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La maladie du sommeil risque de se réveiller à Abidjan - 03/10/2011 - Fraternitébj - BéninEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Des chercheurs ivoiriens ont réalisé une étude qui indique clairement la présence importante de mouches tsé-tsé « en pleine ville » à l’intérieur des massifs forestiers de la capitale économique ivoirienne. Abidjan vit depuis plusieurs années sous la menace des mouches tsé-tsé, dont plusieurs foyers ont été détectés. C’est du moins ce que révèle une étude conduite par le Dr. Kaba Dramane, responsable de l’unité de recherche et de lutte contre les glossines (mouches tsé-tsé) et les trypanosomoses au sein de l’Institut Pierre Richet d’Abidjan.

Ladite étude s’est déroulée dans la forêt du Banco, au Parc zoologique d’Abidjan, et dans le domaine de l’Université d’Abobo-Adjamé, respectivement plus grand massif forestier de la ville d’Abidjan et deux de ses reliques. En dehors de ces trois zones, d’autres mouches tsé-tsé ont été capturées dans la commune de Port-Bouët, précisément au sein du 43ème Bataillon d’infanterie de marine (Bima) française. Cette situation amène à s’interroger sur les risques liés à la présence de glossines, vecteurs des trypanosomoses humaine et animale, en pleine ville d’Abidjan.

Une précision cependant. Dans la forêt du Banco comme dans sa relique du 43ème Bima, tous les parasites trouvés chez les mouches tsé-tsé capturées (Trypanosoma congolense et Trypanosoma vivax), sont des parasites responsables de la maladie du sommeil chez les animaux, encore appelée Trypanosomose animale africaine (Taa). En revanche, les chercheurs n’ont pas (encore) trouvé le parasite responsable de la maladie du sommeil chez les humains (Trypanosoma brucei brucei). Mais il importe d’être encore vigilant, car « des raisons font craindre une possible transmission de cette maladie humaine » à Abidjan, avertit le Dr. Kaba.

Des risques importants

En effet, par son importance administrative et économique, cette ville a accueilli, surtout lors de la crise qui a secoué le pays depuis le début de la dernière décennie, de nombreuses populations venant des zones endémiques de la trypanosomose humaine (centre-ouest de la Côte d’Ivoire). Or, la mouche tsé-tsé se nourrit de sang. « Le zoo d’Abidjan et la forêt du Banco, hauts lieux de tourisme, contiennent beaucoup d’animaux sauvages, vous comprenez bien que toutes les conditions sont réunies pour que des tsé-tsé y soient », a indiqué le Dr. Kaba. « Il en est de même pour l’Université d’Abobo-Adjamé qui, en plus de quelques animaux sauvages, comprends des milliers d’étudiants », a-t-il ajouté. En outre, Abidjan est un important lieu de transit ou d’arrivée d’animaux destinés à la consommation quotidienne (bovins, ovins, caprins). Aussi, un impact négatif pèse sur la qualité des produits issus du bétail, en l’occurrence le lait, les protéines alimentaires ou encore la viande. Il y a, enfin, le fait que la présence de végétation, d’humidité et de biotique (nourriture) dans la capitale économique, fait d’elle une zone propice à la présence des mouches tsé-tsé.

Les centaines de « fanico », ces lavandiers qui investissent chaque jour la rivière de la forêt du Banco, ainsi que les populations des communes d’Attécoubé, de Yopougon, d’Abobo, de Cocody et d’Adjamé qui font chacune frontière avec ladite forêt seraient donc plus ou moins directement menacées par la Trypanosomose humaine africaine (Tha), variante humaine de la maladie du sommeil. Un tiers de la population de la capitale économique, soit environ deux millions d’habitants.

Maladie négligée

La maladie du sommeil existe depuis « longtemps » en Côte d’Ivoire, indique le personnel de santé qui n’arrive plus vraiment à situer cette affection, « si bien qu’aujourd’hui (…) même le personnel médical n’a plus le réflexe de rechercher cette maladie », fait savoir le Dr. Kaba. En effet, explique-t-il, le manque de communication autour de la trypanosomose dû à l’absence de traitement définitif contre cette affection, donne l’impression que c’est une maladie qui n’existe plus. D’où le fait qu’elle est à ce jour classée parmi les Maladies tropicales négligées (Mtn).

Mais l’impact considérable exercé par la trypanosomose sur les ressources humaines et animales de la plupart des pays d’Afrique subsaharienne a fait prendre conscience aux chefs d’Etats de l’Union africaine. C’est la raison pour laquelle en 2000, sur le conseil des scientifiques, ces derniers ont décidé de prendre le cas de la trypanosomose à bras le corps, du fait que cette « vieille maladie » met à mal leurs économies respectives, pour la plupart encore très dépendantes des revenus agricoles. Ce, d’autant plus qu’il existe d’autres nouvelles maladies, d’autres défis (Sida, malnutrition, famine, etc.) auxquels ils doivent désormais faire face. Ainsi est née la Pattec (Pan african tsetse and trypanosomiasis eradication campaign), une structure mise en place par l’Union africaine et officiellement lancée en 2005, avec un bureau national dans chaque pays membre.

La Côte d’Ivoire est le deuxième pays le plus atteint par la trypanosomose en Afrique de l’ouest après la Guinée. Avant la découverte récente d’Abidjan, les foyers de maladie du sommeil étaient localisés dans le centre-ouest du pays (Sinfra, Oumé, Bonon,…) zone de grande production du café et du cacao, matières premières d’exportation, représentant 40% des recettes d'exportation et environ 20% du Pib (Produit intérieur brut) du pays.

Ghislaine ATTA

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