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En l’absence de Mme Thérèse N’Dri Yoman, ministre de la Santé et de la Lutte contre le sida, c’est Dr. Jean Dénoman, son directeur de cabinet adjoint, qui l’a représentée auprès de Dr. Allarangar Yokouidé, représentant-résident de l’Oms en Côte d’Ivoire.
De l’avis du patron de l’Oms en Côte d’Ivoire, «le Programme élargi de Vaccination (Pev) mis en place depuis 1974 a permis d’éviter de très nombreux décès.» Toutefois, la dynamique de la couverture vaccinale constatée jusqu’au début des années 1990 a chuté « du fait d’un manque de financement, de problèmes sociopolitiques et de difficultés d’approvisionnement en vaccins. De fait, des millions de personnes sont aujourd’hui privées de vaccination. Des maladies potentiellement mortelles les menacent chaque jour et on assiste de plus en plus à une réémergence de maladies auparavant maîtrisées ou éliminées.» D’où la rencontre, en 2005, des gouvernements à l’occasion de l’Assemblée mondiale de la santé. A cet effet, assure Dr. Allarangar, ils ont adopté l’initiative « La vaccination dans le monde : vision et stratégie » appelée Givs et élaborée par l’Oms et l’Unicef avec la collaboration d’autres partenaires de la vaccination. Son but, poursuit le représentant-résident de l’Oms en Côte d’Ivoire, c’est faire en sorte qu’à l’horizon 2015, plus de 70 millions de personnes vivant dans les pays les plus pauvres soient « protégées chaque année (…) contre les 14 principales maladies que sont la Tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la rougeole, la rubéole, la fièvre jaune, les infections à haemophilus influenzae type b, la poliomyélite, les infections à rotavirus, les pneumoccocies, les méningococcies et les encéphalites.» Pour ce faire, « il faut (…) introduire de nouveaux vaccins dans la vaccination systématique, la maîtrise du financement et la gestion des vaccins. »
Cette approche est partagée par Dr. Jean Dénoman. Qui a invité les participants à réfléchir sur la vaccination de routine. Selon lui, en Côte d’Ivoire, « nos efforts sont désormais tournés vers le renforcement de la vaccination de routine ; ce qui impose la disponibilité permanente des intrants, notamment les vaccins nécessaires. C’est pourquoi je voudrais encore une fois de plus saluer les initiateurs de cette réunion qui renforcera sans nul doute les compétences des participants en matière de financement de vaccins et de la gestion de stock.» Cet atelier est le premier du genre après celui de Ouidah (Bénin) l’année dernière, qui a recommandé l’institutionnalisation d’une réunion annuelle des experts des pays sur la question.
L’atelier de Grand-Bassam, qui prend fin le samedi 30 juin prochain, est co-organisé par l’Unicef, Sabin Institue et l’Agence pour la Médecine préventive (Amp).
Coulibaly Zié Oumar
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