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| Les éditos du professeur
Abid |
Rotation des résidents en chirurgie générale dans des hôpitaux non-universitaires durant leur cursus
par Larbi Abid - 27 juillet 2010
Durant leur cursus de 5 années d’études, les résidents en chirurgie générale effectuent tous leur stages de formation dans des services hospitalo-universitraes dans des viles de facultés (Alger, Blida, Tizi-Ouzou, Constantine, Batna, Annaba, Sétif, Oran Tlemcen, Bel Abbès et peut dans un proche avenir Bedjaia et Mostaganem). Même en qualité de résident senior (5ème année) ces résidents sont dans services hospitalo-universitaires pourvus de toute la hiérarchie médicale (externes, internes, résidents, assistants, maitres-assistants, docents et professeurs) dans la spécialité chirurgicale et dans les autres spécialités adressants ou recevants les patients opérables. Lire la suite |
L’accouchement médicalisé (14 juin 2010)
par Larbi Abid
Chaque année à l’approche de l’été, les établissements hospitaliers reçoivent une circulaire du ministère de la santé et/ou des directions de la santé de wilaya leurs enjoignant d’une part de prendre toute parturiente qui se présente et d’autre part de ne pas mettre plus d’une parturiente par lit (ce qui arrive assez souvent devant l’afflux de femmes à certaines périodes).
Pour arriver à concilier ces 2 directives qui semblent, il est suggéré aux services de gynéco-obstétrique de sursoir à l’activité de gynécologie, de reporter voire annuler les congés annuels et enfin impliquer les autres spécialités (en particulier chirurgicales ?) pour l’hospitalisation des parturientes lorsque les services d’obstétrique sont au complet.
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7 avril : Journée mondiale de la Santé (2 avril 2010)
par Larbi Abid
Cette année la journée mondiale de la santé sera célébrée sous le thème ‘’ urbanisation et santé ‘’ avec pour slogan 1000 villes, 1000 vies. Pour l’OMS, l’urbanisation est un défi pour la santé publique : L’essentiel de la croissance démographique au cours des 30 prochaines années se fera dans les zones urbaines, autant dire que l’urbanisation a encore de beaux jours devant elle.
Elle est associée à de nombreux problèmes de santé liés à l’eau, à l’environnement, à la violence et aux traumatismes, aux maladies non transmissibles et à leurs facteurs de risque tels que le tabagisme, une mauvaise alimentation, la sédentarité, l’usage nocif de l’alcool ainsi que les risques associés aux flambées de maladies. L’urbanisation est un problème à divers égards.
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La
sous médicalisation des régions des hauts plateaux
et du Sud du pays (24 février 2010)
par Larbi Abid
De passage dans la wilaya d’Adrar, j’ai été
agréablement surpris en visitant le village YAGHZER (baladia
de Ouled Saïd, daïra de Timimoun) de rencontrer l’infirmier
responsable du Centre de Santé ainsi que le médecin
affecté à ce centre, présent et assurant normalement
sa consultation. De même la visite des hôpitaux de Timimoun,
Adrar et Reggane m’a permis de constater la motivation des
équipes médicales, paramédicales et administratives
et également la parfaite symbiose qui existe entre l’administration
et le corps médical au niveau de ces hôpitaux.
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Lutte
contre le sida : Une guerre qu’il faut bien mener
(11 décembre 2009)
par Larbi Abid
La journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée
le premier jour du mois de décembre de chaque année,
est là pour rappeler à l’humanité que
ce spectre viral se fait de plus en plus menaçant pour une
bonne partie de celle-ci. Celle qui souffre déjà de
la faim, des maladies infectieuses, tuberculose, paludisme notamment,
et de conflits armés. L’hémisphère sud
de la planète subit les contrecoups, d’une globalisation
économique qui ne fait aucune place aux démunis et
d’une déglobalisation de la détresse humaine,
que les pays riches ne lui partagent pas.
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A
quand un dépistage de masse du cancer du sein en Algérie ?
(26 octobre 2009)
par Larbi Abid
Ce mois d’octobre, mois international de lutte contre le
cancer du sein, a été l’occasion de constater
que les associations de malades ont fait de gros efforts pour sensibiliser
et informer la population sur cette localisation néoplasique
et sur les avantages du dépistage tant par l’autopalpation,
l’examen clinique périodique que par la mammographie
et l’échographie à titre individuel ou dans
le cadre d’un dépistage organisé.
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Le
pèlerinage à la Mecque sera-t-il affecté
par le risque de pandémie de grippe A H1N1 ?(31
août 2009)
par Larbi Abid
Au 13 août 2009, le nombre total de cas déclarés
de grippe A H1N1 s’élevait à 182 166 cas et
1 799 décès dans plus de 170 pays. La
carte de répartition des cas dans le monde, montre qu’aucune
région n’est épargnée même si le
maximum de cas est retrouvé aux Amériques, en Europe
et en Australie. Le Continent Américain est le plus touché
et compte à lui seul 105 882 cas répertoriés
dont 106 décès. L’Asie du Sud-est recense 13
172 cas dont 106 décès. Quand à l’Europe,
elle dénombre environ 32 000 cas reconnus dont 53 décès.
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Optimisation
des services de maternité et infections nosocomiales
(12 juin 2009)
par Larbi Abid
Dans le cadre de l'optimisation du fonctionnement des maternités
et services de gynécologie obstétrique de la wilaya
d’Alger, une réunion de coordination s'est tenue le
samedi 25 avril 2009 au siège du ministère de la santé
(voir bloc-notes). Outre le renforcement de certains services de
gynéco-obstétrique en gynécologues et réanimateurs,
il a été décidé de suspendre les congés
du corps médical et paramédical des services concernés
durant la période de juin à septembre et de ne refuser
aucune parturiente venue pour accouchement dans une structure hospitalière
publique de la wilaya.
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Accidents
médicaux fautifs & procédures opératoires
standard (2
mars 2009)
par Larbi Abid
De plus en plus souvent médecins et structures hospitalières
sont poursuivis en justice par les malades ou leurs parents pour
des préjudices corporels en rapport avec des erreurs médicales,
des négligences ou des accidents médicaux fautifs,
mais malheureusement la justice (n’ayant pas de structures
spécialisées) résout très mal ces dossiers
et cette situation fait qu’un grand nombre d’algérien
estime que notre système de santé se détériore.
Récemment encore, le ministre de la santé, lors de
visites dans des établissements hospitaliers, a relevé
un manquement aux règles d’hygiène dans certaines
structures à tel point qu’il a chargé des médecins
inspecteurs de faire des tours d’inspection dans les hôpitaux
et de dresser un état des lieux dans ce domaine...
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Le
cancer du sein en Algérie
(20 janvier 2009)
Kamel BOUZID
L’incidence du cancer du sein en Algérie a été
multipliée par 5 en moins de 20 ans. Elle est en 2007 de
50 p.105 (incidence brute), ce qui fait de cette localisation cancéreuse,
la première en Algérie, avec environ 7000 nouveaux
cas annuels (sur 35000 nouveaux cas annuels toutes localisations
confondues). La mortalité par cancer du sein est d’environ
3500 cas annuels. Au rythme d’augmentation de cette incidence
les taux "occidentaux" (85 à 110 p.105) seront
atteints en 2015. A ces données d’incidence et de mortalité
s’ajoutent des particularités (spécificités ?)
épidémiologiques qui donnent le profil suivant :
Age moyen au diagnostic 45 ans, 2/3 des patientes en activité
génitale au diagnostic, 1/5 de patientes métastatiques
(stade IV) au diagnostic...
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La
médecine générale : une spécialité
médicale ? (28
novembre 2008)
par Larbi Abid
Jusqu’à ce jour, le médecin généraliste
algérien entame sa carrière professionnelle après
un cursus universitaire de 7 années, cursus consistant en
3 années de formation scientifique de base (1er cycle), 3
années de formation clinique (2ème cycle) et enfin
une 7ème année dite d’internat. L’analyse
du 2ème cycle clinique montre que celui-ci est orienté
essentiellement sur la morbidité (diagnostic et traitement),
la santé publique et l’épidémiologie
n’occupant qu’une place très restreinte, de même
que la psychiatrie (3 semaines). La gériatrie et la cancérologie
ainsi que les soins palliatifs et la prise en charge du handicap
ne sont pas enseignées en tant que modules individualisés.
