de vie sans incapacité, le recul de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies infectieuses et l’émergence des maladies chroniques non transmissibles liées à l’âge et à l’environnement montrent que la Tunisie se situe en pleine transition épidémiologique.
Cette situation épidémiologique constitue donc un succès dont il faut se réjouir. Il s’agit là du résultat des efforts qui ont été menés afin d’améliorer le niveau de vie et la protection sociale, de faire progresser la médecine et d’en diffuser les applications pour tous. Elle est aussi le fruit d’un contexte socio-économique et culturel favorable marqué par la conjonction des trois facteurs suivants :
- La croissance économique dont les effets sur la santé sont aujourd’hui connus de tous. En effet, elle entraîne, d’une part, une augmentation de la richesse par tête, ce qui permet une amélioration des conditions de vie, principale source d’amélioration de la santé d’une personne et, d’autre part, cela rend possible un développement de l’intervention de l’Etat non seulement en termes d’infrastructures (construction d’hôpitaux, de dispensaires…), mais aussi, généralement, en termes de protection sociale (assurance maladie, aides sociales aux plus démunis…).
- Le progrès technique, en tant que cause et conséquence de la croissance, a nettement contribué à l’amélioration de l’état de santé de la population tunisienne, et ce, de différentes manières. En effet, de gros moyens ont été accordés au secteur de la santé pour aider à la diffusion des innovations. Plusieurs exemples peuvent être cités pour illustrer les formidables gains réalisés par la médecine tunisienne grâce au progrès technique au cours des vingt dernières années (imagerie médicale, chirurgie interventionnelle, informatique, biologie…).
- L’urbanisation qui a permis d’améliorer la santé de la population tunisienne grâce à deux grands effets : tout d’abord, sur les déterminants socioéconomiques de la santé et, ensuite, sur les systèmes et structures de soins.
En effet, l’un des bouleversements notables issus de l’urbanisation est l’amélioration des conditions de vie et de l’éducation. Ainsi, les conditions de logement et d’hygiène se sont constamment améliorées, ce qui constitue le principal facteur de l’amélioration de la santé des populations. La seconde, influence directe de l’urbanisation sur la santé, provient d’un meilleur accès au système de soins. En effet, la capacité à mener une vie en bonne santé dépend largement des possibilités d’accueil des services de santé.
Cette évolution est aussi un défi en raison d’abord de ses répercussions et ses conséquences en matière de planification des programmes et d’organisation des services de santé et, ensuite, des enjeux auxquels sera confronté notre système de soins dans les prochaines années.
Ce système doit, par conséquent, évoluer pour s’adapter à la nouvelle réalité démographique et épidémiologique et répondre à ces nouveaux défis. Nous devons donc œuvrer à renforcer sa capacité d’adaptation et de réaction aux transformations futures de la société, aux nouveaux besoins de la population, aux chocs exogènes et aux nouvelles données scientifiques et techniques. Les résultats attendus ne sont rien moins qu’une amélioration de la qualité de la prise en charge dans ses aspects cliniques et relationnels, une meilleure réponse aux attentes et aux besoins de la population ainsi qu’une amélioration de la pratique du point de vue des soignants. Dr Saïd HAJEM (Médecin épidémiologiste,Institut national de santé publique)
Lire l'article original : http://www.lapresse.tn/archives/archives080705/societe/latunisie.html

L’andropause chez les hommes - El Watan - Algérie - 06/07/2005
Il est connu que lorsqu’une femme aborde l’âge de la quarantaine, elle entre dans la période dite de ménopause. Aujourd’hui, il est prouvé que l’homme, lui aussi, connaît un phénomène semblable appelé andropause.
C’est ce sujet très sensible et mal connu chez nous qu’a développé, à l’hôtel Sofitel, le 3 juillet, le Dr Bouanani, urologue. Sous le thème « L’andropause : au-delà de l’aspect sexuel », ce médecin spécialiste, à l’aide de data show, a rendu compte des réalités physiologiques et psychiques que subissent les hommes andropausés.
L’organisateur de cette rencontre - les laboratoires Organon (Pays-Bas), qui font partie du groupe Akzo Nobel - célèbre, cette année, vingt-cinq années de présence au service de la santé en Algérie. Une présence dans les domaines, notamment, de la contraception, de la ménopause, de la fertilisation, mais également de la psychiatrie et de l’anestestiologie.
