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Elhafidi Naima, A. Gaouzi, B.Benhamou, F. Msefer Alaoui
- elhafidinaima@hotmail.com
Service de pédiatrie générale, endocrinologie, neurologie
- Hôpital d'enfant - Rabat - 12 mai 2004
Introduction
La croissance d'un enfant est dite normale si les paramètres
auxologiques évoluent de manière parallèle aux courbes
de références dans un même couloir entre + 2 et - 2 déviations
standard ou entre le 3° et le 97° percentile. Le standard
de référence utilisé au Maroc est celui de la population
française déterminé par Sempé et Pédron (1950 et actualisé
en 1979 et 1997) [1,2]. En conséquence sont considérés
comme présentant un retard de croissance staturale les
enfants dont la taille est inférieure à - 2 DS [1-4].
Les raisons qui incitent à prendre en charge un retard
de croissance sont diverses :
- Le retard de croissance peut être le premier signe
d'un processus pathologique qui peut mettre en jeu le
pronostic vital ou fonctionnel de l'enfant.
- Un retard de croissance pendant l'enfance peut se
compliquer d'une petite taille adulte.
- Enfin méconnaître un retard de croissance c'est risquer
de ne pas identifier une situation potentiellement accessible
à un traitement qui permettrait d'améliorer voire de
normaliser la taille.
Physiopathologie
La croissance normale est la résultante d'une interaction
entre plusieurs facteurs[3]. Cette croissance se fait
de la naissance à l'âge adulte pour atteindre une taille
définitive qui est estimée chez la fille à 162 cm (151-
174 cm ) et chez le garçon à 175 cm (163-187cm )[4,5].
Et pour se dérouler normalement la croissance a besoin
d'un squelette normal et d'un système endocrinien fonctionnel
[2,3]. Ces deux élément sont contrôlés par des facteurs
génétiques qui déterminent la taille définitive et l'âge
de la puberté d'où la notion de taille cible ; celle ci
se définit comme étant la taille que devrait avoir un
enfant si n'intervenait que le substratum génétique familiale.
Le système endocrinien est assuré par un certain nombre
d'hormones ; l'hormone clé est l'hormone de croissance
(GH) avec ses dérives les somatomédines ( IGF1 et IGF
2) qui agissent sur le cartilage de croissance. Les hormones
thyroïdiennes contrôlent la maturation osseuse tandis
que les stéroïdes sexuels accélèrent la vitesse de croissance
et les glucocorticoïdes l'inhibe.
Par ailleurs les maladies chroniques, l'état nutritionnel
délétère survenant au sein d'un niveau socioéconomique
bas ainsi que les carences psychoaffectifs constituent
des facteurs d'environnement qui ralentissent considérablement
la croissance staturale.
Conduite Clinique
L'interrogatoire et l'examen clinique orientent l'étiologie
et conditionnent les examens para-cliniques.
1. L'interrogatoire
Quand celui-ci est précis, cela économise souvent des
examens inutiles :
Les antécédents familiaux et périnataux
:
- L'existence de petite taille dans la famille évoque
- Une petite taille familiale.
- Une pathologie génétique.
- L'existence de retard pubertaire chez l'un des
parents évoque
- Un retard simple de puberté.
- Un déficit gonadotrope familial.
- Le niveau socio-économique défavorisé fait chercher
une carence nutritionnelle
- Les antécédents de retard de croissance intra-utérin
d'hypoglycémie et le micropénis orientent vers un
hypopituitarisme
- Le contexte psychoaffectif oriente vers un nanisme
psychosocial
L'histoire personnelle :
IL faut préciser :
- Le développement psychomoteur
- Le niveau scolaire.
- Les maladies chroniques.
- La prise de corticoïdes.
Signes fonctionnels :
Les céphalées et vomissements orientent vers un processus
expansif intracrânien. Les troubles digestifs orientent
vers une malabsorption. Une polyuro-polydipsie oriente
vers un diabète insipide. Un infléchissement scolaire
oriente vers une hypothyroïdie.