Pour ce qui est des sciences non médicales (sociologie, anthropologie,
psychologie, économie), elles sont pratiquement absentes
du cursus.
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Arrêt
de l’importation des médicaments produits en Algérie
(6 novembre 2008)
par Larbi Abid
La facture d’importation du médicament, en Algérie,
a atteint 1,043 milliard de $ pour les 8 premiers mois de l’année
2008. Cette facture du médicament qui se
répercute sur les comptes de la sécurité sociale
et également sur la balance des paiements, inscrit « le
pays dans une tendance lourde et ascendante d’importateur
de produits pharmaceutiques, dont l’utilité et l’efficacité
ne sont pas exemptes de réserves ».
Ce constat a fait que le soutien de la
production nationale du médicament et la prescription du
générique, revendications du Syndicat Algérien
de l’Industrie Pharmaceutique (SAIP) depuis sa création
en 1992 et à un degré moindre de l’Union Nationale
des Opérateurs de la Pharmacie (UNOP), deviennent depuis
le mardi 21 octobre 2008, une préoccupation du gouvernement
algérien.
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La
vaccination contre Hæmophilus influenzae fait désormais
partie du calendrier vaccinal algérien (3
octobre 2008)
par Larbi Abid
Après les vaccinations contre la tuberculose, la diphtérie,
le tétanos, la coqueluche rendus obligatoires en juin 1969,
la vaccination anti-rougeoleuse en 1985, la vaccination anti-poliomyélitique
orale en 1997 et la vaccination contre l’hépatite B
qui a été introduite en 2000, c’est aujourd’hui
la vaccination contre le bacille haemophilus influenzae b, bacille
à l’origine de méningites et de pneumonies qui
vient d’être introduite dans le calendrier de vaccination,
après avoir été demandé depuis plusieurs
années par les pédiatres algériens. Lors d’un
point de presse animé le 28 octobre 2008 par le Dr
Fourar, sous-directeur de la santé de la mère et de
l’enfant, et le Dr Leila Benberoun, chargé du programme
vaccination à la direction de la prévention au Ministère
de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière,
ont annoncé le lancement de la campagne de vaccination qui
débutera le 11 octobre prochain.
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Nul
n'est prophète en son pays (25 août
2008)
par Larbi Abid
Il est plus difficile d'être apprécié et reconnu
chez soi qu'à l'étranger et on a tendance à
croire des étrangers avant de croire ses compatriotes. Ce
constat n’est pas spécifique à l’Algérie
mais il semble quand même plus ancré dans nos moeurs
qu’ailleurs et cela commence dans la famille même où
les parents pour un problème de santé par exemple
préfère l’avis d’un médecin en
dehors de la famille même si un membre de celle-ci est du
corps médical.
Dans les autres domaines également, on constate que plusieurs
sommités algériennes n’ont eu la consécration
en Algérie qu’après que l’Etranger les
ai reconnus. A titre d’exemple, on peut citer notre académicienne
Assia Djebbar, Nourreddine Abba, Yasmina Khadra et tant d’autres
qui ont attendu d’être reconnus à l’étranger
avant de l’être dans leur pays.
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Le
taux de survie des cancers à travers le monde et en Algérie
(1er août 2008)
par Larbi Abid
Les résultats d’une importante enquête sur les
taux de survie à 5 ans des patients atteints de cancers (essentiellement
les cancers du sein, du poumon, du colon, du rectum et de la prostate)
ont été publiés le jeudi 17 juillet dans la
revue britannique The Lancet Oncology. Cette
enquête conduite par Michel P. Coleman du London School
of Hygiene and Tropical Medicine a porté sur 1,9 million
de personnes de 31 pays : plus d'une vingtaine de pays d'Europe,
les USA, le Canada, l'Australie, le Japon, le Brésil, Cuba
et un seul pays africain : l’Algérie.
Cette étude dénommée Concorde, a démarré
en 1990 et s'est terminée en 1999 : les taux
sont donc ceux d’il y a presque 10 ans.
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La
lutte contre la contrefaçon : les firmes pharmaceutiques
montent au créneau (7 juillet 2008)
par Larbi Abid
La contrefaçon touche désormais tous les secteurs
et vise un public grandissant, via Internet. L’OMS soutenue
par les firmes pharmaceutiques vient de tirer la sonnette d’alarme :
la contrefaçon ne touche pas seulement les produits de luxe
(sac Vuitton, chemise Lacoste etc..) mais également la pièce
détachée automobile, la cigarette le pneumatique et
également le médicament à
tel point que le trafic de contrefaçon soit devenu une véritable
industrie dotée de sites de production et d’importants
réseaux de distribution notamment par le biais d’Internet.
La contrefaçon du médicament tout comme la malfaçon,
est un problème très grave. Au-delà du préjudice
commercial pour les firmes pharmaceutiques, c'est la santé
et même la vie de millions de personnes qui est en jeu. Pour
le malade, lorsque la contrefaçon n’est pas directement
toxique, elle empêche le patient de prendre le médicament
efficace et peut ainsi retarder ou empêcher la guérison !
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La
Commission nationale de défense et de promotion des droits
de l’homme enquête dans les hôpitaux
(19 mai 2008)
par Larbi Abid
La Commission nationale de défense et de
promotion des droits de l’homme présidée par
Farouk Ksentini a mis en place une sous-commission chargée
de s’enquérir des conditions de prise en charge des
malades dans les hôpitaux algériens. Après la
visite de quelques hôpitaux algérois, un membre de
cette sous-commission déclarait : “Nous avons
été, dans l’écrasante majorité
des hôpitaux d’Alger, pour constater de visu tout ce
qui a trait aux conditions d’hospitalisation”. Selon
un des membres ‘’Il s’agira de récolter
des informations sur l’accueil des malades, leurs conditions
d’hospitalisation, la nature de l’affection et des maladies
qui conduisent à leur hospitalisation, les médicaments
en milieu hospitalier et leur disponibilité, ainsi que les
conditions de restauration”.
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Ouverture
du 1er hôpital privé étranger en Algérie
(22 avril 2008)
par Larbi Abid
La plupart des quotidiens nationaux ont rapporté ce jour
22 avril 2008 l’ouverture à Djelfa du 1er hôpital
privé étranger qu’ils ont qualifié d’international
car réalisé par Cuba. Jusqu’à ce jour
plusieurs missions médicales étrangères sont
venues travailler dans notre pays que ce soit au Nord ou dans les
régions plus déshérités des hauts plateaux
ou des oasis. Ces différentes missions ont toujours exercé
dans le secteur public puis dans une deuxième étape,
des missions médicales étrangères sont venues
réaliser des interventions chirurgicales dans des cliniques
privées à titre temporaire. Malgré la qualité
et la renommée de ces équipes, des interrogations
se sont posées au niveau du conseil de l’ordre quant
à l’autorisation d’exercer de ces différentes
équipes sans qu’une réponse officielle ne soit
donnée par la tutelle.
Aujourd’hui nous assistons à la réalisation
d’un hôpital privé de 120 lits, par une entreprise
étrangère qui a obtenu un terrain de 3 ha au dinar
symbolique et qui prévoit la construction de 3 autres hôpitaux
privés dans les villes de Ouargla, El Oued et Béchar.
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| L’autisme,
cette maladie dont on parle peu (15 février
2008)
par Larbi Abid
L'autisme est un désordre neurologique grave
caractérisé par un repliement sur soi qui limite considérablement
la communication et l'interaction de l’enfant avec son entourage.
Les symptômes se manifestent durant les trois premières
années de la vie de l'enfant. Ils sont divers et varient
d'un enfant à l'autre, leur intensité pouvant évoluer,
notamment avec l'âge : indifférence aux autres
ou réactions bizarres ; comportements répétitifs
et activités stéréotypées (agitation
des mains, balancement du corps…) ; désintérêt
pour les objets de son environnement ou utilisation non conventionnelle
et stéréotypée ; mutisme ou langage inhabituel
(répétition de mots ou de phrases entendus) ;
peur du changement.
