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Le séminome : la forme la plus fréquente de cancer du testicule - 27/03/2008 - L'araignée - BéninEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le cancer du testicule est un cancer de l’homme jeune. Il est favorisé par un testicule non descendu durant la petite enfance ou atrophique. Comme chaque cas est unique, seul le dialogue avec votre médecin vous permettra de bien comprendre votre situation. Toutefois, son traitement permet une guérison dans environ 9 cas sur 10 s’il est diagnostiqué à temps. Les testicules, ou gonades, sont situés dans les bourses. Ils renferment des tubes séminifères qui sont des tubules à l’origine de la fabrication des spermatozoïdes. Ces tubes convergent dans l’épididyme qui surmonte le pôle supérieur du testicule.

Autour de chaque testicule, se trouve une enveloppe appelée l’albuginée, elle-même entourée par un muscle, le scrotum. Les testicules sont les organes reproducteurs chez l’homme. Ils fabriquent les spermatozoïdes (on parle de spermatogenèse), à partir de cellules souches situées dans les tubes séminifères et synthétisent la testostérone, à l’origine de la spermatogenèse et du développement des caractères sexuels secondaires (pilosité, musculature, mue, etc.). Le séminome est la forme la plus fréquente de cancer du testicule.

D’autres types de cancers existent parmi lesquels le carcinome embryonnaire, le tératocarcinome et le choriocarcinome. Le diagnostic de ce cancer est d’abord clinique. Il se présente souvent sous la forme d’une tuméfaction dure et irrégulière du testicule. Il est confirmé par l’échographie. Le traitement consiste en l’ablation chirurgicale du testicule (orchidectomie), complété par une radiothérapie ou une chimiothérapie, selon le type et le stade du cancer. Le traitement peut entraîner une stérilité, le plus souvent temporaire. Il est donc recommandé à l’homme jeune de conserver son sperme avant le début du traitement. Le pronostic est globalement favorable, avec une guérison obtenue dans environ 90 % des cas.

Parmi les nombreuses formes existantes de cancer du testicule, les principales sont : le séminome, la forme la plus fréquente (environ 40 % des tumeurs testiculaires) ; le carcinome embryonnaire, appelé aussi dysembryome (20 % des cancers testiculaires) ; le tératocarcinome (30 % des cancers testiculaires) ; le cas le plus rare est le chorio-épithéliome ou choriocarcinome (environ 1 %). Il faut noter que l’existence, à des degrés différents, de plusieurs types histologiques au sein d’une même tumeur est relativement fréquente, ce qui fait la particularité du cancer du testicule.

Les facteurs de risque du cancer du testicule

Ce cancer touche surtout l’homme jeune âgé de 20 à 35 ans. Il est très rare après 50 ans. Dans la quasi-totalité des cas, le cancer ne concerne qu’un seul testicule. Plusieurs facteurs causant ces tumeurs sont identifiés. Il s’agit entre autres d’un testicule non descendu (ou cryptorchidie) et l’atrophie testiculaire (absence de développement du testicule) : les causes en sont diverses (infection, oreillons, traumatisme...).

Comment prévenir le cancer du testicule ?

En cas de testicule non descendu (cryptorchidie), l’abaissement précoce du testicule est recommandé dès l’âge de 2 ans.

Le risque de cancer peut justifier l’exérèse d’un testicule non descendu, découvert à l’âge adulte. Très souvent, c’est le malade lui-même qui découvre le cancer, sous la forme d’une masse indolore, dure, augmentant le volume de la bourse. Il peut ressentir une gêne au niveau de la bourse, avec une sensation de pesanteur. Parfois, ces signes sont rattachés à un traumatisme récent.

Dans d’autres cas, c’est l’augmentation récente du volume d’un testicule jusque-là atrophique qui signale la présence de la maladie. Le cancer peut également être découvert lors d’un examen clinique. Le médecin fait généralement le diagnostic par la palpation des bourses qui retrouve une tuméfaction dure et irrégulière du testicule. Il n’y a pas de signes inflammatoires (pas de fièvre notamment), ni de signe urinaire. Le testicule opposé est normal. L’extension du cancer est appréciée par la palpation de l’abdomen et du creux sus-claviculaire à la recherche de ganglions anormaux. L’échographie confirme la tumeur intra-testiculaire, et l’échographie-Doppler met en évidence l’augmentation de la vascularisation dans la tumeur. Certaines anomalies, en particulier la présence de microcalcifications dans le testicule en échographie, peuvent faire suspecter un cancer.

Schématiquement, on distingue

  • Le stade 1 : la tumeur est uniquement localisée dans le scrotum.
  • Le stade 2a : présence dans l’abdomen de ganglions de taille inférieure à 2 cm.
  • Le stade 2b : présence dans l’abdomen de ganglions de taille comprise entre 2 et 5 cm.
  • Le stade 2c : présence dans l’abdomen de ganglions de taille supérieure à 5 cm.
  • Le stade 3 : présence de ganglions au dessus du diaphragme.
  • Le stade 4 : il existe des métastases dans les viscères.

