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Burkina Fasofleche Pr. Alain Bougouma, hépato-gastro-entérologue : « Il est conseillé à l’ulcéreux de multiplier les repas pour que l’estomac ne reste pas vide »

Le pays | Burkina Faso | 13/09/2017 | Lire l'article original

Pr Alain Bougouma, hépato-gastro-entérologue et praticien hospitalier au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO), nous renseigne sur l’ulcère qui est une maladie dont les crises se manifestent quand l’estomac est vide. Enseignant à l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé de l’Université de Ouagadougou, Pr Alain Bougouma affirme que l’ulcère, souvent favorisé par le microbe hélicobacter pylori, peut être contracté aussi bien par les enfants que par les adultes. Chez ces derniers, le Professeur affirme que l’ulcère est asymptomatique. Toute chose qui conduit à un diagnostic tardif et même souvent à un cancer, s’agissant de l’ulcère gastrique. Tout au long de cette interview, Pr Bougouma nous dit tout sur l’ulcère. Lisez-plutôt !

« Le Pays » : Qu’est-ce que l’ulcère ?

L’ulcère c’est une maladie multifactorielle chronique évoluant spontanément par poussée entrecoupée d’émission qui peut se compliquer d’hémorragies, de perforation ou de sténose.

Combien de sortes d’ulcère existe-t-il ?

On parle effectivement des ulcères mais la maladie de l’ulcère est une perte de substance de la muqueuse gastrique assez profonde au niveau de la paroi qui peut donner des signes ou ne pas donner des signes en fonction du terrain.

Quelles sont les causes de l’ulcère ?

C’est une maladie multifactorielle. Cela veut dire qu’il n’y a pas qu’une seule cause. Il y a des facteurs favorisants. D’abord, il y a les facteurs génétiques ; on a vu qu’il y a des formes familiales d’ulcère gastrique. Mais on se pose la question « est-ce que c’est vraiment génétique ? Ou est-ce qu’il y a des facteurs d’environnement qui interviennent pour qu’on ait ces ulcères dans ces familles ? Il y a également le fait que les patients du groupe sanguin O ont un risque relatif de faire un ulcère duodénal de 1,5 à 2 fois. Nous avons aussi l’hypersécrétion acide. Il y a une maladie que l’on appelle maladie de Zollinger Ellison, qui est une tumeur qui secrète de la gastrine qui favorise la sécrétion acide qui, à elle seule, peut provoquer un ulcère. On a aussi remarqué que les malades qui ont une ulcère duodénal ont une vidange, le plus souvent accélérée et ceux qui ont un ulcère gastrique ont une vidange ralentie. C’est l’infection à helicobacter pylori qui vit dans l’estomac et qui a un lien avec l’ulcère. On pense même que la maladie ulcéreuse peut être considérée comme une maladie infectieuse quand on a ce microbe. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, dichlofénac ou autres, qui sont vendus dans les pharmacies comme de petits bonbons, que les gens prennent sans précautions, peuvent également causer l’ulcère gastrique. Il y a aussi le tabac ; fumer plus de 15 cigarettes par jour multiplie par deux le risque de faire un ulcère. Donc le tabac est nocif et peut entraîner des secrétions de l’estomac. L’alcool, le thé et le café sont des substances nocives. N’en parlons pas de l’abus d’épices c’est-à-dire le piment et autres qui peuvent conduire à avoir un ulcère ou à l’aggraver. Le stress est aussi un facteur favorisant l’ulcère.

Qu’est-ce que l’ulcère gastrique et qu’est-ce que l’ulcère duodénal ?

On parle d’ulcère gastrique, si la maladie est située dans l’estomac. On parle d’ulcère duodénal quand la maladie est située dans le duodénum, le début de l’intestin grêle.

Comment se manifeste l’ulcère ?