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| L’hôpital
gériatrique en Algérie : un mort-né ?
(18 janvier 2008)
par Larbi Abid
Au cours des années 2005, 2006 et 2007,
les quotidiens nationaux ont rapporté à plusieurs
reprises la réalisation d’un hôpital de gériatrie
à Sétif, suivi par un deuxième à Alger.
Un tel choix, bien que la spécialité ne soit pas encore
enseignée dans nos facultés, repose comme le souligne
le docteur Boubezari, médecin urgentiste au CHU Mustapha,
sur le fait que l’allongement de l’espérance
de vie a comme corollaire « l’apparition d’une
forte demande en soins gériatriques, avec l’augmentation
aiguë des pathologies (métaboliques, rénales,
respiratoire et cardiaques) ». Lors de sa visite à
Sétif en janvier 2006, le ministre de la santé s’était
rendu sur le site de l’hôpital de gériatrie de
120 lits dont les travaux de réalisation devaient débuter
à la mi-août 2006. Il rappellera lors de sa visite
à Adrar en juillet 2007, que parmi les grandes infrastructures
prévues, figure justement cet hôpital gériatrique
de 120 lits.
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| On
ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs
(24 décembre 2007)
par Larbi Abid
Il ne se passe pratiquement pas une semaine sans
qu’un quotidien national ne signale l’inauguration ou
la pose de la 1ère pierre d’une structure de santé
(hôpital, réfection d’un service hospitalier,
polyclinique etc.). De même le bilan des activités
chirurgicales dites de pointe (transplantation d’organes,
chirurgie cardiaque, mise en place d’implants cochléaires
…) est plus que satisfaisant si on compare les résultats
aux prévisions. Le ministère de la santé prévoie
même d’étendre la greffe d’organes à
d’autres CHU du pays. A la fin de cette année 2007,
doit-on en conclure que la santé en Algérie a pris
son envol et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes
de la santé ?
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| Des
sociétés savantes et de leur rôle en médecine
(22 octobre 2007)
par Larbi Abid
En juillet 1962, le corps hospitalo-universitaire
algérien en nombre très limité a réussi
(avec l’aide de la coopération technique de plusieurs
autres pays) à remettre en marche la faculté de médecine
d’Alger et dès l’année suivante, 1963
la Société Algérienne de Chirurgie (SAC) est
créée. Comme sa devantière, la société
de médecine d’Alger, elle organisera le premier samedi
de chaque mois une réunion mensuelle à l’amphithéâtre
de Bichat et à partir de 1970 une réunion à
Constantine et une à Oran. En collaboration avec la Société
de Médecine d’Alger et les sociétés des
sciences médicales du Maroc et de Tunisie, elle organisera
à partir de 1965 des Journées Maghrébines Médicochirurgicales
qui deviendront Congrès Médical Maghrébin à
partir de 1971, congrès se déroulant dans l’un
des trois pays chaque année.
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| La
mystérieuse épidémie de « syndrome néphrétique
» de Sidi Bel Abbès (3 septembre 2007)
par Larbi Abid
Comme chaque d’été, celui de
2007 a apporté son lot de toxi-infections alimentaires et
d’épidémies de typhoïde dans plusieurs
régions du pays. Mais comme pour l’été
2003, la région Ouest s’est singularisée par
la survenue de près d’une centaine de cas de «
syndrome néphrétique aigu» d’origine virale
dans la région de Sidi Bel Abbes. Malgré le peu d’informations
rapportées par les journaux les premiers jours, diverses
hypothèses ont été avancées : l’eau
potable a été incriminée dans un premier temps,
puis l’eau d’irrigation des cultures, enfin la pullulation
de rongeurs tel que les rats dans certains quartiers (Sorecor) et
même des campagnes de dératisation effectuées
au cours de ce mois d’août ont été rapportées
par des citoyens puis le terme d’hantavirus, de virus à
ARN a enfin été utilisé sans plus de détails
sur les pathologies en rapport avec ce type de virus, comme si la
cellule médicale d’urgence, mise en place au niveau
du CHU de la ville, était gênée d’informer
la population.
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| Nouvelle
carte sanitaire : Les secteurs sanitaires se transforment en EPH
et EPSP (12 juillet 2007)
par Larbi Abid
L'organisation du système de santé
reposait jusqu’à ce jour sur un ensemble de structures
administratives et techniques, établissements spécialisés
et organes scientifiques et techniques. Outre l’administration
centrale du ministère de la santé, les observatoires
régionaux de la santé et les directions de la santé
des 48 wilayas, ce système était basé essentiellement
sur...
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| Chaque
été, les enfants payent un lourd tribut à l’envenimation
scorpionique (5 juin 2007)
par Larbi Abid
La saison chaude arrive comme chaque année
avec son cortège de problèmes spécifiques liés
tant à la situation géographique de notre pays qu’à
son niveau de développement. Ainsi on voit arriver les pénuries
d’eau en particulier dans les régions du sud du pays,
les intoxications alimentaires, l’oisiveté des enfants
qui ne sont plus dans les écoles et ce qui est spécifique
aux wilayas des hauts plateaux et du sud, les piqûres de scorpion
dont certaines sont létales. En effet, les envenimations
par piqûres de scorpions sont fréquentes en Algérie.
Chaque été, des milliers de cas de piqûres sont
dénombrées dont des dizaines de cas mortels. L’intérieur
des habitations est le lieu où survient le plus grand nombre
de piqûres dans le Sud et les Hauts plateaux. A ce sujet,
il faut noter que le scorpionisme est un problème de développement
et d’intersectorialité : l’homme a utilisé
les gîtes d’habitation des scorpions pour construire
certaines villes dans le Sud du pays.
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| De
la vaccination en général et de la vaccination antiHPV
en particulier (7 mai 2007)
par Larbi Abid
La pénétration d’un agent potentiellement
pathogène (virus, bactérie…) dans l’organisme
détermine une infection. La vaccination anti-infectieuse
consiste à introduire chez un individu une préparation
antigénique dérivée de l’agent infectieux,
de manière à lui faire produire une réponse
immunitaire capable de le protéger contre les aléas
de l’infection naturelle ou d’en atténuer les
conséquences. Depuis la mise en application du Décret
69-88 du 19 Juin 1969 rendant obligatoire et gratuite les vaccinations
contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la
coqueluche et la poliomyélite, il y a eu une réduction
significative de l’incidence de ces affections et une réduction
notable de la mortalité en particulier infantile en Algérie.
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| L’eau,
source de vie (2 avril 2007)
par Larbi Abid
« Eau, tu n’as ni goût, ni couleur
ni arôme, tu n’est rien pour la vie. Tu es la vie ».
5 millions de personnes meurent chaque année dans le monde
à cause du manque d’accès à l’eau
potable, soit une personne toute les six secondes. Une personne
sur quatre n’a pas accès à l’eau potable.
« Faire face à la pénurie » a donc été
le thème choisi cette année pour célébrer
la journée mondiale de l’eau le jeudi 22 mars. La pénurie
d’eau est d’abord un problème de santé
publique, car elle est souvent synonyme d’absence d’hygiène.
La diarrhée qui fait 3 millions de victimes par an et le
paludisme qui en tue 2 millions sont deux maladies liées
à l’eau. De même depuis 10 ans, la majorité
des catastrophes naturelles sont liées à l’eau
: tsunamis, crues, sécheresse et pollutions.
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Pour
une dé bureaucratisation de la gestion des hôpitaux et
une professionnalisation des métiers de l’hôpital
(5 mars 2007)
par Larbi Abid
Très souvent devant les anomalies fréquentes
qui entravent le bon fonctionnement de nos hôpitaux et empêchent
la population de recevoir les soins auxquels elle aspire, les demandeurs
de soins et leurs parents se demandent pourquoi les autorités
ne mettent pas des professionnels à la direction des hôpitaux
(par professionnels, la population sous-entend des membres du corps
médical). Nous savons très bien que le mal qui ronge
nos hôpitaux est lié en grande partie à une gestion
défaillante, bureaucratique, loin de la réalité
du terrain qu’elle soit menée par un médecin ou
par toute autre personne n’ayant aucune qualification en matière
de gestion. Dans les nombreux corps de métiers représentés
à l’hôpital, les seuls qui soient bien individualisés
sont les spécialités médicales. Pour le corps
paramédical, le personnel technique et même le personnel
de gestion, on considère qu’il peut y avoir permutation,
formation sur le tas, etc.