L’andropause est une phase qui est incluse dans le processus normal de vieillissement, mais les hommes n’ont pas de points de repère évidents comme la cessation des menstruations chez les femmes. Cependant, la ménopause et l’andropause se caractérisent par une baisse de concentration d’hormones : l’œstrogène (chez la femme) et la testostérone (chez l’homme). Cette dernière est présente tout au long de la vie de l’homme avec toutefois des taux qui diminuent graduellement à partir de trente ans. Chez une partie des hommes, ces taux atteignent des valeurs anormalement faibles et entraînent l’apparition d’une multitude de symptômes désagréables de l’andropause qui rendent les hommes souffrants et malheureux. Même si les taux hormonaux varient grandement d’un individu à l’autre, une règle demeure : la testostérone biodisponible a tendance à se raréfier à mesure que l’âge augmente. L’andropause s’annonce par une panoplie de symptômes.
Il faut ajouter que tous les hommes n’éprouvent pas la totalité de ces symptômes ou ne les éprouvent pas avec la même intensité. Certains hommes de quarante ans présentent des valeurs basses, alors que des hommes de soixante ans présentent des valeurs analogues à celles d’individus nettement plus jeunes. Les signes classiques de l’andropause sont caractérisés par divers troubles de la sexualité, du sommeil, de l’humeur, de la mémoire et de la concentration. Mais aussi des troubles au niveau du métabolisme, qui se traduisent par une augmentation des graisses du sang (dont le cholestérol) et, par conséquent, des risques cardio-vasculaires. Comme aussi au niveau osseux avec l’apparition de l’ostéoporose (c’est-à-dire une fragilité des os) et au niveau musculaire avec la diminution de la force physique.
Il y a lieu toutefois de relever que la plainte chez les hommes la plus répandue est la diminution de l’activité sexuelle (depuis la diminution de la libido jusqu’à la dysfonction érectile). Contrairement à une idée préconçue de la vieillesse, l’activité sexuelle ne s’éteint pas obligatoirement avec l’âge. Actuellement, les laboratoires Organon proposent le médicament Andriol. D’après des tests effectués dans des laboratoires de contrôle, cette thérapie de remplacement hormonal est hautement efficace. S. E. Belabès
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/2005-07-06/2005-07-06-22698

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L’aspirine pourrait aider à prévenir le cancer chez l’homme mais pas chez la femme selon deux études - El Moudjahid - Algérie - 06/07/2005
Des hommes ayant pris de l’aspirine pendant cinq ans ont réduit légèrement leur risque de cancer de la prostate, mais les femmes qui en ont absorbé de faibles doses pendant dix ans n’ont pas vu baisser leur risque de contracter un cancer, selon deux nouvelles études aux résultats contradictoires.
Ces conclusions divergentes n’aident pas à trancher le débat sur la question de savoir si l’aspirine et d’autres médicaments anti-inflammatoires pourraient être utilisés pour prévenir le cancer. Des médecins familiers de ces recherches pensent que les modalités et les doses différentes appliquées dans les deux études expliquent ces disparités. «Je pense que le débat n’est pas terminé», souligne le Dr Peter Greenwald, directeur de la prévention du cancer à l’Institut national américain du cancer.
L’étude sur les femmes, publiée mercredi dans le Journal of the American Medical Association, a porté sur 40.000 participantes. Elle fait partie des recherches les plus longues sur la question et a utilisé de faibles doses, un peu plus élevées que l’aspirine pour bébé, prises un jour sur deux. Elle n’a découvert aucun effet sur les risques de lymphome, de cancers colorectal, du sein et d’autres cancers, même si les résultats pour le cancer du poumon étaient moins concluants.
Ces résultats contredisent plusieurs études de taille plus modeste et moins rigoureuses, qui ont souvent utilisé des doses plus élevées et fréquentes.
Dans les travaux sur les hommes, publiés mercredi dans le Journal of the National Cancer Institute, les chercheurs de la Société américaine contre le cancer ont suivi 70.000 sujets pendant neuf ans et les ont interrogés sur leur consommation d’aspirine et d’autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (NSAID), dont l’ibuprofène.
