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MadagascarVIH/Sida : Une prévalence de 14,8% chez les MSM à Madagascar

Midi Madagasikara | Madagascar | 17/07/2019 | Lire l'article original

770 000 décès en 2018 et 37,9 millions de séropositifs dans le monde. Le dernier rapport de l’ONUSIDA sur l’évolution du sida dans le monde révèle un ralentissement des progrès dans la lutte, en dépit de quelques avancées. A Madagascar, la prévalence est toujours maintenue à moins de 1% chez la population générale, mais est beaucoup plus préoccupante chez certaines populations à risque, comme les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (MSM), avec une prévalence de 14,8%.

L’ONUSIDA a publié, hier, à Eshowe, en Afrique du Sud, son rapport sur l’évolution du sida dans le monde. Il en ressort un constat de ralentissement des progrès dans la lutte contre le VIH/sida, bien que quelques avancées aient été notées. Les décès liés au sida dans le monde ont été réduits de plus de 55 % depuis le pic de 1,7 millions de décès en 2004. En 2010, ce nombre était de 1,2 million. Les décès liés au VIH/sida ont ainsi été réduits de 33% ces neuf dernières années. Quant aux nouvelles contaminations, environ 1,7 million de personnes ont été contaminées par le VIH en 2018 dans le monde, soit une baisse de 16 % par rapport à 2010. Une baisse due principalement aux progrès constants réalisés en Afrique de l’Est et en Afrique australe. A titre d’exemple, l’Afrique du Sud a réussi à réduire les nouvelles contaminations au VIH de plus de 40 %, et les décès liés au sida d’environ 40 % depuis 2010.

Moins de 1%. A Madagascar, la prévalence du VIH au niveau de la population générale de 15 à 49 ans se situe en dessous de la barre du 1%. D’après le rapport remis par Madagascar en 2018 sur la situation du VIH/sida dans le pays, la prévalence était de 0,26% en 2017 (exercice de modélisation par Spectrum, en collaboration avec l’ONUSIDA), toujours chez les 15 à 49 ans. En revanche, l’épidémie reste concentrée chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (MSM, ou Men having sex with men) avec une prévalence à 14,8% en 2014. Quant aux usagers de drogues injectables, la prévalence est de 8,5% en 2016 et de 5,5% chez les travailleuses du sexe la même année. Il faut cependant reconnaître que dans le pays, nombre de personnes vivant avec le VIH l’ignorent et ne connaissent ainsi pas leur statut sérologique. Le risque de contamination est de ce fait élevé.

Contraste. Au niveau mondial, on note des situations très contrastées : d’impressionnants progrès dans certains pays, mais des échecs dans d’autres. Par ailleurs, les ressources disponibles pour la lutte contre le VIH sont en recul d’un milliard de dollars. « Nous avons besoin de toute urgence d’un encadrement politique renforcé pour mettre fin au sida », explique Gunilla Carlsson, directrice exécutive par intérim de l’ONUSIDA. Le rapport indique que désormais, 54%, soit plus de la moitié des nouvelles contaminations au VIH dans le monde, se font parmi les populations clés et leurs partenaires sexuels. En 2018, ces populations clés (consommateurs de drogues injectables, homosexuels et MSM, transgenres, personnes faisant commerce du sexe, prisonniers) représentaient environ 95 % des nouvelles contaminations en Europe de l’Est, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Toutefois, le rapport indique que dans plus de la moitié des pays qui ont publié leurs statistiques, moins de 50 % des populations clés ont eu accès à des services combinés de prévention du VIH. Ces populations sont ainsi toujours laissées pour compte dans la riposte au VIH.

Objectifs 90–90–90. Ces objectifs de l’ONUSIDA consistent à faire en sorte qu’en 2020, 90% des personnes séropositives pour le VIH connaissent leur statut sérologique ; 90% des personnes diagnostiquées séropositives pour le VIH reçoivent un traitement antirétroviral ; et 90% des personnes sous traitement antirétroviral voient leur charge virale disparaître. En 2018, 79 % des personnes vivant avec le VIH connaissaient leur statut sérologique, 78 % des personnes se sachant séropositives avaient accès à un traitement, et chez 86 % des séropositifs ayant eu accès à un traitement, la charge virale a été supprimée, ce qui leur permet de vivre en bonne santé et empêche la transmission du virus. Mais dans ce volet des objectifs 90-90-90, les progrès varient considérablement selon les pays et régions.

Prévention et financement. Quant à la prévention, le rapport montre que toutes les possibilités de prévention de nouvelles contaminations au VIH ne sont pas utilisées de manière optimale. La prophylaxie pré-exposition (PrEP) – médicament destiné à prévenir le VIH – n’était utilisée que par environ 300 000 personnes en 2018, dont 130 000 aux Etats-Unis. Le Kenya est l’un des premiers pays d’Afrique subsaharienne à adopter la PrEP dans le cadre d’un programme national public, avec environ 30 000 personnes ayant utilisé ce traitement préventif en 2018.

Pour continuer à progresser dans la lutte contre le VIH/sida, l’ONUSIDA appelle à une mobilisation générale, et exhorte ses partenaires à investir dans la riposte, notamment en finançant à hauteur de ses besoins le Global Fund (Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme), le dotant d’au moins 14 milliards de dollars à l’occasion de la reconstitution de ses ressources en octobre 2019, ainsi qu’en augmentant les financements bilatéraux et nationaux destinés au VIH.

Hanitra R.

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