2. L'analyse de la courbe de croissance
staturo-pondérale est la Pierre angulaire du diagnostic
:
Plusieurs paramètres doivent être précisés :
- La vitesse de croissance (cm/an) ; nombre de centimètres
acquis en une année. Elle peut se calculer sur une
période plus réduite (mais d'au moins 6 mois), ses
variations sont exprimés aussi sur des courbes de
vitesse de croissance.
- Le poids par rapport à la taille, s'obtient en
comparant le poids par rapport au poids moyen pour
la taille de l'enfant (âge statural) .Il s'exprime
en déviation standard (DS) par rapport à la taille
ou mieux en pourcentage.
- L'indice de corpulence ou indice de Quetelet (kg/m2)
: rapport du poids sur la taille au carré s'exprime
en percentile et reflète au mieux l'état nutritionnel
et la masse grasse[1,6].
En effet pris isolément la taille d'un enfant,
à un âge donné, ne permet pas de prédire du caractère
normal ou non de sa croissance [1,7]. Mais plus
l'écart à la moyenne est grand plus forte est la
probabilité de trouver une pathologie. Une cassure
récente de la courbe staturale doit faire rechercher
une tumeur intracrânienne. Un fléchissement progressif
oriente vers un déficit en GH ou une maladie cœliaque.
Un retard statural avec une vitesse de croissance
régulière oriente vers une petite taille constitutionnelle
ou un retard de croissance intra-utérin.
3. L'examen physique :
- Evalue le stade pubertaire par la cotation de Tanner,
en stades de I à V. C Analyse l'état nutritionnel
et la maturation dentaire.
- Recherche l'existence d'un syndrome dysmorphique
- L'examen somatique précise la présence de troubles
cardiaques, respiratoires, digestifs, rénaux ou osseux.
4. Un Age osseux :
Un âge osseux est systématiquement pratiqué. Il consiste
en une radiographie de la main et du poignet gauche
de face. Le système de référence est celui de l'atlas
de Greulich et Pyle. L'âge osseux pour un individu
correspond à l'âge réel de la majorité des individus
de son sexe qui ont la même maturation squelettique.
Il permet aussi d'approcher la taille adulte qui se
calcule pour un enfant donné à partir de sa taille
et de son age osseux. La méthode la plus utilisée
est celle de Bayley et Pinneau. Une approximation
peut être aussi réalisée en calculant la taille cible
: taille père + taille mère / 2 + 6,5 (garçon) ; -6,5(fille)
[1,4,6,8]
Etiologies
1. Causes endocriniennes :
Leur aspect est souvent évocateur avec un âge osseux
inférieur à l'âge chronologique.
1.1 L'insuffisance thyroïdienne :
Les signes cliniques sont variables en fonction du
degré de l'insuffisance thyroïdienne et de sa durée
d'évolution :A la naissance une discordance entre
le poids et la taille à la naissance une fontanelle
antérieure large, un ictère qui se prolonge, une constipation
doivent faire évoquer le diagnostic d'hypothyroïdie
congénitale avant l'installation du myxoedème congénital
avec nanisme dysharmonieux, excès pondéral, traits
grossiers, voix rauque, macroglossie, peau sèche,
retard intellectuel [9,10].
Dans les pays développes le dépistage est fait systématiquement
par prélèvement sur papier buvard les premiers jours
après la naissance avant l'apparition de signes cliniques
pour éviter le retard intellectuel [11].
L'hypothyroïdie acquise entraîne un ralentissement
statural associé à une prise pondérale. Les autres
signes cliniques (lenteur, frilosité, constipation)
sont plus inconstants.
Le dosage des hormones thyroïdiennes (fractions libres
de T3 et surtout de T4) permet le diagnostic d'insuffisance
thyroïdienne. L'évaluation de la TSH permettra de
distinguer les hypothyroïdies primaires (TSH élevée)
des hypothyroïdies secondaires (TSH basse ou normale).
L'âge osseux est retardé habituellement inférieure
à l'âge statural. Il peut s'y associer dans les formes
prolongées une dysgénésie épiphysaire.