L’ulcère se manifeste par une douleur au creux épigastrique au niveau du thorax, qui irradie vers le dos ou latéralement vers les côtes. Cela se présente comme une crampe ou une faim douloureuse. Et cette douleur survient le plus souvent après les repas et au cours de la nuit. Cela peut s’accompagner de vomissements qui soulagent la douleur ou de nausées. La douleur ulcéreuse est particulière parce que le patient, trois à quatre heures après le repas, a mal et la douleur reste jusqu’au repas suivant qui va la calmer. Dans ce cas, on parle de rythme à trois (3) temps et on a probablement affaire à un ulcère duodénal. Le patient peut également avoir mal, précocement, à l’estomac, une à deux heures après le repas. Cette douleur va se calmer et se réveiller de nouveau et elle sera calmée par le repas suivant. On parle alors d’un rythme à quatre (4) temps, qui évoque un ulcère gastrique. Et dans l’année, il y a des périodes où le patient souffre pendant 3 à 4 semaines et après, la crise se calme sous traitement ou pas et va se réveiller quelques mois, quelques semaines ou quelques années plus tard. On a aussi remarqué que les étudiants, pendant les périodes d’examen, ont mal. Et c’est pendant cette période que l’ulcère peut se révéler ou se réveiller. Cela est aussi valable pour la période du jeûne du ramadan. Ceci se manifeste par des complications ; en dehors de la douleur, ils vomissent du sang, on appelle cela hématémèse. Pendant la période du jeûne du Ramadan, nous diagnostiquons beaucoup de cas d’ulcères.

Qui est-ce qui est plus exposé à l’ulcère ?

L’ulcère peut être vu à tout âge, chez l’enfant comme chez l’adulte, si les conditions sont réunies. Il y a des enfants qui sont stressés parce qu’ils vivent dans une famille où c’est difficile. Il y a aussi des infections à helibacter pylorique. L’ulcère des enfants peut être aussi dû à certains médicaments que l’enfant prend quand il a la fièvre. L’adulte peut faire un ulcère, le vieillard également. Par contre, chez le vieillard, l’élément dangereux, c’est que l’ulcère est souvent asymptomatique. Il n’y a pas de douleurs. On découvre l’ulcère quand il y a une complication, quand le patient vomit du sang ou fait des selles noirâtres qui contiennent du sang digéré. Chez la personne âgée, l’ulcère est souvent indolent. Il faut faire une fibroscopie devant les complications, pour trouver l’ulcère ou bien on peut le découvrir de façon systématique quand on fait une fibroscopie, pour une autre cause que le saignement ou la douleur. Le diabétique n’a pas mal quand il a l’ulcère. Et c’est vraiment dangereux. La femme enceinte et tout le monde peuvent faire l’ulcère.

Pourquoi certains malades, quand ils ont des crises, cherchent-ils à manger ?

C’est parce que le repas calme la douleur. Le repas va tamponner l’acidité. L’ulcère est considéré, par la population, comme une plaie. Et quand on prend du lait, ce lait va panser la plaie et empêcher la sécrétion acide de couvrir toute la plaie.

Comment cette maladie se déclenche-t-elle ?

Pour que l’ulcère se déclenche, il faut l’entrée en jeu de trois facteurs physiologiques : l’agression, la défense et la réparation. Les facteurs d’agression sont la pepsine, l’hyper-sécrétion acide. Les facteurs de réparation sont le mucus, une couche qui recouvre la muqueuse gastrique et les cellules épithéliales. Quand il y a un déséquilibre entre les trois facteurs, c’est là qu’intervient la maladie ulcéreuse.

Est-ce quand on boit le thé à jeun que l’on peut contracter l’ulcère ?

Tout dépend du thé que vous consommer. En général si vous avez un ulcère et que vous prenez un thé qui contient beaucoup de théine ou du café qui contient beaucoup de caféine, ces substances font secréter l’estomac. C’est cet acide qui va monter et être un facteur d’agression de la muqueuse et révéler la maladie ou l’aggraver.

Qu’en est-il des comprimés que nous avalons ?

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont des médicaments gastro-toxiques. Ces médicaments doivent être pris dans certaine conditions, à une certaine dose en respectant un intervalle entre les prises. Si on prend les anti-inflammatoires le ventre vide, on va avoir des manifestations douloureuses qui peuvent conduire à vomir du sang. Les anti-inflammatoires agressent la muqueuse de l’estomac et le duodénum. Ce qui peut engendrer des saignements et un ulcère.