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| L’affaire
des fœtus d’El Achir (5 février 2007)
par Larbi Abid
Au cours de la 2ème quinzaine du mois de
janvier dernier, la plupart des quotidiens nationaux ont rapporté
ce qui a été appelé « l’affaire
des fœtus d’El Achir ». El Achir commune mitoyenne
de la ville de Bord Bou Arreridj, connue pour ses brochettes d’agneau
à la braise et aussi pour la magnifique clinique privée
« El Chiffa », clinique multidisciplinaire qui assure
également les urgences, ce qui est assez rare dans le secteur
privé. Ainsi au courant du mois de janvier et selon la presse
les services de police et de gendarmerie auraient découvert
plusieurs fœtus enterrés près d’un cimetière.
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| La
certification des causes médicales de décès
(16 janvier 2007)
par Larbi Abid
En 1984-85, lors de notre projet de mise en place
du premier registre du cancer en Algérie (Registre des Cancers
Digestifs de la wilaya d’Alger 1985-1986), nous avons voulu
connaître le taux de mortalité par cancer au niveau
du pays en nous rapprochant de l’Institut National de Santé
Publique (INSP). Nous avions alors constaté, à notre
grand étonnement, qu’aucune exploitation des certificats
de décès n’était réalisée
d’une part, que le taux de déclaration par wilaya était
extrêmement faible et que la qualité des données
figurant sur ces certificats ne permettait en fait aucune déduction
sur les causes médicales de décès.
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| La
lente et inexorable descente aux enfers des hôpitaux au statut
équivoque (4 décembre 2006)
par Larbi Abid
Dans les années 90, en pleine décennie
noire (ou rouge, c’est selon), un certain nombre d’établissements
hospitaliers de villes universitaires ont perdu du jour au lendemain
leur statut hospitalo-universitaire. Certains ont pu se transformer
en établissement hospitalier spécialisé (EHS)
comme c’est le cas pour l’hôpital de Douéra,
mais les autres (Zéralda, Baïnem, Birtraria, Kouba,
Rouïba, Ain Taya, Belfort, Thénia etc.) sont devenus
des hôpitaux de secteur sanitaire avec la particularité
d’avoir des services hospitalo-universitaires en leur sein.
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| Circoncisions
de masse, circoncisions collectives, encore et toujours ?
(3 novembre 2006)
par Larbi Abid
Malgré une circulaire ministérielle
limitant la circoncision aux seules structures chirurgicales et
aux seuls chirurgiens, malgré l’accident survenu l’année
dernière à El Khroub où plusieurs enfants circoncis
ont eu des sections de gland, malgré les spots radiophoniques
et télévisés, malgré les annonces sur
les quotidiens nationaux signalant les risques tant infectieux que
traumatiques et psychologiques de ces circoncisions de masse organisées
les derniers jours du mois de ramadan par différentes associations
de bienfaisance, associations politiques et assemblées populaires
communales (APC), nous avons assisté cette année encore
à cette situation qui perdure grâce à la complicité
de certains administrateurs aux niveaux des hôpitaux publics
mais également grâce à la complicité
de collègues aussi bien chirurgiens que non chirurgiens.
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| La
prise en charge des hépatites virales
(4 octobre 2006)
par Larbi Abid
Comme à chaque mois d’octobre, des
journées scientifiques et/ou d’informations consacrées
aux hépatites virales, sont organisées à travers
le territoire national. Ainsi le 1er octobre 2006 une journée
a été organisée en ce sens.
Pour le président de l’association
SOS- Hépatites :
- La situation est de plus en plus inquiétante quant au
nombre de cas et à la qualité de la prise en charge
;
- Les instructions ministérielles ne sont pas appliquées
sur le terrain ;
- les malades et les médecins sont confrontés à
la disponibilité des médicaments fort coûteux,
disponibles uniquement dans les hôpitaux.
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| L’alimentation
dans les établissements de santé (04 septembre
2006)
par Larbi Abid
Depuis le 30 juin 2006, une circulaire ministérielle
interdit, dans les hôpitaux, l’introduction de nourriture provenant
de l’extérieur. En fait il s’agit d’interdire aux parents de malades
de ramener de la nourriture aux patients hospitalisés. L’argumentaire
est qu’un malade hospitalisé doit avoir une alimentation équilibrée
fonction de la pathologie. Par ailleurs cette nourriture provenant
de l’extérieur, non contrôlée, peut être source de toxi-infections
d’origine alimentaire. En effet la préparation des différents repas
au domicile puis leur transport jusqu’à l’hôpital se fait le plus
souvent dans des sachets en nylon, cabas et autres. Plusieurs heures
séparent par ailleurs la préparation du repas de son arrivée à l’hôpital
donnant dans certains cas l’occasion aux germes de proliférer en
particulier durant la saison chaude.
Pourquoi jusqu’à ce jour cet état de fait était toléré aussi bien
par l’administration hospitalière et même par le corps médical ?
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| Le
déficit en médecins spécialistes dans le Sud et les Hauts Plateaux
(28 juin 2006)
par Larbi Abid
Chaque année à pareille époque, une certaine inquiétude
vient remplacer la joie du succès au DEMS pour les différentes promotions
de résidents ayant terminé leurs études de spécialité. Cette inquiétude
est en rapport avec l’appréhension de se retrouver seul (ou plus
souvent seule, vu que le corps médical en Algérie se féminise) dans
un secteur sanitaire de l’intérieur du pays en face du malade.
Cette inquiétude et cette appréhension sont encore plus fortes pour
les spécialités nécessitant un savoir-faire (Gynéco-obstétrique,
anatomie-pathologique, spécialités chirurgicales en général etc..)
non encore bien assimilé.
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| Le
vaccin anti-HPV ne devrait pas être introduit dans le calendrier
vaccinal algérien ? (17 mai 2006)
par Larbi Abid
Dans sa thèse de DESM soutenue en octobre 2004
et consacrée à l’étude des cas témoins sur le papillomavirus
et ses cofacteurs de risque dans la genèse du cancer du col de l’utérus,
le docteur HAMMOUDA responsable du registre du cancer d’Alger a
bien montré que l’HPV apparaît comme la cause principale du cancer
du col et que le typage virologique montrait la présence de l’HPV
16 chez 60,5% des cas et de l’HPV 18 dans 12 % des cas.
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| Le
scorpion, cet insecte qui tue encore. (10 avril 2006)
par Larbi Abid
Il s’appelait Nabil, il n’avait que
4 ans, il jouait avec ses petits camarades du quartier à
Biskra, il rencontra la mort sous une pierre. Elle s’appelait
Nora, elle venait d’avoir son baccalauréat ce jour
là, elle mourra sur le perron de la polyclinique de Tolga.
Il s’appelait Abdallah, pieds nus, il était sur sa
terrasse par une nuit d’été que seule Ouargla,
en détient la recette. A la première marche, le dard
venimeux lui injecta la mort dans une veine plantaire, à
l’âge où l’insouciance élude les
craintes. A Dhaya-Ben-Dahoua (Ghardaia), M’Barka à
la fleur de l’âge, expirait la nuit de ses noces. Elle
disait qu’une épingle de sa robe de mariée lui
lacère le dos.
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| Ces
chiffres qui donnent le tournis (1er mars 2006)
par Larbi Abid
La lecture de la presse quotidienne, la participation
aux manifestations scientifiques médicales qui se déroulent
tout au long de l'année dans les différentes régions
du pays permettent à tout un chacun d'avoir une idée
sur les affections prévalentes dans le pays. Cependant, les
chiffres avancés par les différents orateurs, selon
le but recherché, peuvent être alarmistes ou au contraire
permettre de lancer des Alléluia.
