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Santé : Les trois chaînons manquants - 27/11/2007 - L'araignée - BéninEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

C’était à faire et c’est fait. Les états généraux sur le secteur de la santé, démarrés le 21 ont pris fin le 24 novembre 2007. Le secteur était à revisiter. Une pause réflexive était à observer. Une remise à plat s’imposait pour un nouveau départ. La bonne santé du secteur de la santé conditionne la santé de la nation tout entière. Quand l’hôpital prend froid, c’est tout un pays qui tousse et qui s’enrhume. D’abord les bons points. La mortalité infantile a préoccupé les participants à cette importante rencontre. C’est déjà la prise en compte de la ressource humaine dès le berceau. L’homme est, en effet, la première des ressources d’un pays sur le chemin de son développement. Aucun être sain de corps et d’esprit ne peut accepter qu’un enfant qui naît à la vie soit immédiatement placé sous la tutelle de la mort. C’est absurde. C’est insensé.

Le renforcement des capacités de la médecine traditionnelle en vue d’une meilleure collaboration avec la médecine moderne nous a paru une orientation sage. Tout ce qui monte, a écrit Teilhard de Chardin, converge. Pour dire que si c’est la santé de l’homme qui doit être au bout de la quête de toute médecine, il n’y a pas de raison que la médecine traditionnelle et la médecine moderne ne se découvrent des passerelles de collaboration, des champs communs d’application.

Comme il se doit, le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose sont restés des ennemis publics à combattre pied à pied. Toutes ces affections gangrènent le développement d’un pays qui aura besoin de toutes les mains de ses enfants, dans un élan solidarité, pour rendre étanche la jarre trouée, selon une symbolique propre à la culture nationale. La jarre trouée, c’est le pays. Elle contiendrait un liquide précieux censé être le bien être de chacun, la richesse pour tous. Les mains jaillies de tous les horizons pour boucher les trous de la jarre, évitant au pays un naufrage individuel et collectif, ce sont les enfants du pays. Ils seront d’autant plus enthousiastes à donner le meilleur d’eux-mêmes qu’ils seront en bonne santé.

Nous avons également retenu comme l’un des acquis des états généraux sur le secteur de la santé la transformation du Centre national hospitalier universitaire en un centre hospitalier régional et la construction d’un centre hospitalier universitaire dans chaque département. Si une telle orientation n’est pas une manière de faire de la décentralisation, en investissant cette expérience d’un contenu neuf, cela y ressemble. Rapprocher l’administration du citoyen, c’est bien. Rapprocher la santé de tous c’est mieux.

Mais tout n’aura pas été pour le mieux, au cours de ces états généraux, comme dans le meilleur des mondes. Trois points, de notre point de vue et jusqu’à preuve du contraire, semblent manquer à cette belle architecture de propositions destinées à changer du tout au tout la donne médicale et sanitaire dans notre pays.

D’abord, notre hantise constante, permanente, c’est l’existence de médecins chômeurs dans un pays où tout est encore à faire dans le domaine de la santé : forte demande de soins, taux bas de médecins rapportés à la population, importance de l’équation santé/ développement… En matière de formation, la médecine est un domaine d’exception : les plus lourds investissements, les études les plus longues, les plus difficiles, les plus chères. C’est la pire des choses qui puissent arriver que d’avoir à constater, à la fin, que c’est le chômage qui est le couronnement d’un parcours comme celui-là. Le médecin chômeur, nous n’en voulons pas, nous n’en voulons plus !

Le deuxième chaînon manquant à la chaîne des résolutions devant changer le visage du secteur de la santé dans notre pays, c’est la place que doivent y prendre, en vue d’une véritable révolution, les technologies de l’information et de la communication. Ici, aucune timidité n’est permise. Ou l’on va droit devant soi et le plus loin possible ou l’on rate le train du progrès qui n’offre jamais une seconde chance.

De nouvelles réponses, des réponses par ailleurs novatrices, s’offrent désormais à la médecine sous l’aiguillon des TIC qu’il convient de maîtriser et d’investir massivement dans le secteur de la santé. Il y a au bout l’espoir de s’arracher aux pesanteurs d’aujourd’hui, en changeant, dans une vision moderniste et de progrès, le rapport de l’homme à la maladie le rapport de l’homme à la médecine, le rapport de l’homme à la santé.

Enfin, aucun mot sur un projet aussi ancien qu’important, à savoir le projet de construction, à Abomey-Calavi, de l’Hôpital d’Instruction des Armées (HIA). Tout le monde veut bien en reconnaître l’utilité. Mais tout le monde traîne les pieds quand il s’agit de passer à l’action. Comme s’il fallait se presser lentement avant que ne sorte de terre cet hôpital de référence. Il est pourtant appelé, en matière de santé, à offrir aux Béninois ce qui se fait de bien et de mieux au jour d’aujourd’hui. Pourquoi donc les états généraux n’ont-ils pas donner leur feu vert pour la construction d’un tel hôpital ? A moins que cela ne soit pas à l’ordre du jour de cette importante réunion. A moins que les autorités compétentes veuillent plutôt nous faire partager la philosophie qui pointe derrière cet adage : « L’intelligence, c’est comme un sous-vêtement. Il faut en avoir mais ne pas l’exhiber ». (Fin de citation) Alors, silence, l’Hôpital d’Instruction des armées se construit ! Tout au moins dans nos têtes et dans nos cœurs. Un besoin national qui n’attend que d’être articulé en volonté politique.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 27 novembre 2007

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