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Lutte contre la mortalité maternelle : la ’’Carmma’’ pour réduire ’’le car mare’’ des femmes mères en Afrique - 07/12/2011 - Fraternitébj - BéninEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

" A chaque papa sa femme et son bébé ! A chaque Bébé sa maman ! A chaque maman son bébé ! ". Pour faire de ces slogans une réalité, il est important de mener des actions en direction de toutes les couches de la société. A cet effet, le gouvernement du Bénin à l’instar des autres pays africains vient de lancer la deuxième édition de la Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (Carmma). Une initiative pour aider le Bénin à Atteindre le 5ème Objectif du Millénaire pour le Développement d’ici 2015.

Chaque année au Bénin, 1500 femmes rencontrent la mort en allant donner la vie. Les complications obstétricales telles que les hémorragies, éclampsies, dystocies, infections, complications liées aux avortements sont les causes directes de ces décès qui sont enregistrés chaque année dans les formations sanitaires. A ces causes d’ordre médical s’ajoutent des facteurs comme le dysfonctionnement du système de santé et la faible implication des communautés occasionnant des retards dans la prise en charge des urgences obstétricales et néonatales préjudiciables à la santé de la mère et du nouveau-né. Avec une population estimée à environ 09 millions d’habitants en 2011, le Bénin a un ratio de mortalité maternelle de 397 pour 100.000 naissances vivantes d’après l’Enquête Démographique et de Santé réalisée en 2006. La mortalité maternelle est également élevée et stagne depuis plusieurs décennies autour de 32 décès pour 1.000 naissances vivantes. Cette situation interpelle aussi bien les autorités sanitaires que les communautés à la base. En effet, les femmes qui arrivent à échapper au décès maternel sont souvent atteintes de graves morbidités telles que les fistules obstétricales. Au vu de ceci, il est important de noter que les femmes pour donner la vie, payent un lourd tribut à la mort. Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms), de l’Unicef, de l’Unfpa et de la Banque Mondiale publiées en 2008, 536.000 femmes sont décédées en 2005 dans le monde des suites de complications de la grossesse, de l’accouchement et des couches. Un peu plus de la moitié de ces décès à savoir 270.000 sont survenus en Afrique -Subsaharienne, une région qui abrite seulement 13,5% de la population mondiale et où on enregistre 23,5% de naissances totales, indique la même source. Avec un ratio estimé à 1000 décès pour 100.000 naissances vivantes, la région africaine est celle qui a la mortalité la plus élevée du monde. Sur 130 millions d’enfants qui naissent chaque année dans le monde, environ 4 millions meurent au cours de la période néonatale c’est-à-dire durant les quatre premières semaines de vie dont plus de 1,6 million en Afrique. De même, chaque année, en Afrique, on enregistre environ 1million de mort-nés dont au moins 300.000 meurent pendant le travail d’accouchement. Des estimations qui font réfléchir.

Pour quelles raisons les femmes meurent-elles ?

Selon le docteur Alban Quenum, les femmes décèdent par suite de complications survenues pendant ou après la grossesse ou l’accouchement. La plupart de ces complications apparaissent au cours de la grossesse. D’autres, qui existaient auparavant, s’aggravent à ce moment-là. Les principales complications, qui représentent 80% de l’ensemble des décès maternels, sont les suivantes : les hémorragies sévères (pour l’essentiel après l’accouchement) ; les infections (habituellement après l’accouchement) ; l’hypertension durant la grossesse (prééclampsie et éclampsie) ; le travail dystocique ; et les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions de sécurité. A l’en croire, les autres causes de complications sont des maladies comme le paludisme, l’anémie et le VIH/sida durant la grossesse. La santé de la mère et celle du nouveau-né sont étroitement liées, dira la Ministre de la santé, le professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard. En effet, chaque année, plus de 3 millions de nouveau-nés meurent et on compte également 3 millions d’enfants mort-nés.

Comment peut-on sauver la vie des femmes ?

La majeure partie des décès maternels sont évitables car on connaît bien les solutions médicales permettant de prévenir ou prendre en charge les complications, a indiqué Dorothée Akoko Kindé Gazard. " Toutes les femmes doivent avoir accès aux soins prénatals pendant la grossesse, bénéficier de l’assistance d’un personnel qualifié lors de l’accouchement et recevoir des soins et un soutien au cours des semaines qui suivent cet accouchement. Il est particulièrement important que toutes les naissances aient lieu avec l’assistance de professionnels de santé qualifiés, car une prise en charge et un traitement rapides peuvent sauver la vie ", a-t-elle expliqué. A en croire Alban Quenum, une hémorragie sévère après la naissance de l’enfant peut tuer une femme en bonne santé en deux heures seulement si elle ne bénéficie d’aucune assistance. L’injection d’ocytocine immédiatement après l’accouchement réduit de manière efficace le risque d’hémorragie. Le risque d’infection après l’accouchement peut être supprimé par une bonne hygiène et si les premiers signes d’infection sont reconnus et traités dans les meilleurs délais. De même, il conviendrait de repérer la pré éclampsie et de la prendre en charge d’une manière appropriée avant la survenue de convulsions (éclampsie) et autres complications mettant la vie en danger. L’administration de médicaments comme le sulfate de magnésium en cas de pré éclampsie peut réduire le risque d’éclampsie chez la femme. On parle de travail dystocique lorsque la tête du bébé est trop grosse pour le bassin de la mère ou si le bébé se présente dans une position anormale pour la naissance. Un moyen simple d’identifier ces problèmes au début du travail est le partographe - c’est-à-dire un graphique de la progression du travail et de l’état de la mère et du fœtus. Les praticiens qualifiés peuvent avoir recours au partographe pour repérer un travail trop lent et le prendre en charge avant que la vie de la mère et celle du bébé ne soient en danger. Si cela est nécessaire, il est possible de réaliser une césarienne. La ministre de la santé a signifié que pour éviter les décès maternels, il est également primordial de prévenir les grossesses non désirées ou trop précoces. Toutes les femmes, y compris les adolescentes, doivent avoir accès au planning familial, à des services d’avortement dans de bonnes conditions de sécurité dans le plein respect du cadre législatif et à des soins de qualité après l’avortement, souhaite-t-elle.