Nous reproduisons quelques uns de ces chiffres retrouvés
dans la presse au cours de l'année 2005 :
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| Vous
avez dit contractualisation des hôpitaux ? (25
janvier 2006)
par Larbi Abid
Après moult hésitations depuis l’année
2002 (voir édito de
janvier 2002), le 1er janvier 2006 devait être la date
de mise en application de la contractualisation des hôpitaux
du secteur public. Cette contractualisation qui comme son nom l’indique
devrait être un contrat établi entre l’hôpital
prestataire de soins et les caisses de sécurité sociale
(CNAS, CASNOS etc.) pour les assurés, l’action sociale
pour les démunis (DAS dépendant du ministère
de la solidarité) et enfin les malades eux-mêmes lorsqu’ils
ne sont ni cotisants à une caisse ni démunis...
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| L’Algérie,
pays en transition épidémiologique ? (14 novembre
2005)
par Larbi Abid
Ces derniers mois les quotidiens nationaux nous
rappellent régulièrement que la première cause
de mortalité en Algérie serait les affections cardio-vasculaires
et que le cancer devient une préoccupation majeure du corps
médical et des responsables de santé.
Pourtant le choléra, la typhoïde, la rage, la tuberculose,
les MTH, les zoonoses et beaucoup d’autres maladies infectieuses
et parasitaires sont toujours signalées à travers
le territoire national par les services de santé. Si certaines
de ces maladies ont été maîtrisées pour
ne pas dire éradiquées comme le choléra, d’autres
continuent de menacer la santé du citoyen en entraînant
des dizaines de morts chaque année. Après les cas
de typhus réapparu il y a 2 ans dans l’Oranie, c’est
au tour de la diphtérie où des cas ont été
signalés dans le Constantinois...
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La grippe aviaire :
sommes nous vraiment non concernés ?
par Larbi Abid - 10 octobre 2005
Selon
un vétérinaire du ministère de l’agriculture,
l’Algérie n’est pas concernée par le risque
de contamination par la grippe aviaire car les oiseaux migrateurs
venant en Algérie proviennent des pays nordiques et non d’Asie.
Pourtant après les cas déclarés dans les pays
d’Asie du Sud-est puis dans les pays de l’ex-URSS, la
Roumanie vient de signaler les 3 premiers cas de grippe aviaire
chez des canards dans la région du delta du Danube qui d’après
le ministre de la santé auraient été contaminé
à partir d’oiseaux migrateurs en provenance de Russie.
Ces cas ont entraîné un renforcement de la campagne
de vaccination anti-grippale des habitants du delta du Danube, région
fréquentée par les oiseaux migrateurs...
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| L’hôpital
peut-il prendre des vacances durant la saison estivale ?
(9 septembre 2005)
par Larbi Abid
La période des vacances d'été
tire à sa fin et la rentrée est le moment privilégié
pour faire le point des sujets d'actualité sociale. Ainsi
un court article paru sur le quotidien "El Watan" interpelle
le ministre de la santé afin que celui-ci coordonne les fermetures
des cabinets médicaux et de chirurgie dentaire durant la
saison estivale.
Certes, lorsqu'une personne est aux prises avec des problèmes
de santé, sa vie peut en être perturbée si elle
ne trouve pas de répondant que ce soit au niveau d’un
cabinet médical et ce qui est plus grave encore au niveau
de l’hôpital. En effet les fermetures de lits (lorsque
ce n’est pas la fermeture de services hospitaliers) durant
l’été est en train de devenir chose courante.
Il est vrai que le personnel (administratif, technique, paramédical
et médical) des hôpitaux doit pouvoir prendre des congés
comme tout le monde mais il est important d’organiser la prise
des congés et l’affectation des personnels de façon
à ce que la prise en charge des patients se fasse dans des
conditions satisfaisantes...
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| La
lourde facture du médicament en Algérie
(23 août 2005)
par Yasmine Ferroukhi
La facture du médicament en Algérie
est de plus de 700 millions de dollars pour l’année
2004. Un marché qui représente quelque « 4
000 médicaments, dont 15% seulement sont produits partiellement
ou entièrement chez nous », selon la déclaration,
de M. Amar Tou, ministre de la Santé et de la Réforme
hospitalière.
Une note que les pouvoirs publics tentent de réduire par
l’encouragement à la généralisation du
médicament générique, des efforts jugés
encore insuffisants par les professionnels du secteur. Objet de
nombreuses convoitises pour être porteur, il n’est pas
rare que le marché du médicament en Algérie
enregistre de tumultueuses perturbations à l’instar
des dernières ruptures de stocks, y compris de certains médicaments
vitaux pour les patients. La circulaire interministérielle
de mars 1998, toujours en vigueur selon le responsable d’un
organisme étatique chargé de la distribution du médicament,
définit le mode de calcul des prix et des marges bénéficiaires
des médicaments à usage de médecine humaine...
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| Reste-t-il une place
pour les autres langues dans les manifestations scientifiques internationales ou
l’anglais est-il unique et obligatoire ? (11 juillet
2005)
Professeur Larbi Abid
Lors du 1er congrès de chirurgie de la francophonie
qui s’est déroulé à Paris en 2004, conjointement
avec le congrès de l’Association Française de
Chirurgie, il a été décidé que le deuxième
congrès de chirurgie de la francophonie se déroulera
en juin 2005 à Beyrouth, en même temps que la réunion
de printemps de la société libanaise de chirurgie.
Cela a été pour moi l’occasion d’inciter
mes assistants (francophones) à présenter notre expérience
dans quelques domaines de la chirurgie viscérale. Pour les
communications retenues, le comité scientifique a suggéré
à l’ensemble des orateurs de rédiger les diapositives
en anglais afin que les collègues des pays arabes anglophones
puissent en bénéficier...
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| Il faut une journée
pour chaque enfant et non une journée de l’enfance
(2 juin 2005)
Professeur K. DAOUD
Il faut raconter l’histoire des enfants et
non plus seulement leur raconter des histoires.
Il ne faut pas se souvenir des enfants mais, enfin les regarder.
Il ne faut pas seulement regarder les enfants mais, enfin, les voir.
Il ne faut pas parler des enfants mais, enfin, leur parler.
Il ne faut pas passer à coté des enfants, mais les
attendre à l’autre bout du monde.
Il ne faut pas seulement leur faire traverser la route, mais prendre
la route avec eux, au moins une fois dans sa vie...
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| Pour un Maghreb et
un Monde sans mines antipersonnel (10 mai 2005)
Professeur Larbi Abid
8 mai 2005 : l’Europe et le monde commémorent
le 60ème anniversaire de la fin de la 2ème guerre
mondiale. L’Algérie, quant à elle, commémore
les massacres de Guelma, Kherrata et Sétif par l’armée
coloniale française, massacres qui avaient fait 45 000 morts
à la même date.
En ce jour anniversaire, le Ministère Algérien de
la Solidarité et de l’Emploi a organisé, en
collaboration avec le PNUD, le CICR, Handicap International et plusieurs
autres ONG nationales et internationales, un Symposium International
sur la mise en œuvre de la convention d’Ottawa sur l’interdiction
des mines anti-personnels.
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| Stomie et stomisés
(9 avril 2005)
Professeur Larbi Abid
Chez un patient nécessitant la réalisation
d’une stomie temporaire ou définitive (colo, iléo
ou urétérostomie), la poche de stomie peut être
bien acceptée ou au contraire devenir un véritable
calvaire à supporter de jour en jour.
Si l’on se réfère aux quotidiens nationaux,
il ne se passe pas un mois sans qu’on ne lise un appel de
détresse émanant de groupe de citoyens qui se plaignent
de l’absence, du coût excessif ou de la mauvaise qualité
des poches de stomie présentes sur le marché algérien,
poches qui se détachent toutes seules obligeant le patient
soit à ne plus quitter son domicile soit à se changer
plusieurs fois par jour.
