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SénégalDommages collatéraux de l'interdiction du transport inter urbain - Quand l'Etat « martyrise » les malades des régions !

Sud Quotidien | Sénégal | 27/05/2020 | Lire l'article original

Depuis quelques temps, le débat sur la levée de l'état d'urgence est sur les lèvres de beaucoup de Sénégalais. En particulier, les malades qui sont hors de la capitale Dakaroise et qui paient le plus lourd tribut de l'interdiction du transport inter urbain qui les contraint à manquer leurs rendez-vous médicaux. S'ils ne constatent pas tout simplement, à leur grand dam, et comme l'attestent certains médecins, que «beaucoup d'interventions déjà programmés ont été annulées à cause de la maladie et ce sont les malades des régions qui souffrent vraiment de cette situation».

Henriette habite la région de Ziguinchor. Tous les trois mois, elle vient à Dakar accompagnée d'un de ses parents pour des consultations à l'hôpital Principal de Dakar. Souffrant d'une pathologie des nerfs, le suivi pour une non-aggravation de la maladie s'avère nécessaire. Jointe au téléphone, la patiente ne cache pas son inquiétude. «Je suis suivie par un rhumatologue à Dakar depuis quatre ans. Pour cette année, elle avait conclu qu'une opération devait être faite pour amoindrir la douleur. Et depuis plus de deux mois, je suis à l'attente d'une levée des mesures prises par le chef de l'Etat dans la lutte contre le coronavirus pour me rendre à Dakar», a-t-elle avancé. Si elle soutient que la région de Ziguinchor est dépourvue d'un rhumatologue, Henriette se contente néanmoins du suivi à distance de son médecin traitant. «A Dakar, mon médecin traitant m'avait mis en rapport avec un orthopédiste pour une éventuelle opération du genou. Avec les douleurs qui s'intensifient de temps à autre, mes parents font appel à lui et il nous prescrit un traitement. A défaut, il faut se rendre à l'hôpital régional ou celui de la paix à la rencontre d'un généraliste», a-t-elle déclaré.

L'inquiétude aussi se fait sentir dans la voix de sa maman. «Depuis des années, je cours de gauche à droite pour des soins pour ma fille. Chaque trois mois, on se rend à Dakar pour des consultations. Nous y avons mis toutes nos économies pour voir notre fille aller mieux mais aujourd'hui avec l'interdiction du transport interurbain, nos efforts risquent d'être réduits à néant», a souligné la mère. Et de poursuivre : «si je vois ma fille se tordre de douleur, j'ai peur pour la suite de son traitement».

Comme Henriette, beaucoup de malades sont dans la même situation. Ils vivent leur mal en patience avec un plateau non adapté dans les régions, voire un manque crucial de spécialistes. Au niveau de l'hôpital Général de Grand Yoff, des spécialistes avancent : «la plupart de nos patients qui sont dans les régions, ont nos contacts, téléphoniques ou électroniques. Au moindre problème, ils nous appellent et à travers les indicateurs qu'ils nous donnent, nous leur faisons la prescription pour soulager leurs maux ou on les met en rapport avec un médecin généraliste avec qui nous allons coopérer pour aider le malade à vivre avec sa maladie le temps que l'Etat d'urgence soit levé». Et une autre source de renseigner : «beaucoup d'interventions déjà programmées ont été annulés à cause de la maladie et ce sont les malades des régions qui souffrent vraiment de cette situation». Ce constat est opéré au moment même où beaucoup de personnes ne cessent de s'interroger sur la question de l'utilité de l'Etat d'urgence après la levée de certaines mesures prises par le chef de l'Etat au début de la pandémie au Sénégal.

Comme le Dr Moussa Thior qui affirmait que «l'Etat d'urgence n'a pas sa raison d'être. Il faut ouvrir les transports et laisser les gens circuler». Une manière pour le médecin, théoricien de l'immunité collective face à Covid-19, de laisser les gens vaquer à leurs occupations et par ricochet suivre en toute tranquillité leur traitement médical, surtout hors de leurs zones de résidence comme Dakar qui concentre presque la totalité des spécialistes au SénégaL

Denise ZAROUR MEDANG

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