Les hommes qui ont pris des doses standard de 325 milligrammes de ces médicaments tous les jours pendant au moins cinq ans voyaient leur risque de cancer de la prostate se réduire de 18%, par rapport à ceux qui prenaient des doses occasionnellement ou sur une durée plus courte, selon les chercheurs.
Dans ce genre d’étude, on ne peut exclure que les hommes qui ont décidé de prendre de l’aspirine étaient généralement en meilleure santé et moins susceptibles de contracter un cancer, a nuancé le Dr Julie Buring, de l’Hôpital Brigham and Women’s de Harvard, qui a conduit l’étude sur les femmes. Mais elle a noté que sa propre étude n’écartait pas pour autant la possibilité que des doses plus élevées puissent éventuellement protéger les femmes du cancer.
Le Dr Buring a également précisé que son équipe avait choisi d’étudier la plus faible dose d’aspirine possible pour réduire les risques d’effets secondaires chez les participantes.
Selon une théorie, les effets anti-inflammatoires de l’aspirine pourraient prévenir le cancer, principalement colorectal, mais peut-être aussi de la prostate et du sein, souligne l’épidémiologiste de la Société américaine contre le cancer (ACS), Eric Jacobs, principal auteur de l’étude sur le lien aspirine-cancer de la prostate.
Il souligne toutefois que l’ACS «ne recommande pas que les hommes ou les femmes se mettent à prendre de l’aspirine ou tout autre NSAID pour prévenir le cancer». Ces médicaments peuvent en effet provoquer des effets secondaires graves et la preuve de leurs vertus anti-cancéreuses potentielles n’est pas clairement établie, selon l’ACS.
En début d’année, les résultats de la même étude sur les femmes indiquaient que de faibles doses d’aspirine un jour sur deux réduisaient le risque d’attaque cérébrale mais pas de crise cardiaque, des conclusions opposées à celles auxquelles les chercheurs sont parvenus pour les hommes.
Lire l'article original : http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/07/06/9264816

Hydrocéphalie chronique : Une maladie méconnue - El Moudjahid - Algérie - 06/07/2005
L’hydrocéphalie chronique de l’adulte (HCA) souffre d’une étonnante méconnaissance et reste donc peu diagnostiquée en dehors des neurologues et des neurochirurgiens.
Associant troubles de la marche, démence et incontinence urinaire, l’HCA est souvent confondue avec la maladie d’Alzheimer, de Parkinson voire avec une dépression. Rare avant 60 ans, elle augmente avec l’âge et atteint 0,5 à 1 % de la population âgée de 65 ans (soit environ 30 000 personnes en France). Cette maladie est le résultat d’un trouble permanent de la circulation intracrânienne du liquide céphalorachidien (LCR).
L’origine de ce trouble reste largement méconnue, tout comme l’est la physiologie précise du liquide céphalo-rachidien et de ses flux. On sait cependant qu’elle peut parfois être secondaire à un traumatisme crânien, une hémorragie méningée, une méningite, une tumeur ou à des séquelles chirurgicales.
Un bon diagnostic (grâce à l’identification des symptômes et des examens d’imagerie médicale - scanner et IRM) est d’autant plus important qu’une solution thérapeutique simple existe. Elle consiste en la pose par un neurochirurgien d’un système de dérivation qui draine l’excès de liquide céphalo-rachidien du cerveau vers une autre partie du corps où il est réabsorbé dans la circulation sanguine. Une prise en charge précoce donne des résultats spectaculaires sur les troubles moteurs, sphinctériens et cognitifs.
Lire l'article original : http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/07/06/9286065

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4 femmes meurent chaque jour en donnant la vie : Demain, journée portes ouvertes à la maternité Lalla Meryem - Le Matin - Maroc - 06/07/2005
La maternité Lalla Meryem du CHU Ibn Rochd ouvrira ses portes demain pour sensibiliser la population, surtout la femme, sur la tragédie de la mortalité maternelle et néonatale. Chaque visiteur découvrira des explications, des conseils de prévention et la possibilité de dialoguer avec les professionnels de la santé. L'objectif de cette journée est de sensibiliser les femmes à l'importance d'un suivi de la grossesse et de l'accouchement dans un centre médicalisé.
Toute la journée, les chefs de services de la maternité et de l'hôpital d'enfants se relayeront pour exposer leurs points de vue sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre le taux élevé de la mortalité maternelle et néonatale.