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| Pour une rationalisation
des moyens dans nos hôpitaux (8 mars 2005)
Par Mr. BOULAHBAL - Directeur de la Santé de la wilaya
de Tlemcen
Avec 73 dollars US par an et par habitant (rapport
de l’OMS sur la santé dans le monde - année
2004), il est clair que le secteur de la santé en Algérie
manque d’argent. Cette somme ne représente que le 1/30
de la dépense de santé, par an et par habitant, dans
un pays comme la France. Il n’est donc pas étonnant
de voir la majorité de nos hôpitaux endettés.
Il faut savoir aussi que la part des salaires représente
en moyenne 70% du budget de fonctionnement des établissements
de santé en Algérie (un budget qui s’élève
pour l’année 2004 à plus de 92 milliards de
dinars).
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| Médecine hospitalière
où est ton humanisme ? (8 février 2005)
Par Pr. Mohamed Aboulola
Il est encore présent dans certains services
ou dans le cœur d’hommes ou de femmes du corps sanitaire
algérien. J’en veux pour preuve le comportement de
ce professeur de chirurgie présent et actif dans son service
dès 7h du matin et très tard le soir; celui de ce
surveillant médical de l’hôpital Mustapha qui
est, à lui seul, un service social. Je voudrais citer aussi
ce service de médecine interne où le malade consultant
ou hospitalisé est réellement roi; où cette
dame du service de nettoyage qui ne cesse de me demander des nouvelles
d’un petit malade traité pour malformation handicapante.
Voilà un monsieur hospitalisé, au
départ, pour trois jours mais qu’on a oublié
pendant 37 jours !
A ceux qui allongeaient la liste d’attente, on devait sûrement
dire: «Nous manquons de place».
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| Les rapports médecins-pharmaciens,
à l’épreuve du droit (13
janvier 2005)
Par Abdelhafid OSSOUKINE
Qui d’entre nous n’a
pas remarqué ce pauvre pharmacien embrouillé, enfonçant
les sourcils et éprouvant toutes les peines du monde à
décrypter une ordonnance ressemblant beaucoup plus à
un gribouillis qu’à un acte prescriptif de médications.
L’usage du médicament peut être à l’origine
de dommages pour le malade. Parfois, il peut provoquer la mort si
le médecin ne prend pas les précautions indispensables
avant sa prescription.
Dans son livre consacré au droit pharmaceutique algérien
(El-Hidaya 1998) A. Mahdjoub cite deux affaires qui démontrent
combien le non-respect du principe de vigilance peut entraîner
des dégâts irréparables pour un malade déjà
accablé par la maladie. Lire la suite |
| Prestations de soins
ou prestations de services ? (1er décembre
2004)
Par Professeur H. BENKADRI - Chef de service ORL - CHU Constantine
L’Algérie est un pays à l’histoire
millénaire, intimement liée à celle de la Méditerranée.
Déjà en l’an 46 avant J.-C., la médecine
y était pratiquée, et Juba 1er alors roi de Numidie,
avait pour médecin un certain Euphorbe (plantes médicinales
, les euphorbiacées.)
L’avènement de l’Islam en Afrique du Nord a enrichi
la pratique médicale par des soins non encore hiérarchisés,
et ce n’est que durant la colonisation française que
fut créé le service médical de colonisation,
le 21 janvier 1853 par le maréchal De Saint Arnaud, ministre
de la Guerre de Napoléon III, chargé des affaires
de l’Algérie. Les médecins de l’époque
avaient constaté la présence de plusieurs fléaux
tels la tuberculose, le paludisme, l’hydatidose, maladies,
malheureusement encore d’actualité chez nous en l’an
2004. Lire la suite |
| Où
commencent les droits des malades ? (8 novembre
2004)
Mostefa Khiati - Professeur de Pédiatrie, Président
de la FOREM
Jusqu’à 1971, l’Algérie
n’a formé en moyenne que dix spécialistes par
an. La mise en place de la Réforme des études médicales
en 1971 a permis d’augmenter sensiblement le nombre de diplômés,
lequel est passé de 29 en 1975 à 588 en 1986. En fait,
c’est le programme spécial (formation de 1.000 spécialistes
de base par an) lancé par le gouvernement en 1987, qui va
fournir au corps des spécialistes ses troupes. Au 31 décembre
1997, moins de 10.000 médecins spécialistes étaient
en exercice: 6.636 dans le secteur public et 3.095 dans le secteur
privé. Au taux d’accroissement actuel induit par la
formation, ce nombre s’est majoré de 5.000 nouveaux
spécialistes en fin 2003. Compte tenu des données
liées au recrutement du secteur public et de l’attraction
du secteur privé, on peut estimer aujourd’hui que le
secteur public fait travailler environ 8.000 médecins spécialistes.
Il y en a pratiquement autant dans le secteur privé. Lire
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| Communication
et motivation (16 octobre 2004)
Melle N. MAKHLOUFI - Directrice Régionale Centre –
PCH
L’hôpital algérien en tant qu’entité
socio-économique traverse une crise profonde qui se manifeste
par l’échec de s’approprier les formes modernes
relatives à la gestion des ressources humaines.
Les dirigeants sont surchargés et épuisés par
le poids des responsabilités, leur autorité semble
reposer sur leur charisme personnel plutôt que sur leur compétence.
Le personnel subalterne semble mal informé, complètement
marginalisé, non motivé.
A l’heure actuelle, la communication est d’autant plus
nécessaire à l’hôpital et doit relever
de nombreux défis, être capable d’intégrer
les technologies de pointe et de pren,dre en charge les pathologies
nouvelles. Lire la suite |
| Les hépatites
virales (6 septembre 2004)
Docteur F. CHAOUI
Les hépatites virales constituent tant par
leur fréquence que par leur gravité potentielle, un
véritable problème de santé publique.
En effet, si leur fréquence varie en fonction du virus (près
de 10% des adultes sont séropositifs au virus A dans les
pays en voie de développement contre 15 à 30 % de
séropositivité pour l'hépatite B), il est bien
connu que l'incidence de l'infection par les virus hépatotropes
est directement liée au niveau d'hygiène publique
et à la pertinence des programmes de santé. Lire
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| La fièvre typhoïde
une maladie historique ré-émergente (30
juillet 2004)
Pr. A. SOUKEHAL
3 tendances évolutives
ont caractérisé cette maladie des mains sales depuis
l'indépendance du pays :
- La première tendance que l'on peut situer de 1962 à
1987 montre une augmentation globale du nombre de cas de typhoïde,
une sous-notification manifeste dans beaucoup de wilayas à
haut risque épidémiologique.
- La deuxième tendance qui se positionne de 1988 à
1990 se traduit par : une diminution importante de la morbidité
concordant avec la mise en place de nouveaux systèmes de
notification qui ont amélioré de façon appréciable
l'information épidémiologique au plan quantitatif
et qualitatif.
- La troisième tendance, qui a débuté en
1991, se poursuit actuellement. Elle montre, de façon certaine,
une augmentation de la morbidité dans certaines wilayas
cibles que l'on peut considérer comme wilayas à
haut risque épidémiologique dans le domaine de la
fièvre typhoïde. Ce sont les wilayas de Chlef, Batna,
Bejaia, Blida, Bouira, Tlemcen, Tiaret, Tizi Ouzou, Oran, Alger,
Djelfa, Skikda, Annaba, Constantine, Médéa, Mostaganem,
Msila, mascara, Bord Bou Arréridj, Tissemsilt, Tipaza,
Ain Defla, Relizane.
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| La Médecine
Arabe dans l'Espagne Musulmane (5 juillet
2004)
Docteur F. BOUAMARANE
Une des évidences de la pensée aujourd'hui
est que les fondements de la civilisation actuelle reposent sur
ce que l'intelligence des générations antérieures
a réalisé et qui, par un effet cumulatif, a produit
le progrès. Il est apparu que l'évaluation des divers
aspects de la civilisation moderne, de son degré d'avancement
et de son caractère judicieux implique nécessairement
l'exploration des bases sur lesquelles elle s'est construite. L'étude
du processus de développement des sciences, notamment dans
le domaine médical, révèle clairement que les
plus simples des règles scientifiques qui paraissent évidentes
aujourd'hui, sont passées par de multitudes étapes
à travers l'histoire et que leur mise au point et leur amélioration
sont le fruit des apports cumulés de civilisations passées.