Les autres examens (scintigraphie thyroïdienne, dosage
des anticorps antithyroïdiens) seront proposés en
fonction de l'étiologie soupçonnée. Celle ci se répartissent
en agénésie de la thyroïde, ectopie glandulaire, trouble
de l'hormonogenèse et en thyroïdites auto-immunes.
Le traitement est substitutif, Urgent et à vie, LEVOTHYROX
6 à 8 microgramme /Kg à la naissance puis 100 microgramme/
m2.
1.2. Déficit en hormone de croissance
(GH)
Certains signes sont évocateurs ; à savoir une surcharge
pondérale à prédominance tronculaire, des extrémités
petites, un front bombé, un fascias poupin, un micropénis,
des épisodes d'hypoglycémie.
Ces signes sont inconstants et le plus souvent, le
déficit statural paraît isolé. La courbe de croissance
montre un ralentissement conduisant à un changement
de couloir de croissance. Le diagnostic de déficit
repose sur l'insuffisance ou l'absence de sécrétion
de GH sous stimulation. On parle de déficit en GH
lorsque le pic sous stimulation est inférieur à 10
ng/ml. La constatation d'un déficit en GH conduit
à rechercher un autre déficit hypophysaire et une
lésion de la région hypothalamo-hypophysaire par TDM
ou IRM.
Le traitement consiste en l'administration d'hormone
de croissance synthétique à la posologie de 0.25 mg
par kg et par jour réparti en 7 injections hebdomadaires.
Le traitement est poursuivi jusqu'à la fin de la croissance
et de la puberté. Parallèlement si d'autres fonctions
hypophysaires sont atteintes, elles sont traitées
[7,12].
1.3. Les hypercorticismes
a) Le syndrome de Cushing
Il est exceptionnel chez l'enfant, il associe sur
le plan clinique : un retard de croissance avec
ralentissement de la vitesse de croissance, un trouble
de la répartition des graisses à prédominance facio-tronculaire
pouvant confiner à l'obésité, une pilosité +/- excessive,
une atrophie musculaire, une séborrhée, une acné.
Le diagnostic repose sur l'évaluation du cortisol
libre urinaire qui permet un bon dépistage d'un
hypercorticisme. Le diagnostic s'appuiera sur la
disparition du rythme circadien du cortisol, et
sur l'absence de freinage du cortisol par le Dectancyl.
Les étiologies se partagent entre les tumeurs de
la surrénales (plus fréquentes chez l'enfant que
chez l'adulte) et les adénomes hypophysaires à ACTH
(maladie de Cushing) qui restent exceptionnels chez
l'enfant et l'adolescent [13].
b) Les Hypercorticismes iatrogènes
Ce sont en fait les hypercorticismes les plus fréquents
chez l'enfant. Le ralentissement de la croissance
apparaît pour de doses faibles et prolongées de
corticoïdes, un traitement alterné retentit moins
sur la croissance. La récupération est complète
si la durée du traitement par corticoïdes ne dépasse
pas un an.
2. Retards d'origine osseuse
De type malformatif ou chromosomique, ils ont en commun
l'aspect souvent dysmorphique, la vitesse de croissance
normale, l'âge osseux égal à l'âge statural.
2.1. Maladies osseuses constitutionnelles
du squelette
Le diagnostic est affirmé par la radiographie qui
montre des anomalies épiphysaires, métaphysaire et
vertébrales [7,14]. On citera :
- Les Achondroplasies
- Les Dysplasies squelettiques
- La pycnodysostose.
2.2. Syndrome de Turner
Il concerne une naissance féminine sur 2500.Cliniquement
il associe : Un retard de croissance, s'aggravant
progressivement au fil des années. Un syndrome dysmorphique
: hypertélorisme, pterygium colli, cubitus valgus,
écartement mamelonnaire, thorax bombé, implantation
basse des cheveux, lymphoedème des extrémités. Un
impubérisme dans 60 à 80 % des cas secondaire la dysgénésie
gonadique. A la naissance, une fois sur deux il existe
un retard de croissance intra-utérin. L'évolution
spontanée des syndromes de Turner montre une cassure
staturale progressive dès l'âge de 3 ans, de sorte
que la taille moyenne à l'âge de 5-6 ans se situe
en dessous de - 2 DS. A la puberté, ce retard s'accentue
du fait de l'absence de poussée pubertaire et la taille
finale en l'absence de tout traitement et malgré une
croissance tardive est en moyenne de 142 +/- 5 cm
[16 ].