En effet, on ne relève aucun déclin sensible des taux de mortalité maternelle et prénatale dans notre pays.
Ces spécialistes ont précisé lors d'une conférence de presse, organisée au CHU Ibn Rochd mardi dernier pour annoncer cette journée, qu'au Maroc, en moyenne 4 femmes meurent chaque jour pendant la grossesse ou l'accouchement, un chiffre deux à trois fois plus élevé que dans certains pays arabes et 20 fois plus élevé qu'en Occident.
Selon la dernière enquête nationale sur la santé de la population, le taux de mortalité maternelle avoisine 227 décès pour 100,000 accouchements. En milieu urbain, ce taux se situe à 125 décès pour 100.000 accouchements, contre 307 pour 100.000 en milieu rural. Le taux de mortalité néonatale est de 19,70%, et post-néonatale est de 16,90%.
La majorité des décès surviennent parce qu'on ne consulte pas. En effet, les intervenants ont déclaré que le taux global de consultation prénatale est de seulement 42%. Plus grave : les enquêtes suggèrent que 50% seulement des accouchements ont lieu dans une structure sanitaire. Les décès sont plus fréquents en milieu rural. Les statistiques ont montré que 2 décès sur 3 concernent des femmes ayant plus de trois enfants et vivant en campagne.
Ces décès résultent d'infections, d'hémorragies et d'avortements pratiqués dans de mauvaises conditions : autant de situations dont pourraient tout à fait venir à bout des agents sanitaires possédant des compétences en obstétrique. D'ailleurs, il n'est même pas nécessaire de disposer de matériels de pointe ou de médicaments coûteux pour prendre en charge ces complications, pas plus que pour pratiquer une césarienne.
Le problème fondamental réside dans l'absence de soins, leur inaccessibilité ou leur médiocre qualité. Les risques liés à la grossesse peuvent être considérablement réduits si la femme est en bonne santé et bien nourrie avant d'être enceinte, si elle se fait examiner au moins pendant chaque grossesse par un agent de santé compétent et si une personne qualifiée (médecin, infirmière ou sage-femme) l'assiste pendant l'accouchement.
Il est, donc, grand temps qu'une action sociale de grande envergure soit entreprise pour réduire le taux de mortalité maternelle.
L'action menée par les spécialistes de la maternité Lalla Meryem est certes d'une grande importance dans la mesure où ils sont les mieux placés pour identifier les problèmes et définir les solutions. Mais faire reculer la mortalité maternelle nécessite l'engagement de toutes les potentialités du pays.
Il faut investir et surtout se concentrer sur le droit des femmes à bénéficier des soins de santé maternelle les plus élémentaires. En effet, la réduction de la mortalité maternelle demande un engagement ferme et la contribution de divers partenaires.
Les gouvernements, les organisations non gouvernementales (notamment les groupements féminins et les organismes de planification familiale), et organismes publics et privés devraient mettre en commun leurs forces et s'allier pour promouvoir une maternité sans risques.
Sensibiliser les femmes à travers des campagnes nationales de longue durée et mettre à leur disposition des centres de planification familiale de qualité peut être également très utile.
6448 consultations en 2004
L'activité de la maternité a connu une augmentation significative en 2004 (+0.63%). Le réaménagement des structures sanitaires, la création de la réanimation maternité et néonatale, les réunions de sensibilisation des responsables et la formation du personnel aux techniques de communication sont autant de facteurs ayant contribué au développement de l'activité.
Par ailleurs, la récente restructuration de la maternité en quatre services a permis d'améliorer sa capacité d'accueil. La maternité compte aujourd'hui 150 lits, permettant de réaliser en moyenne 24 accouchements par jour.
Les actions de l'information menées par le CHU Ibn Rochd et les associations locales au cours de ces deux dernières années, ont largement contribué à l'augmentation du taux des consultations qui est passé de 5100 en 2003 à 6448 consultations en 2004, (+ 26.43% enregistrant une variation de 26.43%).
Ceci, combiné à la qualité du suivi réalisé par les gynécologues obstétriciens et les pédiatres du CHU, a permis une baisse du taux global de mortalité –33.21%. Le taux de mortalité infantile a connu, lui, la plus forte régression, -51.19% par rapport à 2003. Souad Ghazi
Lire l'article original : http://www.lematin.ma/mailing/article.asp?an=&id=soc&ida=49810

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