Pourquoi les femmes ne bénéficient-elles pas des soins dont elles ont besoin ?

Ce sont les femmes pauvres vivant dans des zones reculées qui ont le moins de chance de recevoir des soins médicaux appropriés. Cela est particulièrement vrai dans les régions où les travailleurs de santé qualifiés sont peu nombreux. Selon l’organisation mondiale de la santé (Oms), si le niveau de soins anténatals a augmenté dans de nombreuses parties du monde au cours de la dernière décennie, seules 66% des femmes des pays en développement bénéficient de l’assistance d’un personnel qualifié lors de l’accouchement. Autrement dit, des millions de naissances ont lieu sans l’assistance d’une sage-femme, d’un médecin ou d’une infirmière qualifiée. La même source indique que dans les pays à haut revenu, la quasi-totalité des femmes bénéficient d’au moins quatre consultations anténatales, de l’assistance d’un agent de santé qualifié lors de l’accouchement et de soins post-partum. Dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire, sur l’ensemble des femmes enceintes, moins de la moitié bénéficient d’au moins quatre consultations anténatales. Les autres facteurs qui empêchent les femmes de recevoir ou de solliciter des soins durant la grossesse et l’accouchement sont notamment la pauvreté ; la distance ; le manque d’informations ; l’inadéquation des services ; les pratiques culturelles. Pour améliorer la santé maternelle, il convient d’identifier les obstacles qui limitent l’accès à des services de santé maternelle de qualité et de prendre des mesures pour y remédier à tous les niveaux du système de santé.

A chaque papa sa femme et son enfant !!!

Pour renverser les tendances et permettre la concrétisation des slogans : " A chaque papa sa femme et son enfant ! A chaque maman son enfant ! A chaque enfant sa mère ", les autorités gouvernementales en collaboration avec les partenaires techniques et financiers ont initié la Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA). " Les pays africains ont donc lancé la CARMMA le O7 mai 2009 lors de la quatrième session de la Conférence des Ministres de la Santé de l’Union Africaine qui s’est tenue du 04 au 08 mai 2009 à Addis-Abéba en Ethiopie. Ainsi, le Bénin à l’instar d’une quinzaine de pays africains a pour la première fois le 27 septembre 2010, rendu officielle cette stratégie en procédant au lancement de la CARMMA. Ne plus permettre que la femme laisse la vie en voulant la donner. Ne plus mourir en donnant la vie. Accélérer les progrès vers l’atteinte de l’Objectif du Millénaire pour le Développement (Omd) en réduisant de 75% d’ici à 2015 le taux de mortalité maternelle. Ceci, à travers le renforcement de l’engagement et du leadership politique à l’échelle nationale, l’amélioration de la prise de conscience de la population, des leaders d’opinion et des décideurs sur la question des droits des femmes à la santé de la reproduction et documenter les bonnes pratiques pour un partage d’expérience. " Ce sont là les objectifs poursuivis en initiant la Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA). Selon le ministre de la santé, le professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard, cette louable initiative a besoin d’être encouragée et soutenue. "Le gouvernement du Bénin, pour sa part est décidé à jouer pleinement sa partition. La décision de la gratuité de la prise en charge de la césarienne, le repositionnement de la Planification Familiale, la gratuité de la prise en charge du paludisme chez la femme enceinte et les enfants de moins de 5 ans et prochainement la gratuité de la prise en charge des hémorragies graves participent de cette volonté de réduction de la mortalité maternelle ", a déclaré la ministre de la santé. A cet effet, Mme Dorothée Akoko Kindé-Gazard invite tous les cadres du ministère de la santé et des ministères connexes que sont la famille, la jeunesse et tous les autres acteurs, qui ont en charge la gestion des questions liées à la santé de la mère et de l’enfant à offrir à nos populations des services de qualité en matière de santé de la reproduction en améliorant et en renforçant toutes les interventions en cours et surtout d’œuvrer à leur pérennisation. Financées à hauteur de vingt neuf millions cent mille (29.100.000) Francs Cfa, la semaine de la CARMMA, édition 2011 vise le renforcement de l’engagement politique, le leadership national et l’amélioration de la prise de conscience de la population sur les questions de santé de la reproduction. Dienne Keita, représentante de l’Unfpa au Bénin, entendez Fonds des Nations Unies pour la Population dira pour sa part que la réduction de la mortalité maternelle nécessite un leadership fort à tous les niveaux. A l’en croire, la semaine de la CARMMA vient contribuer aux efforts du gouvernement et des partenaires techniques et financiers pour le plaidoyer en faveur de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Par ailleurs, elle a réitéré l’engagement du Fonds des Nations pour la Population à continuer à soutenir, aux côtés des autres partenaires techniques et financiers, les efforts du gouvernement visant l’amélioration de l’état de santé des populations béninoises.

Reece H. ADANWENON

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