Le diagnostic repose sur le caryotype qui met en évidence
une anomalie d'un chromosome X en mosaïque ou non.
Le traitement du retard statural est actuellement
fondé principalement sur l'hormone de croissance et
ce malgré l'absence de déficit somatotrope. La dose
utilisée est de 0.35mg/kg/semaine répartie en sept
injections hebdomadaires.Le traitement de l'impubérisme
repose sur l'administration d'oestrogènes pour déclancher
la puberté puis d'oestro-progestatifs [17].
2.3. Syndrome malformatif génétique
Ils associent un retard statural précoce, un retard
mental et un syndrome dysmorphique de la face et des
extrémités. C'est un large groupe d'étiologies dont
: les syndromes de Rubinstein taybi, Prader willi,
cornelia de lange [7].
3. Causes viscérales et nutritionnelles
L'âge osseux est toujours retardé, proche de l'âge
statural, ce qui représente une possibilité de rattrapage
statural si on traite la cause.
3.1 Malnutrition et Malabsorption
Facteurs important de retard de croissance staturo-pondérale
, un défaut d'apport ou un syndrome de malabsorption
retentissent impérativement sur la croissance normale.
- Carence d'apport :
- Malnutrition
- Anorexie mentale
- Nanisme psychosocial
- Maladie cœliaque
Dans les formes classiques il existe une anorexie
une diarrhée et une distension abdominale. Dans
les formes frustes le retard statural est apparemment
isolé d'où l'intérêt du dosage des anticorps antigliadines
et de la biopsie du grêle. Le régime sans gluten
entraîne une accélération de la vitesse de croissance
[7,15]
- Maladie de crohn
- Mucovisidose.
3.2 Maladies chroniques
Englobe toutes les pathologies de long cours qui
peuvent survenir pendant l'enfance : maladies rénales
(Tubulopathies), cardiopathies congénitales ou acquise,
maladies pulmonaires, anémies chroniques, maladies
hépatiques chroniques , pathologies métaboliques [2,7].
4. Retards staturaux essentiels
L'aspect est harmonieux et la vitesse de croissance
normale
4.1. Le retard simple de croissance
C'est une cause fréquente de retard de croissance
représentant environ 40% des étiologies. Le diagnostic
est un diagnostic d'exclusion, fondé sur l'absence
de causes viscérales, endocriniennes, génétiques ou
chromosomique. La courbe de croissance est en général
proche de la moyenne les premières années, puis elle
s'infléchit entre 5 et 10-12 ans pour atteindre -2,-3
DS. A l'adolescence, la puberté et la croissance pubertaire
tardent à se faire, accentuant le retard. L'âge osseux
est souvent même inférieur à l'âge statural. Souvent
on retrouve dans la famille la notion d'un autre parent
ayant présenté le même problème.
L'exploration biologique est par définition normale.
En pratique compte tenu du bon pronostic de taille
finale, le traitement n'est pas nécessaire, on peut
néanmoins en cas de mauvaise tolérance psychologique
du retard de croissance et du retard pubertaire proposer
un traitement par de faibles doses de stéroïdes. Ce
traitement est mis en route après l'âge de 14 ans
chez le garçon et 13 ans chez la fille, sur une durée
limitée de 6 mois, avec des doses de testostérone
de 50 mg par mois pour les garçons et de 200 mg d'oestradiol
par jour chez la fille [7].
4.2. Petite taille constitutionnelle
ou essentielle
Ils représentent aussi une cause fréquente de retard
de croissance. La taille des parents souvent petite
ou dans la moyenne. Elle comporte presque toujours
une taille moyenne à la naissance,une croissance insuffisante
apparaît ensuite pendant les 2-3 premières années
de vie,puis la vitesse de croissance devient normale.
