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Accès à l'eau potable dans le Borgou : Parakou entre satisfaction et doléances - 18/02/2020 - Actu Bénin - BéninEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Bien que les Objectifs du développement durable (Odd) aient programmé l'accès universel à l'eau potable pour tous à l'horizon 2030, le gouvernement béninois, vu l'urgence, a ramené au plan national ce délai à 2021. A travers la mise en œuvre du projet de renforcement du système d'alimentation en eau potable, l'un des projets prioritaires du Programme d'actions du gouvernement (Pag), Parakou et ses agglomérations sont désormais dans l'abondance de l'eau même si certaines localités sont encore dans l'attente.

Pendant qu'une bonne partie de la métropole du septentrion jubile, d'autres grincent les dents. L'eau disponible en quantité suffisante n'a pas encore atteint tous les quartiers de la ville de Parakou. « L'Etat travaille, mais à Kpérou-Guéra, des efforts restent encore à faire », constate Zita Zinsou, épouse Houngbodji. Cyprien Vodounbo, Chef dudit quartier confirme : « A Kpérou-Guéra centre, il y a des zones qui n'ont pas d'eau potable. Je prends comme exemple les tranches A, B et C qui sont les parents pauvres. Elles manquent d'eau potable, de l'énergie et des voies d'accès. » Idem à Ganon, toujours dans le premier arrondissement. « Vraiment, on souffre cruellement de pénurie d'eau.

Malgré que notre territoire abrite un nouveau château d'eau, nous n'avons pas accès à l'eau comme on l'imaginait », déplore Zounvè Gandé Madou, le chef du quartier (Cq) de Ganon. Les habitants du 3ème arrondissement sont plus ou moins satisfaits. « Nous remercions, le président Talon pour avoir permis aux populations de Parakou et environs de s'approvisionner en eau potable. Nous pouvons dire qu'après la mise en service des nouvelles infrastructures, il y a amélioration dans la fourniture de l'eau.

Nous sommes plus ou moins satisfaits », témoigne Issa Gounou Chabi, le Cq de Ganou. C'est dire alors que toutes les populations n'ont pas encore l'eau potable même si les sages affirment que le problème d'eau à Parakou est définitivement réglé. « A Parakou, nous n'avons plus de problème d'eau. Sans vous mentir, tout le monde a de l'eau potable. Les gens ne se plaignent plus parce que depuis que les nouvelles installations ont été mises en service, il n'y a plus d'affluence autour de mon point d'eau autonome que j'avais eu à réaliser », certifie El Hadj Zachari Seydou, roi des Haoussa du Bénin et 1er Vice-président du Haut conseil des rois du Bénin. « Oui, l'eau est disponible en quantité suffisante, mais tous les ménages n'en bénéficient pas encore », insiste Raïmi Moussa.

Plusieurs facteurs expliquent cet état de chose désolant qui affecte les « Oubliés ». « Les quartiers périphériques ne sont pas totalement couverts comme on souhaitait. Le raccordement s'est arrêté à un certain niveau parce que les élus locaux, que nous sommes, ne sont associés aux travaux. Si, entre-temps on était associé, on allait, en suivant le plan de lotissement existant, poursuivre la mise en terre des tuyaux jusqu'où s'arrêtent les travaux de lotissement pour permettre aux citoyens de s'installer », explique Issa Gounou Chabi, Cq/Ganou. « A cela s'ajoute la suspension des travaux d'ouverture des voies », complète Zounvè Gandé Madou.

Adambi apaise

Les autorités gouvernementales sont conscientes des difficultés des populations en matière d'eau potable. « Le Président de la République me charge de vous dire que personne ne sera laissé de côté. Les quartiers et villages non encore desservis par les travaux qui viennent de s'achever seront pris en compte dans la phase additionnelle qui sera lancée dans les tout prochains jours. J'exhorte donc ceux qui n'ont pas encore vu les tuyaux de la Soneb à la patience pour une courte durée », laisse entendre Samou Séïdou Adambi, ministre de l'Eau et des mines. Selon lui, avec l'aide des Partenaires techniques et financiers (Ptf), le processus d'alimentation et de fourniture de l'eau potable à tous les hameaux et localités du Bénin se poursuit à travers tout le pays sans grand bruit. A en croire le ministre de l'eau, la pose de 306 kilomètres de conduits d'eau supplémentaire, l'extension du réseau vers les quartiers qui n'ont pas encore d'eau potable et le raccordement des villages de Passa et de Kika au réseau d'eau de la Soneb est imminente.

« Ce liquide précieux et vital qu'est l'eau sera bel et bien pour chacun et pour tous à l'horizon 2021 », rassure Samou Séïdou Adambi. De quoi apaiser la crainte des populations qui se sentent abandonnées. Mais longtemps floués par les politiques, les citoyens concernés sont dubitatifs. Ils n'ont pas foi à cette promesse de l'autorité gouvernementale qu'ils qualifient de promesse électoraliste au regard des élections communales et municipales qui s'annoncent. « Oui c'est vrai le ministre l'a dit, mais est-ce que réellement cela va se faire sur le terrain ? », doute Issa Gounou Chabi, le Cq/Ganou. Camille Dansou, le Directeur général de la Soneb n'est pas septique. Il se veut plus rassurant. « La Soneb s'engage à exploiter de façon optimale et professionnelle le nouveau système », promet le Directeur général tout en invitant les autorités locales à jouer leur.