Comment s’en prémunir ?

Il faut éviter, autant que faire se peut, les aliments nocifs comme le tabac, l’alcool, tout ce qui est excitant en général. Ou alors quand le sevrage est brutal, il faut limiter la prise quand l’estomac est rempli de nourriture. En plus de cela, l’infection à hélibacter pylorique est une infection répandue dans les pays pauvres et s’attrape par ce qui rentre par la bouche et qui transfère par la salive, les eaux souillées. Si on est hygiénique, on évite de faire une maladie ulcéreuse. Il faut également éviter tous les facteurs de stress, autant que faire se peut, même si dans le monde du 21ème siècle, tout le monde est stressé.

Quelles sont les complications de l’ulcère ?

Les complications de l’ulcère sont assez sévères et assez nombreuses. Il y a d’abord l’hémorragie qui est la complication la plus fréquente. Un ulcère peut saigner et vous pouvez être amené à vomir plus de 1 à 2 litres de sang. C’est une urgence médico-chirurgicale qui doit être conduite de toute urgence à l’hôpital et le patient doit être pris immédiatement en charge parce que le sang c’est la vie et si vous en perdez beaucoup, vous pouvez périr. En dehors de l’hémorragie, il y a également la perforation. Dans ces conditions, tout le contenu de l’estomac se répand dans l’abdomen et là c’est une grosse urgence chirurgico-médicale et il faut que le patient soit conduit rapidement dans un hôpital où il pourrait être pris en charge chirurgicalement pour qu’il n’en meure pas. Il y a aussi une autre complication qui est la sténose. Comme ce sont des plaies qui se réveillent et qui se cicatrisent. Cela peut finir par fermer la communication entre l’estomac et l’intestin. Donc, la nourriture n’arrive plus à passer dans l’intestin pour continuer la digestion. A ce moment, le patient ne fait que vomir parce que rien ne passe. Il vomit, il maigrit, il a mal. Dans ces conditions, il faut également le prendre en charge immédiatement. Et cela se fait en milieu hospitalier. Il y a une quatrième complication qui est la cancérisation. Mais elle ne concerne que l’ulcère gastrique. L’ulcère duodénal ne cancérise jamais. Dans ces conditions, il faut faire des prélèvements d’estomac pour analyser et voir s’il y a un début de cancer ou pas et intervenir rapidement pour sauver le patient.

Peut-on guérir de l’ulcère ?

Il y a des fois où l’ulcère se réveille une fois, peut guérir et ne revient plus. Quand il y a une infection à helicobacter pylorique qui n’est pas soignée et éradiquée, l’ulcère va revenir plus souvent et va devenir résistant au traitement. Quand un patient a un ulcère et qu’il fume, l’ulcère est plus résistant au traitement et récidive très souvent.

Les ulcéreux sont-ils soumis à un régime alimentaire particulier ?

Oui. Et ce régime doit exclure tout ce qui est excitant. Le régime de fibres ou le régime végétal aide à protéger le patient contre les douleurs et contre les réveils de l’ulcère. Le lait est protecteur. Quand le patient se réveille la nuit et qu’il a mal, il peut consommer le lait ou un fruit non acide. Cela peut calmer sa douleur. Il est conseillé à l’ulcéreux de multiplier les repas, pour que l’estomac ne reste pas vide. Au lieu de manger matin, midi et soir, il faut qu’il y ait des collations entre les repas et même la nuit, quand il se réveille pour se soulager.

Y a-t-il un lien entre l’ulcère et la hernie hiatale ?

Non, il n’y a pas de lien du tout. Ce sont deux maladies qui coexistent, mais sans un lien de cause à effet. La hernie hiatale se manifeste par des douleurs retrosternales dues au reflux acide qui remonte dans l’œsophage et qui va entraîner des douleurs thoraciques. Quand on a l’ulcère ou la hernie hiatale, on peut avoir des signes qui se ressemblent et il n’est que l’endoscopie qui va permettre de faire le diagnostic et distinguer l’ulcère de la hernie hiatale. Sinon, les signes peuvent être identiques ou voisins.

