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« Chacun d'entre nous a mal à la tête au moins une fois au cours de l'année. Il peut prendre différentes formes et durer de quelques heures à quelques jours. Les maux de tête les plus fréquents sont les céphalées de tension et la migraine. Les femmes ont plus souvent mal à la tête que les hommes. Les causes des maux de tête sont généralement sans gravité mais peuvent plus rarement être un symptôme d'une autre maladie plus sérieuse. »

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Sénégalfleche Col de l’utérus - 795 femmes atteintes du cancer meurent chaque année au Sénégal : Des estimations qui appellent une forte mobilisation des populations

Le quotidien | Sénégal | 24/02/2014 | Lire l'article original

Les populations sont invitées à développer le réflexe de prévention du cancer du col de l’utérus, en se faisant dépister de façon précoce ou en adoptant la méthode vaccinale, dont l’efficacité est prouvée. Ce sera la meilleure façon, selon Dr Abdoul Aziz Kassé, cancérologue, de lutter ce type de cancer dont les estimations font état de 795 morts chaque année au Sénégal en plus de plus de 1700 cas décelés…

L’Institut international du cancer, dans ses travaux de recherches, a attribué au Sénégal, le chiffre assez inquiétant de 795 femmes, qui meurent chaque année du cancer du col de l’utérus. Aussi, pas moins de 1700 cas du même type de cancer est-il décelé chaque année chez les femmes, toujours dans ce pays. Même si le Docteur Abdoul Aziz Kassé cancérologue ne confirme pas ces statistiques, il n’en fait pas moins remarquer, qu’à la lecture des registres du cancer dans des pays comme le Mali, la Côte d’Ivoire ou encore la Guinée Conakry, il est tout à fait possible qu’on atteigne ce chiffre. Parce que le Sénégal a plus ou moins, les mêmes caractéristiques, que ces pays voisins…

Pour Dr Kassé, également président de l’Ong «Prévenir», l’urgence est ainsi de rouvrir le registre du cancer, qui existait jusqu’en 1974 au Sénégal, pour pouvoir disposer de chiffres fiables et annuels, relatifs au cancer du col de l’utérus. Seulement, il insiste pour une bonne politique nationale de prévention adossée à un programme national de lutte contre le cancer. Selon Dr Abdoul Aziz Kassé, seul ce plan peut permettre aux pouvoirs publics d’avoir une vision claire de qu’ils peuvent faire, afin de limiter les dégâts. Son plaidoyer illustre à souhait, la préoccupation que constitue le cancer du col de l’utérus, pour les professionnels de santé.

Venu animer une conférence publique sur ledit cancer au siège de l’Asbef, qui organisait en même temps, une journée de dépistage gratuite, Dr Kassé a longuement insisté sur la prévention, qui permet de lutter efficacement contre le cancer du col de l’utérus. Des dépistages précoces aux vaccins contre le mal, Dr Abdoul Aziz Kassé a plaidé pour une campagne nationale de sensibilisation des populations. L’idée est de développer chez elles, le réflexe de prévenir la maladie qui arrivée à un niveau de développement, devient incurable.

Il faut rappeler qu’à l'échelle mondiale, le cancer du col de l'utérus est, en termes de fréquence, le deuxième cancer touchant les femmes, avec 452.000 nouveaux cas par an, dont les trois quarts vivent dans des pays en développement. C'est le cancer le plus répandu parmi la population féminine de ces pays où il représente la première cause de mortalité chez les femmes d'une cinquantaine d'années.

En effet, malgré l'importance de ce cancer en termes de santé publique, la plupart des pays en développement ne possèdent pas de programme de prévention efficace, si bien que le risque de cancer du col et la mortalité qui lui est associée, sont loin d'être maîtrisés. C'est d'autant plus regrettable que les cancers invasifs du col sont précédés par une longue période de la maladie à l'état précancéreux, période pendant laquelle, les lésions précancéreuses peuvent être aisément détectées lors d'un test de dépistage, puis traitées de façon simple et efficace, permettant ainsi d'éviter leur progression vers un cancer invasif.

Pourtant l'efficacité du dépistage cytologique est très connue, mais malheureusement, il n'entre pas toujours dans les moyens des services sanitaires de nombreux pays en développement, ce qui justifie l'étude d'autres méthodes de détection précoce des néoplasies cervicales, en particulier les techniques reposant sur un examen visuel.

Écrit par Aly FALL

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