Bénin Santé Benin  

Sommaire
Page d'accueil
Présentation du site
Forum de la santé en Afrique
Annuaire de la santé en Afrique
Contacts


Décembre 2008 - Editorial du Docteur Soliou BADAROU

Utilisation des préservatifs et pratiques des avortements clandestins dans l’arrondissement de Tchaourou au Bénin

Noms des auteurs et service d’origine :

  • Dr Soliou BADAROU*
  • Madame Nicole OPOSSI**
  • Monsieur Mama SOMOU FOUSSENI***

* Médecin coordonnateur de zone
** Assistante sociale
***Assistant social

Objectifs :

  • Répertorier les perceptions des populations de la région sur l’utilisation des préservatifs
  • Déterminer la prévalence des grossesses non désirées notamment dans les établissements d’enseignements secondaires
  • Déterminer la prévalence des infections sexuellement transmissibles au sein des populations
  • Identifier les principaux moyens auxquels les femmes font recours lors des avortements clandestins

Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude qualitative, transversale descriptive qui s’est déroulée du 15 août au 15 septembre 2008. A l’aide des guides d’entretiens et des documents statistiques, les données relatives aux différents aspects ont été collectées à travers des entretiens individuels et la revue documentaire.

Résultats

De janvier 2007 à août 2008, 209 cas d’avortements (14,7%) et 551 cas d’infections sexuellement transmissibles (3%) ont été au total enregistrés dans la zone. 28 cas de grossesses indésirées dans les deux collèges d’enseignements secondaires. 24% des cas d’avortements ont nécessité une prise en charge urgente pour un coût moyen de 25.316 FCFA. Les perceptions des interviewés par rapport à l’utilisation du préservatif se présente comme suite : le lubrifiant du préservatif cause des maladies, c’est une invention du blanc pour empêcher la croissance démographique, manque de confiance entre partenaire et une façon d’encourager la prostitution. En dehors des avortements pratiqués clandestinement par le personnel de santé, beaucoup de couple font recours à des moyens divers comme : l’introduction du permanganate ou du mélange constitué par le contenu des piles, l’antimoine, une certaine feuille (simoba), beurre de karité, le tout malaxé, séché au soleil dans le vagin, les breuvages antipaludiques/antipyrétiques et boissons alcoolisées.

Conclusion

Cette étude a permis de révéler qu’il existe encore assez de préjugés par rapport à l’utilisation du préservatif, situation qui ne favorise guère la prévention des IST et des grossesses indésirées.

Mots clés : avortements, préservatifs, infections

Bonne et heureuse année 2009 à toutes et à tous


Parakou, le 29 décembre 2008 Docteur Soliou BADAROU
solbis1@yahoo.fr
/ solbis1@mail2world.com


 

 
NG COM Santé Tropicale
Copyright © 2008 Santé tropicale - APIDPM. Tous droits réservés. Site réalisé et développé par Santé tropicale - APIDPM