Quelle est la prévalence au Burkina Faso ?

C’est difficile à dire parce que nous avons des chiffres qui sont surtout hospitaliers. Donc, ce sont des patients que nous retrouvons au niveau des hôpitaux et ceux qui arrivent au niveau des structures hospitalières de référence comme le CHU-Yalgado Ouédraogo et le CHU-Sanou Souro qui est le premier niveau de référence, sont peu nombreux par rapport à la grande masse qui vont consulter dans les CMA (Centres médicaux avec antenne chirurgicale) et dans les CSPS (Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) et qui reçoivent des traitements qui peuvent calmer leur ulcère. Il y en a qui, quand ils ont mal au ventre, disent que c’est un ulcère. Ce qui n’est pas vrai du tout. Un ulcère n’existe que quand on l’a diagnostiqué. Cela revient à faire une fibroscopie et autre pour aller voir l’ulcère parce que s’il n’est pas vu, il n’existe pas. Dans les études hospitalières, nos prévalences ne sont pas justes et elles dépendent des milieux. Les chiffres varient selon que l’on se trouve en milieu rural, semi-urbain ou urbain. Avec les facteurs qui existent, les chiffres varient. Mais on estime qu’il y a à peu près un ulcère gastrique pour trois ulcères duodénaux. Mais il y a 12 ans de cela, on avait des statistiques qui montraient une prévalence de l’ulcère gastrique d’environ 11% et de l’ulcère duodénal d’environ 16%.

Quels conseils pour la population ?

Le premier conseil c’est que quand vous avez mal, il faut aller dans un centre de santé où l’on va voir si c’est un ulcère ou pas. Il faut éviter l’automédication, manger de façon hygiénique, éviter l’abus d’alcool, surtout l’alcool frelaté, ne même pas fumer du tout et éviter les drogues. Se laver simplement les mains, c’est déjà quelque chose. Il faut aussi éviter de partager les verres, les fourchettes et les bouteilles quand on boit au goulot, parce que l’hélicobacter pylori se transmet par la salive.

Et aux jeunes médecins ?

Il faut qu’ils soient à l’écoute du patient. Faire un interrogatoire dirigé pour que le patient précise davantage ses signes. Il faut écouter le patient religieusement, prendre le temps de l’examiner et l’interroger de façon policière pour avoir les informations qu’il cache, l’examiner et lui demander les examens qu’il faut et il faut demander l’endoscopie à temps pour diagnostiquer cette maladie ulcéreuse et ne pas se mettre à prescrire des médicaments sans avoir vérifié si c’est vraiment l’ulcère ou une autre affection. Il est inconcevable que dans une ville comme Ouagadougou, les patients traînent leur maladie pendant des mois et des années, sans qu’on ne sache que c’est un ulcère.

Quand le médecin et le patient sont en relation, il y a des périodes d’euphorie et des périodes de conflits. Le médecin doit mettre le malade en confiance, lui expliquer toujours ce que c’est que sa maladie et ne pas hésiter à lui dire que sa maladie peut récidiver. Quand il y a des périodes de conflits, si c’est au service, il faut mettre le malade au repos pour éviter que le patient ait mal quand il va au service. Si le conflit se trouve à la maison, si le patient est au repos, il faut qu’il reprenne service pour éviter de s’exposer davantage au stress familial qui va générer la douleur. Il faut également dire au malade de vous dire tous ce qu’il prend comme médicaments et éliminer tout ce qui est anti-inflammatoire. Le médecin doit également dire au patient que la maladie vient quand l’estomac est vide. Donc, lui conseiller de manger assez régulièrement et qu’il arrête le tabac et l’alcool. Mais on doit lui dire que c’est une maladie chronique qui va évoluer par poussée d’émission jusqu’à aboutir à des compliments.

Propos recueillis par Françoise DEMBELE

Légende :

  1. « L’ulcère duodénal ne cancérise jamais » (Ph. E.Kafando) .
  2. Pr Bougouma « Le lait ou un fruit non acide, peut calmer la douleur »

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