Quant aux populations, il leur demande de s'abonner massivement, seule reconnaissance à exprimer au Gouvernement pour lui montrer que ses efforts ne sont pas vains. Les habitants des quartiers Ganon, Kpérou-Guéra, Ganou et biens d'autres zones de la cité du cheval sont alors dans l'expectative. Ils se disent prêts à s'abonner dès que possible.

Le spectre de pénurie d'eau vaincu

Initié par le président de la République, le projet de renforcement du système d'alimentation en eau potable, dont les travaux ont été lancés le 27 janvier 2018, pour un délai d'exécution de deux ans, vise à renforcer durablement l'approvisionnement en eau potable des populations en quantité suffisante. A Parakou, l'une des Communes bénéficiaires de ce vaste programme, les périodes de stress hydrique des populations sont désormais du passé. La capacité de service de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) a été renforcée par un nouveau système ultramoderne d'approvisionnement pour mieux satisfaire les populations.

D'un coût global de 19,7 milliards de francs Cfa hors taxe, ce projet a été financé par la Boad à hauteur de 68,13%. Les nouvelles infrastructures réalisées avec l'expertise des entreprises Sogéa Satom, Cgc-Togo et le génie militaire, sous la maîtrise d'ouvrage complète du bureau Irgp-Afrique sont composées de la construction et l'équipement d'une nouvelle tour de prise d'eau brute de 1.800m3 à Okpara de la construction et équipement d'une nouvelle usine de traitement d'eau de surface d'une capacité de 1.800m3 à Banikanni, de la construction d'un nouveau réservoir semi-enterré de 3.000m3, de la construction d'un nouveau château d'eau de 500m3, de la construction et équipement de deux nouvelles stations de pompage à Banikanni et à 2kilos, de la mise en place d'un système de télégestion moderne de tous les sites du projet dans la ville de Parakou.

« Les travaux ont été exécutés dans les règles de l'art et en respect des normes internationales de qualité », certifie le Dg/Soneb. La capacité de production et de traitement d'eau de la Soneb à Parakou passe actuellement d'une situation initiale de 400m3/heure à 1.800m3/heure, soit une augmentation de près de 5fois la capacité existante. De même, la longueur du réseau d'eau de la Soneb est passée de 445,3Km à 758km. Il n'est donc point de doute que Parakou et ses agglomérations sont désormais dans l'abondance de l'eau. « Je voudrais porter à l'attention des opérateurs économiques de la ville, que sur une capacité de production désormais de 37.000m3/jour, la consommation tourne autour de 11.000m3/jour actuellement.

A en croire Jacques Bi Kouamé, le Chef de mission de la Boad au Bénin, les travaux, à terme permettront d'apporter aux populations, une production additionnelle de 28.600m3/Jour d'eau potable et de faire passer le taux de desserte dans la zone du projet à 90% en 2024 et de contribuer ainsi à l'atteinte de l'objectif d'accès universel des populations béninoises à l'eau potable à l'horizon des Odd. « Nous disposons d'une importante marge pouvant satisfaire les besoins en eau de vos industries et unités de production », insiste Camille Dansou. « La Soneb est en mesure de fournir de l'eau en quantité et en qualité pour une population d'environs 500 mille âmes », précise Samou Séïdou Adambi.

Mieux ! Des mesures d'accompagnement visant l'allègement des modalités de branchements au prix promotionnel ont été prises. Avec 50.000 FCfa, les citoyens peuvent avoir l'eau chez eux. Ils ont la possibilité de payer 20.000 FCfa comme avance au branchement et le reste payable en 10 mensualités. Tout cela est rendu possible grâce aux partenaires techniques et financiers. Un motif de satisfaction aussi bien pour la population que pour le ministre de l'Eau et des mines. Samou Séïdou Adambi estime que ce projet est le plus grand investissement dans le domaine de l'eau potable depuis l'indépendance du Bénin. D'après les souvenirs de Sanni Bio Bayé, le Secrétaire général de la préfecture du Borgou, chaque année les populations de Parakou étaient confrontées aux problèmes récurrents de pénurie d'eau potable, notamment pendant la saison sèche avec pour corollaire, la fréquence des maladies d'ori hydriques et les décès tous azimuts. « Aujourd'hui, avec les nouvelles infrastructures, les habitants de la Cité des Koburu sont soulagés », se réjouit-il.

Selon Charles Toko, maire de Parakou, ces réalisations sont le fruit de la bonne gouvernance des ressources de l'Etat. « On lutte contre le sous-développement. Plus de 20 milliards de francs Cfa en matière d'eau. Nous avons serré les ceintures, maintenant on a de l'eau », souligne l'édile Pour que cette joie ne soit pas de courte durée, Jacques Bi Kouamé met l'accent sur l'entretien des infrastructures. Les objectifs du secteur seront atteintes que si les dispositions sont prises pour assurer l'entretien des infrastructures existantes. « Du fait de leur importance pour le gouvernement et les populations, elles bénéficieront d'un programme d'entretien rigoureux et efficace », promet-il.

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