En découvrant celles-ci, on observe une remarquable continuité
dans les découvertes et les inventions, depuis les toutes
premières civilisations dans la Mésopotamie et la
vallée du Nil, une civilisation débutant là
ou celle qui l'a précédée s'est achevée.
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| Le drainage, quel drainage
? (dans la péritonite post-opératoire) (1
juin 2004)
Professeur G. DJILLALI
C'est dans le domaine des péritonites post-opératoires
que les problèmes du drainage de l'abdomen se posent avec
le plus d'acuité, c'est là que le chirurgien aimerait
être sûr que l'appareillage qu'il va choisir sera non
seulement efficace mais parfaitement toléré. C'est
ici pourtant que les difficultés sont les plus grandes. La
multiplicité et la diversité sans cesse croissante
des systèmes proposés par les fabricants renforcent
encore les incertitudes des chirurgiens. Lire
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| La médecine
d'urgence (30 avril 2004)
Professeur A. AIT SLIMANE
Pendant longtemps, les différentes spécialités
médicales ont entretenu la confusion dans le domaine de l'activité
médicale d'urgence, arguant du fait que les patients non
programmés peuvent trouver tout naturellement une solution
à leurs problèmes de santé dans le cadre d'une
spécialité médicale ou chirurgicale au sein
d'une structure de santé. Partant de cette idée, les
premiers centres d'urgence intra-hospitalière ont fonctionné
comme des unités d'accueil et d'orientation des malades à
travers une gestion à distance par un service de médecine
ou de chirurgie. Lire la suite |
| Femmes et médecine
(7 avril 2004)
Professeur J.M. BELKHODJA
Le corps médical algérien est aujourd'hui
largement féminisé. Dans le secteur public, toutes
filières et grades confondus, le taux de femmes est légèrement
supérieur à la moitié : 50,93 % exactement
selon les statistiques du ministère de la santé.
La santé est le domaine où la parité est atteinte,
à la différence des administrations, des autres professions
libérales, de l'industrie, des assemblées élues
et des exécutifs. Avant de parvenir à ce résultat,
combien positif dans le domaine de la santé, voyons le chemin
parcouru par les algériennes. Lire
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| L'évolution
du marché du générique (27
février 2004)
R. GHEBBI - Pharmacien - Dar El Beida - Alger
Autrefois, la préparation du médicament était
l'apanage du pharmacien qui opérait de façon artisanale.
Par la suite, le médicament est entré dans sa phase
industrielle depuis les années 50. Cependant, les produits
génériques ont toujours existé et étaient
connus au siècle dernier en France notamment, sous le nom
de produit sous cachet. Lire la suite |
| Cancer
: doit-on ou non dire la vérité ? (3
février 2004)
Professeur Larbi Abid
Cette question pose des problèmes relationnels pour lesquels
la plupart de nous médecins somme peu familiers. Les exemples
suivants tirés de notre pratique quotidienne illustrent bien
ce fait... Lire la suite |
| La transplantation
rénale en Algérie (5 janvier
2004)
Professeur Larbi Abid
Le dimanche 28 décembre, deux quotidiens nationaux annonçaient,
l'un l'arrêt du service de transplantation rénale de
la clinique DAKSI de Constantine (fleuron des structures hospitalières
de l'est du pays, spécialisée dans les maladies du
rein), l'autre la première greffe rénale dans un proche
avenir au niveau de l'EHS de Canastel à Oran (établissement
spécialisé dans les pathologies de l'enfant). Trois
jours plus-tard, soit le 31 décembre, et pour ne pas être
en reste, un troisième quotidien national annonce la réussite
d'une greffe rénale effectuée le 29 décembre
au service de chirurgie du CHU de Blida après les deux premières
tentatives effectuées en début d'année. Lire
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| Infections nosocomiales
et bloc opératoire (15 décembre
2003)
Professeur Larbi Abid
Les infections nosocomiales constituent un des principaux risques
pour les patients lors d'une intervention chirurgicale. Selon une
enquête nationale française près de 7 % des
patients hospitalisés développent une infection à
l'hôpital. Les opérés ont plus souvent acquis
une infection nosocomiale (12 %) que les non opérés
(6 %). Parmi les conséquences des infections nosocomiales,
le décès, évalué par le taux de létalité
est estimé à 2,5 % dans les services de chirurgie
selon les études américaines. En 1994 déjà,
en France, on avançait le chiffre de 10 000 décès
par an causés par les infections nosocomiales. Lire
la suite |
| Les raisins
de la colère des professeurs de médecine (23
octobre 2003)
Professeur Tedjiza
Professeur de psychiatrie et psychologie médicale à
la faculté de médecine d'Alger.
Secrétaire général du Syndicat national des
professeurs et docents en sciences médicales
Un environnement socio-économique précaire, un environnement
institutionnel rigide, un imaginaire social en mal d'inspiration,
une opinion publique amère et désabusée, des
obligations socioprofessionnelles éprouvantes, une reconnaissance
sociale frustrante, des exigences existentielles plus qu'accaparantes,
tel est le lot du professeur en médecine dans ce pays.
Quant aux limitations structurelles se surajoutent des contraintes
conjoncturelles, du fait généralement de décisions
partielles et partiales, aux objectifs étriqués et
de portée limitée, la situation se complique à
souhait.
Les mesures qui en découlent, prises quelquefois en dépit
du bon sens, peuvent même aller à l'encontre des intérêts
de l'institution elle-même. Les dossiers brûlants constituant
le contentieux avec les tutelles sont relativement nombreux et d'importance
variable. Trois d'entre eux sont particulièrement intéressants,
du fait précisément de leur importance, mais également
de l'attitude déconcertante de l'administration à
leur égard. Lire la suite |
| Les médicament
génériques (16 septembre 2003)
Professeur Larbi Abid
En novembre 1989, j'étais invité à un Séminaire
de Politique Générale de Financement du Secteur de
la Santé au Maghreb, organisé par l'Institut
de Développement Economique (IDE) de la Banque Mondiale à
Casablanca au Maroc. Lors d'une discussion avec mes collègues
marocains, je leur ai fait part de ma surprise (le mot est faible)
de voir des mères de famille mendier devant l'entrée
des officines de pharmacie privée en présentant des
ordonnances où les médicaments principaux ont été
cochés par le pharmacien. J'étais, à l'époque,
fier de dire, qu'en Algérie, la médecine est gratuite
et que le citoyen algérien recevait ses médicaments
à la pharmacie même de l'hôpital et qu'il n'avait
pas à débourser un centime. Avec l'économie
de marché, la mondialisation, ce temps est bien loin et les
rues de nos différentes villes sont parsemées de mendiants
(hommes et femmes) accompagnés d'enfants malades présentant
des ordonnances ou des boites vides de médicaments. Lire
la suite |
| La progression des
hospitalo-universitaires (4 août 2003)
Professeur Larbi Abid
A la demande du ministre de l'enseignement supérieur et
de la recherche scientifique (MESRS), une commission de professeurs
hospitalo-universitaires et de membres du ministère de l'enseignement
supérieur a été installée en vue d'étudier
la problématique de la progression des maîtres-assistants
(MA) hospitalo-universitaires liée à la thèse
de doctorat en sciences médicales (DESM). Lire
la suite |
| Résurgence de
la peste en Algérie : La sonnette d'alarme ? (7
juillet 2003)
Professeur Larbi Abid
Depuis quelques années l'Algérie connaît une
incroyable série de catastrophes : en plus des calamités
dites "naturelles" (inondation de Bab-El-Oued en novembre
2001, plus de 1 000 morts ; séisme du 21 mai 2003 : 2 300
morts, autant de disparus et 11 000 blessés) une succession
d'épidémie de botulisme, tuberculose (18328 cas en
2001), typhoïde (2411 cas en 2002), rougeole, méningite
(2579 cas en 2002), gale, intoxications alimentaires (4000 à
5000 cas / an), maladies à transmission hydrique (8125 cas
/ an), zoonoses (leishmaniose, brucellose et hydatidose) parsèment
le quotidien des algériens sans que l'on puisse, dans ces
cas, ignorer le laisser aller des autorités chargées
de l'hygiène et de la prévention des maladies transmissibles.