L'âge osseux globalement égal à l'âge statural pendant
les premières années, puis au moment de la puberté
il s'accélère pour rejoindre l'âge réel. La puberté
se produit habituellement à l'âge normal et malgré
la croissance pubertaire, la taille adulte définitive
reste petite en rapport avec la taille parentale.
Les explorations endocriniennes sont normales.
4.3. Retard de croissance intra-utérin
(RCIU)
Il se définit par une taille de naissance < - 2 DS
pour l'âge gestationnel. Dans plus de 90 % des cas
un enfant présentant un RCIU normalisera sa taille
dans les 2 ans suivant la naissance. Au-delà de deux
ans les chances de rattrapage sont quasi inexistantes
et l'enfant restera petit jusqu'à l'âge adulte. Le
profil de croissance après les premières années est
superposable à celui observé dans les petites tailles
constitutionnelles, avec notamment une vitesse de
croissance régulière normale. La puberté s'effectue
à un âge normal. Les conditions de traitement telles
qu'elles sont définies dans l'A.M.M en France sont
:
- Une taille à la naissance < - 2 DS selon les référence
de Usher-Mac Lean
- Une taille au moment du début du traitement =
ou < à - 3 DS
- Un âge minimum de 3 ans
- Un âge maximum de 9 ans pour les filles et de
11 ans pour les garçons.
La posologie d'hormone de croissance est plus importante
que dans les déficits somatotropes ou le syndrome
de Turner, de 0.4 mg par kg et par jour réparti en
7 injections hebdomadaires.
Le traitement est poursuivi 3 ans et est soit interrompu,
soit prolongé selon les résultats sur la taille [18].
En pratique
Examens simples de 1° intention :
- Age osseux :
- un âge osseux proche de l'âge chronologique
oriente vers :
- un retard de croissance intra-utérin
- une petite taille constitutionnelle
- une dysplasie squelettique
- une anomalie chromosomique
- un âge osseux retardé oriente vers :
- une hypothyroïdie
- un déficit en GH
- Ionogramme, créatininémie, hémogramme, sidérémie,
calcémie
- Caryotype chez la fille
- T4 libre et TSH
- Testostérone chez le garçon et oestradiol chez la
fille en âge de puberté.
Examens non systématiques pratiques en 2° intention
selon l'orientation clinique et/ou les premiers résultats
:
- Biopsie jéjunale
- Test de stimulation de l'hormone de croissance
- Radiographie du rachis de profil, bassin de face
- Test LHRH avec dosage LH et FSH
- TDM ou mieux IRM centrée sur la région hypothalamo-hypophysaire.
Conclusion
Le retard de croissance staturale constitue un motif
fréquent de consultation. Les causes sont multiples,
les données de l'examen clinique et de la maturation
osseuse permettent dans la majorité des cas d'orienter
le diagnostic vers un des grands cadres étiologiques
connus, permettant de préciser le pronostic statural
définitif, et surtout de ne pas laisser passer une éventuelle
cause pouvant relever d'une thérapeutique spécifique.
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454s-455s
Résumé
La croissance d'un enfant est dite normale si les
paramètres auxologiques évoluent de manière parallèle
aux courbes de références dans un même couloir entre
+ 2 et - 2 déviations standard ou entre le 3° et le
97° percentile. Le standard de référence utilisé au
Maroc est celui de la population française déterminé
par Sempé et Pédron (1950 et actualisé en 1979 et 1997).
En conséquence sont considérés comme présentant un retard
de croissance staturale les enfants dont la taille est
inférieure à - 2 DS. La démarche diagnostique doit comporter
plusieurs étapes qui commence déjà par un interrogatoire
minutieux, puis l'analyse de la courbe de croissance
et l'étude de la maturation osseuse. Les étiologies
sont diverses, subdivisées schématiquement en quatre
groupes étiologiques dont on distingue l'origine endocrinienne,
l'origine osseuse, le retard statural essentiel, et
le retard de croissance secondaire aux maladies chroniques.
La prise en charge thérapeutique est différente selon
le contexte étiologique, et actuellement on assiste
à des indications plus élargies de l'hormone de croissance.
Mots-clés : Croissance enfant - Retard statural
-Courbe de croissance -traitement hormone de croissance
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