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Burkina Fasofleche Lutte contre le paludisme au Burkina Faso : Le comité national de pilotage réfléchit à une nouvelle stratégie pour impacter les indicateurs

Le Faso | Burkina Faso | 28/09/2017 | Lire l'article original

Ce jeudi 28 septembre 2017, le Comité national de pilotage de la lutte contre le paludisme a tenu sa session ordinaire du 1e semestre 2017. C’était dans les locaux du Programme d’appui au développement sanitaire, à Ouagadougou. Le Comité national de pilotage de la lutte contre le paludisme se tient en session ordinaire une fois par semestre et en session extraordinaire sur demande de son président comme stipulé en son article 17.

C’est ainsi qu’il a été organisé une session ordinaire, le jeudi 28 septembre 2017, à Ouagadougou. « Ce cadre de concertation permettra aux membres statutaires de passer en revue la situation épidémiologique du paludisme pour le semestre écoulé. C’est aussi un tremplin pour réviser les directives nationales de lutte contre le paludisme qui existent depuis 2014. Car il y a des innovations que nous avons introduites », a déclaré Yacouba Sawadogo, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme. De l’état des lieux du paludisme, il est ressorti qu’au premier semestre de 2017, plus de 3500 cas ont été enregistrés dont 1500 décès.

Face à cette situation, le ministère de la santé a mis en œuvre des stratégies de lutte qui à terme devront conduire vers l’élimination du paludisme comme problème de santé publique au Burkina Faso. Il s’agit en premier lieu de la chimio-prévention du paludisme saisonnier. Elle consiste à donner des médicaments à titre préventif aux enfants de moins de cinq ans. « Pour l’instant, la ville de Ouagadougou n’est pas concernée sur les 70 districts que compte le pays. Il y a déjà 59 districts qui font la mise en œuvre de la chimio-prévention », a précisé M. Sawadogo. Outre la chimio-prévention, une campagne de distribution universelle de moustiquaires est prévue pour 2019. Relativement à cette mesure, faut-il le rappeler, « les moustiquaires seront mises à la disposition gratuitement, que ce soit à travers les campagnes ou la distribution de routine ».

La subvention des intrants fait également partie des résolutions prises par les autorités. Sont concernés par cette mesure les enfants de plus de cinq ans, les hommes et les femmes qui ne sont pas enceintes. Faisant allusion au coût des médicaments, M. Sawadogo a ajouté qu’il est fortement subventionné pour ces personnes. La dernière mesure, quant à elle, concerne la gratuité des soins en faveur des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes.

S’appuyant sur ce dernier point, le coordonnateur a révélé qu’au Burkina Faso, 50% des motifs de consultation sont dus au paludisme. « La proportion de la population qui présente la maladie et qui arrive dans nos formations sanitaires s’accroît. Là aussi, il faut analyser avec beaucoup de discernement parce que quand on supprime la barrière financière, c’est normal que les cas qui ne venaient pas dans les districts sanitaires puissent arriver de plus en plus », a-t-il avancé. Malgré tout, des avancées significatives ont été enregistrées. En effet, le taux de décès qui était de 1,2% en 2015 est passé à 0,9 en 2016.

Se prononçant sur le projet de vaccin contre le paludisme, le coordonnateur rassure : « Le projet est à un stade très avancé. Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé, on est en train d’expérimenter ce vaccin dans trois pays. Et si, ces expériences sont concluantes, ce n’est pas exclu que dans un avenir proche il puisse être introduit dans le programme élargi de vaccination à l’instar des autres vaccins qui sont déjà inscrits dans ce programme ».

Aïssata Laure G. Sidibé

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