Le traitement, tant la chirurgie que la radiothérapie ou la chimiothérapie, n’entraîne pas d’impuissance et n’a donc aucune incidence sur la vie sexuelle. En revanche, il peut atteindre la spermatogenèse (production des spermatozoïdes) et entraîner une stérilité, généralement transitoire. C’est la raison pour laquelle il est proposé à l’homme jeune de conserver son sperme (banque du sperme) avant tout traitement.

Les effets secondaires de la chimiothérapie

Les médicaments de la chimiothérapie ont en commun d’entraîner certains effets secondaires, plus ou moins accentués selon les produits. Ils régressent avec l’arrêt des produits, mais peuvent être prévenus ou corrigés lors de leur apparition. Il s’agit :

Des nausées et vomissements : redoutés par les malades, ils sont moins intenses de nos jours grâce aux médicaments utilisés et à l’action préventive d’antiémétiques puissants (médicaments qui empêchent les vomissements) ;

La diarrhée : il faut boire abondamment de l’eau ou du thé, des boissons gazeuses pour éviter tout risque de déshydratation. En cas de persistance, des médicaments antidiarrhéiques peuvent être prescrits ;

La constipation : assez fréquente, elle est liée à la chimiothérapie, aux médicaments antiémétiques ou encore à l’inactivité physique. Elle sera soulagée par un traitement spécifique ;

Les aphtes : relativement rares, ils varient selon les protocoles de chimiothérapie utilisés. On parle aussi de « mucite buccale ». Ils seront prévenus par des bains de bouche après les repas. Lorsqu’ils sont nombreux, ils peuvent être la conséquence d’une diminution du nombre de globules blancs, dont le taux doit alors être contrôlé par une prise de sang ;

La chute de cheveux : elle est fréquente mais pas systématique. Elle est le plus souvent progressive, démarrant 2 à 3 semaines après la première perfusion. Elle est temporaire. Les cheveux repoussent toujours à la fin de la chimiothérapie.

La diminution de certains globules blancs : le nombre des polynucléaires neutrophiles diminue souvent (neutropénie). Généralement de courte durée, cette diminution est sans conséquence. Cependant, une surveillance par prises de sang régulières est effectuée. En cas de chute trop importante (aplasie), le malade court alors un risque d’infection.

La diminution des globules rouges : appelée aussi anémie, elle peut survenir en fin de traitement. Elle peut être responsable d’une fatigue importante.

La diminution des plaquettes : elle entraîne un risque d’hémorragie en cas de coupure accidentelle car, les plaquettes permettent la coagulation du sang.

La fatigue : c’est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. La fatigue est en réalité liée à plusieurs facteurs : la maladie elle-même, les traitements associés entre eux, la baisse des globules rouges lors de la chimiothérapie, mais aussi le stress et l’angoisse.

La détresse psychologique qui accompagne souvent une telle maladie, est aujourd’hui mieux comprise et considérée. Pour mieux vivre avec sa maladie, il est essentiel d’avoir des explications et des informations pour la comprendre.

Quels sont les principaux traitements actuellement utilisés ?

Le traitement est d’abord chirurgical et consiste en l’ablation du testicule atteint. Le type de cancer est déterminé par l’examen au microscope du testicule enlevé. Généralement, après l’ablation du testicule malade, on met en place une prothèse testiculaire en silicone à but cosmétique, de la même taille que le testicule opposé. En fonction du type de cancer et de son stade, un traitement complémentaire par radiothérapie ou chimiothérapie est généralement nécessaire. Le traitement permet une guérison du cancer du testicule dans environ 9 cas sur 10 s’il est diagnostiqué suffisamment tôt.

Un bilan est fait à 3 mois après le traitement :

Si la réponse est complète, la surveillance doit être poursuivie pendant au moins 5 ans. Si la réponse au traitement n’est que partielle, avec des masses ganglionnaires résiduelles, une intervention chirurgicale est alors nécessaire si cette masse résiduelle est de plus de 3 cm. Si le tissu tumoral est présent à l’examen histologique, une chimiothérapie est entreprise. Dans tous les cas, la surveillance doit être prolongée pendant 5 à 10 ans après le traitement. Tous les 6 mois pendant 2 ans, puis tous les ans pendant au moins 5 ans. Chaque consultation de surveillance comprend un examen clinique, un dosage des marqueurs tumoraux (alpha-foetoprotéine, bêta Hcg et antigène carcino-embryonnaire), un scanner abdominal et thoracique, et une radiographie pulmonaire. Les rechutes surviennent surtout dans les 2 premières années. Elles sont suspectées en cas de ré-augmentation des marqueurs tumoraux. Ces récidives restent très sensibles à la chimiothérapie.

Reece H ADANWENON
Journal FRATERNITE 27/03/08

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