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Camerounfleche Antoine Mouangue : 16 nouveaux cas par semaine

Mutations | Cameroun | 06/04/2006 | Lire l'article original

Le chef service provincial de la médecine hospitalière du Littoral évalue les moyens de lutte contre le choléra à Douala.

Quelle est la situation épidémiologique du choléra dans la ville de Douala ?
A la journée du 04 avril 2006, nous avons enregistré 216 cas de choléra et cinq décès dans la ville de Douala. Parmi ces décès, trois sont survenus dans les formations sanitaires et deux dans les communautés. La moyenne est de 16 nouveaux cas de choléra par semaine. A l’heure actuelle, il s’agit simplement d’une endémie. Nous avons un seuil que nous suivons depuis 2004 qui est de 25 cas par semaine épidémiologique. Lorsque le nombre des cas est en dessus de 25 cas et ce pendant deux semaines, il y a lieu de parler de situation épidémiologique, ce qui n’est pas le cas en ce moment. Il y a deux périodes de l’année où le choléra sévit particulièrement dans la ville de Douala, en début d’année et à partir de la mi-avril jusqu’au mois de mai lorsque les premières pluies arrivent. Pour cette année, cette première période de l’année a été stable, on n’a pas connu une augmentation très importante du nombre de cas de choléra. Il y avait de petites variations.

Quels sont les principaux foyers de cette maladie ?
Nous avons trois principaux districts de santé dans la ville qui produisent des cas de choléra. Il y a le district de Nylon qui a une dizaine de cas à la treizième semaine épidémiologique, le district de New-Bell qui a quelques cas et le district de Bonassama qui a aussi quelques cas. Le foyer habituel de Bepanda produit très rarement des cas de choléra maintenant parce qu’il y a un travail spécifique qui s’y déroule. En dehors de la ville de Douala, nous avons aussi des cas de choléra dans le district de Manjo. A la treizième semaine épidémiologique, nous avons enregistré trois nouveaux cas de choléra à Manjo.

Qu’est ce qui est concrètement fait au niveau de la délégation pour enrayer la maladie ?
La première chose que nous faisons est le suivi épidémiologique des cas de choléra. En ce moment, nous avons un suivi spécifique qui se fait par satellite grâce à des postes Gps à partir des cartes disponibles à la délégation. Cet appareil situe le malade dans la carte épidémiologique de la ville de Douala. Ces cartes sont travaillées avec l’aide des étudiants de géographie. La deuxième chose est la prise en charge des malades. Depuis que le choléra a été déclaré en 2004, la prise en charge reste la même. Elle est entièrement gratuite. Les formations sanitaires qui sont en charge de soigner ces malades savent comment faire pour obtenir les médicaments, elles font une commande, cette commande est gérée ici au niveau de la délégation. Le centre d’approvisionnement pharmaceutique provincial remet ces médicaments à la formation sanitaire qui a fait la demande.

Combien doivent débourser les malades pour les avoir ?
Ces médicaments sont gracieusement remis aux malades. Le circuit reste le même depuis 2004. Maintenant il y a des actions communautaires qui sont menées sur le terrain. Je voudrais dire que les causes du choléra sont connues. En réalité, nous subissons seulement une maladie qui part de la communauté. Les actions qui peuvent être menée sont des actions de grande envergure. Elles doivent être des actions institutionnelles. Ce ne sont pas de petites actions telles que nous nous faisons. Nous ne faisons des actions que parce que nous avons des malades entre les mains, mais en réalité, cela ne relève même pas de notre travail. Tout a été dit et bien dit. Les déterminants du choléra ont été identifiés. L’approvisionnement en eau potable est un gros problème. L’assainissement de la ville et l’urbanisation sont déplorables. Ce sont des actions d’envergure qui doivent être entreprises.

Propos recueillis par D. B.

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