Pour clôturer cette liste hélas non exhaustive, une
épidémie de peste a éclaté au courant
de ce mois de juin 2003 dans la banlieue d'Oran, 2ème ville
du pays, ville qui a servi de cadre à Albert Camus pour son
roman mythique, "la Peste" où dans la conclusion,
prémonitoire de ce roman Camus fait dire à son héros
: Lire la
suite |
| Systèmes
et politiques de santé au Maghreb : un état des lieux
(2 juin 2003)
Miloud KADAR, économiste
Partout dans le monde, les systèmes de santé connaissent
de nombreux bouleversements depuis le début des années
80. Les pays du Maghreb n'échappent pas à ce mouvement.
Bien plus, la crise qu'ils affrontent semble plus complexe à
résoudre, car leurs systèmes de santé ressemblent
à la fois à ceux des pays pauvres et à ceux
des pays riches.
Après avoir connu une expansion continue pendant plus de
deux décennies, les systèmes de santé au Maghreb
semblent à des degrés divers, dans l'impasse. Ils
subissent directement non seulement les effets de la crise économique
et des programmes d'ajustement structurel mais également
ceux d'une croissance non maîtrisée de leurs propres
composantes. La crise actuelle peut être analysée à
travers la question du financement qui est un révélateur
des difficultés qu'affrontent les systèmes de santé
pour se procurer les moyens de leur production et de leur extension.
Elle est significative des changements apparus dans les relations
entre d'une part les systèmes de santé et les systèmes
économiques qui les portent et d'autre part entre les systèmes
de santé et les populations qui en légitiment l'existence.
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| La santé
scolaire en question (3 mai 2003)
L. ABID d'après le rapport de la Direction des Actions Sanitaires
Spécifiques du Ministère de la Santé
En Algérie, la santé scolaire est prise en charge
par des unités de dépistage et de suivi (UDS) au nombre
de 1121 implantées soit dans les établissements scolaires
(828) soit dans des structures de santé (277) soit, plus
rarement, dans des locaux dégagés par les collectivités
locales (16). Lire la suite |
| Réflexions
sur l'avant projet de loi sanitaire (1 avril 2003)
Depuis le mois de février et après le projet de réforme
hospitalière qui n'a pas encore vu le jour (du moins de manière
officielle), le ministère de la santé a mis sur son
site (www.sante.dz)
l'avant projet de loi sanitaire.
Cet avant projet (qu'on peut également consulter sur ce site)
a été envoyé à toutes les organisations
professionnelles concernées pour concertation comme on peut
le lire sur la page de garde.
Par ses non-dits, cet avant projet a déjà entraîné
une levée de boucliers de la part des médecins hospitalo-universitaires
tous grades confondus avec préavis de grève aussi
bien des soins que de l'enseignement. Sans rentrer dans les problèmes
de fond, on peut dire sur le plan strictement technique qu'une nouvelle
loi sanitaire était nécessaire pour s'adapter à
l'économie de marché dans laquelle s'oriente notre
pays d'une part et pour être en conformité avec le
projet de réforme hospitalière.
Pour notre part, la lecture article par article nous amène
à faire un certain nombre de remarques sur quelques articles
: Lire la suite |
| Consensus et règles
de bonnes pratiques médicales
La concertation pluridisciplinaire à propos de la cancérologie
(2 mars 2003)
Dans le rapport préliminaire du conseil national de la réforme
hospitalière initiée par le ministère de la
santé, on peut lire que parmi les mesures urgentes que compte
mettre en place le ministère de la santé, les consensus
et règles de bonnes pratiques médicales figurent en
bonne place.
Dans le cas de la cancérologie, si aujourd'hui, dans le monde
les moyens thérapeutiques permettent de guérir 50%
des cancers, la survie dans notre pays est loin d'atteindre ces
chiffres du fait de la très grande dispersion dans l'accessibilité
et l'administration des soins mais également dans l'inégalité
dans leur qualité selon les structures hospitalières
où elles sont dispensées. Lire
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| Equivalence des diplômes
de spécialités médico-chirurgicales obtenus
à l'étranger (8 février 2003)
Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la
Recherche Scientifique vient d'installer une commission ad_hoc qui
sera chargée de l'équivalence des diplômes de
médecins ayant fait une spécialité à
l'étranger et souhaitant éventuellement exercer cette
spécialité en Algérie. Cette énième
commission aurait été installée (selon les
quotidiens nationaux) à la demande l'Association des Médecins
Algériens en France (MADEF) qui n'aurait pas été
satisfaite des résultats de mars 2002 de la commission nationale
des équivalences (62 équivalence accordées
sur 294 dossiers déposés). Lire
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| La réforme hospitalière
: réflexions (3 janvier 2003)
L'élément marquant de l'année 2002 dans le
domaine de la santé en Algérie a été
sans conteste le changement d'appellation du Ministère de
la Santé Publique et de la Population qui s'est adjoint la
Réforme Hospitalière dans son appellation.
Le but de cette réforme est la réponse à la
question : qui est soigné dans nos hôpitaux et à
quel coût ?
En d'autres termes, c'est la maîtrise du système d'informations
sanitaires et la mesure de la qualité des soins. Lire
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| La levée d'un
tabou : la transplantation d'organes à partir greffons cadavériques
(10 décembre 2002)
A la fin du mois de novembre , un événement médical
et social important a eu lieu à Constantine : il s'agit de
la première greffe rénale à partir d'un donneur
cadavérique.
Cette transplantation, réalisée par l'équipe
du docteur BENDJABALLAH a eu lieu à la clinique de néphro-urologie
et de transplantation rénale. Elle a été suivie
quelques jours plus tard par une seconde transplantation toujours
à partir d'un greffon cadavérique.
Le 9 décembre, le professeur HARTANI du service d'ophtalmologie
du CHU Mustapha d'Alger réalise également deux greffes
de cornée, intervention qui ne peut se concevoir qu'à
partir d'un donneur cadavérique. Lire
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| La santé dans tous
ses états (24 novembre 2002)
Au cours de cette rentrée sociale, le secteur de la santé
a été secoué par plusieurs grèves qui
ont concernées les différents corps exerçant
en milieu hospitalier : les gestionnaires, les praticiens spécialistes
universitaires et non universitaires et le corps paramédical.
Un autre point qui mérite d'être signalé est
le changement d'appellation du ministère de la santé
: de Ministère de la Santé et de la Population, il
devient Ministère de la Santé et de la Réforme
Hospitalière.
Parmi les motifs ayant motivé la grève des hospitalo-universitaires,
il faut rappeler qu'en 1998, le nombre de structures hospitalières
à vocation universitaire a été réduit
comme peau de chagrin par une décision de l'autorité
de tutelle sans concertation aucune avec les enseignants et malgré
le nombre extrêmement élevé d'étudiants
arrivant chaque année en médecine.
Certes les services hospitaliers de ces structures qui ont été
rétrogradées ont gardé pour la plupart leur
vocation universitaire. Il suffisait pour cela que le service hospitalier
ait à sa tête un enseignant de rang magistral. Lire
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| La fin de la médecine
gratuite en Algérie ? (29 décembre
2001)
A partir du début de l'année 2002, les patients se
présentant dans les structures de santé publique devront
s'acquitter d'une contribution financière pour avoir droit
aux soins. C'est ce que prévoit un projet d'arrêté
interministériel soumis récemment au parlement.
Cette contribution représente les 20 % non pris en charge
par la sécurité sociale, ceci pour les hospitalisations.
Pour les consultations, le patient devra contribuer pour une somme
de 200 DA en médecine générale et de 400 DA
en consultation de spécialité.
Il en est de même des explorations biologiques et radiologiques
qui étaient gratuites pour les patients hospitalisés.
La journée d'hospitalisation est également revue à
la hausse puisqu'elle passe de 100 DA symbolique non remboursable
par la sécurité sociale à 3000 DA environ.
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