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Sénégalfleche En visite à l’hôpital de médecine traditionnelle de Keur Massar : le Pr. Montagnier n’écarte pas une collaboration

Le soleil | Sénégal | 04/02/2014 | Lire l'article original

Le prix Nobel de médecine et de biologie, le Pr. Luc Montagnier, et d’autres passionnés des questions liées à la santé étaient, hier, l’hôte de l’hôpital de médecine traditionnelle de Keur Massar qui revendique de bons résultats dans le traitement des cancers, des hépatites, des hémorroïdes, du paludisme et, dans une moindre mesure, la prise en charge des malades du VIH/Sida. Le codécouvreur du VIH/Sida n’écarte pas une collaboration avec cet hôpital pour vérifier l’efficacité des traitements.

Juste après les embouteillages à la station Total de Keur-Massar grouillant de monde, le convoi est à l’embranchement menant vers l’hôpital de médecine traditionnelle de Keur Massar. Au bout de quelques minutes, les chauffeurs lèvent les pieds. Les voitures descendent lentement et paresseusement vers l’hôpital, comme s’ils se gardent d’agresser la nature. Eucalyptus, caïlcédrats, filaos, « soump », dacacias nilotica, prosopis africana…, peuplent le milieu. Une diversité biologique. 300 espèces végétales sont dénombrées. L’air est chargé d’effluves aromatiques. L’endroit procure la paix de l’âme. « Au début, en plus des personnes atteintes par la lèpre, l’hôpital avait des pavillons et accueillait celles souffrant de problèmes psychiques. Beaucoup d’entre-elles ont vu leur état de santé s’améliorer », rapporte l’actuel responsable de l’hôpital, Djibril Bâ.

Dans la salle de conférence qui fait face à la salle d’orientation et la pharmacie, toutes surplombées d’arbres de plusieurs mètres de hauteur, le responsable déroule le fil de mémoire, sous le contrôle des pionniers, dont Soulèye Ngom, Abdoulaye Faty, Maguèye Ngom, Ahmadou Diaw, Malang Cissé, présents à travers leurs photos accrochées aux murs. « Nous avons obtenu de bons résultats pour le traitement des cancers, des hépatites, du paludisme et des hémorroïdes. Nous avons aussi un malade soufrant du VIH/Sida et nous sommes parvenus à élever son taux d’immunité. Et au bout de trois mois, il va faire un bilan », explique M. Bâ avec un air de satisfaction. Le prix Nobel de médecine 2008 l’écoute avec une grande attention. Juste après son exposé, l’universitaire s’intéresse au protocole de traitement. « Mais comment les malades sont-ils traités ? Est-ce qu’il y a des malades qui reviennent ? » L’assistance replonge dans le silence. Tous veulent saisir les mécanismes de la phytothérapie. « Nos traitements sont basés sur plusieurs plantes. Nous sommes à l’écoute des patients. Nous avons des plantes qui ont des propriétés bactéricides », dit le responsable. Mais le Pr. Luc Montagnier et sa délégation composée de sa femme, Suzanne Mcdonnell, de l’administrateur de l’Institut polytechnique panafricain (Ipp), Dr Mamadou Oumar Dia, et d’autres personnes intéressées par les vertus des plantes médicales veulent en savoir plus sur les protocoles.

Laboratoire de production

De la salle de conférence, la délégation emprunte une piste sableuse bordée d’arbustes et se retrouve dans une construction plus spacieuse et plus aérée. Deux hommes sont isolés dans un coin. L’un, Mamadou Diouf, ensache des feuilles, l’autre, Samba Tall, affine l’emballage. Dans une grande salle, des bocaux contenant de la poudre de terminalia avicennoides, de combrétum glutinosum, entre autres, sont exposés sur des étagères. Des potions et des infusions sont aussi mises dans des bouteilles de différentes couleurs. Nous sommes bien dans le laboratoire de production. Les hôtes touchent, goûtent et posent des questions. La médecine traditionnelle est mise en examen le temps de cette visite. « Si vous avez des malades du Vih/Sida, je suis prêt à les suivre pour faire d’autres analyses afin d’affiner vos résultats », promet le codécouvreur du Vih/Sida.
L’hôpital vient de recevoir aussi une requête du Pr. Théophile Obenga pour une collection sur les plantes médicinales de la savane. L’établissement a été fondé par le Pr. Yvette Pares, il y a une trentaine d’années. L’universitaire a réussi, à base de plantes médicales, à mettre un protocole de traitement très efficace contre la lèpre. Les hôtes foncent entre les arbres et arbustes. Chacun admire la beauté de la nature. Sur les murs des bâtiments isolés par les arbres, des dessins et des messages invitant à la préservation de l’environnement sont mis en valeur. Le jardin botanique, où poussent plus de 300 espèces, est mis en défens. C’est la pierre angulaire de la perpétuation de la médecine traditionnelle dans cet endroit.

Idrissa SANE (textes) et Pape Seydi (photos)

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