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Les pharmaciens exclus ? - 21/12/2010 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Dans l’adresse ci-dessous, au Premier ministre, ce pharmacien ayant requis l’anonymat s’étonne que les pharmaciens soient exclus de l’avis de recrutement d’un nouveau DG de la CAMEG. "Qu’il me soit permis de vous adresser ce courrier pour vous signifier ma déception sinon ma désapprobation au sujet de l’avis de recrutement d’un nouveau Directeur général de la CAMEG. Je n’ose pas me prononcer sur son statut. Je vous écris en tant que citoyen burkinabè et particulièrement en tant que pharmacien, spécialiste du médicament.

Comment peut- on comprendre que pour le poste de Directeur général d’une structure de santé et plus particulièrement d’une structure d’achat et de distribution pharmaceutique comme la CAMEG, qu’on écarte ipso facto le spécialiste du médicament, c’est-à-dire le pharmacien pour ne retenir que des gestionnaires ? Pourtant, le premier Directeur général fut un pharmacien et on connaît les conditions dans lesquelles il a été remercié. Lorsqu’on lit l’avis de recrutement, on a l’impression que le pharmacien n’a pas de compétence pour occuper le poste de Directeur général de la CAMEG. Sur le plan réglementaire, des textes nationaux nous reconnaissent cette compétence. A titre illustratif, nous pouvons citer la loi n°23/94/ADP du 19 mai 1994 portant code de la Santé publique, l’article 2 de l’Arrêté n°00068/MS/CAB de 2000, portant conditions d’ouverture et d’exploitation des établissements pharmaceutiques de vente ou de distribution en gros. Au Burkina Faso, des structures privées comme COPHADIS, LABOREX, PHARMAPLUS sont très bien managées par des pharmaciens quand bien même elles ne bénéficient pas des mêmes avantages fiscaux et du même monopole que la CAMEG. Par ailleurs, le pharmacien, au cours de son cursus universitaire, se voit dispensé des cours de comptabilité, de marketing et management, de gestion de stocks et de communication. En somme, le pharmacien, homme de santé publique, professionnel pétri de talent de gestionnaire, est bien capable d’occuper un tel poste. Cela est une réalité dans tous les pays qui nous entourent.

Monsieur le Premier ministre, nous venons de fêter nos cinquante ans d’indépendance. Chaque jour, notre chaîne nationale, la RTB (Radiodiffusion télévision du Burkina) diffuse des spots sur le civisme, l’intégrité et la compétence qui doivent caractériser chaque Burkinabè. Notre Constitution prône l’équité dans l’accès aux postes de responsabilité pour tout Burkinabè compétent. Vous avez toujours clamé que vous mettrez l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, donc faisant de l’équité et de la compétence votre credo. Des pharmaciens expérimentés et compétents, il y en a au Burkina (rappel : il y a environ 200 pharmaciens à la fonction publique, Cf « analyse de la situation pharmaceutique au Burkina Faso : octobre 2009 » ONPB). Je suis frustré parce qu’on a l’impression que les pharmaciens sont des "faire valoir", des bras jouant les seconds rôles sinon les tâches subalternes. Dans les districts sanitaires, on nous a réduits à de simples gestionnaires de médicaments. On ne peut pas prétendre être "un chef de district", car il n’existe que de Médecins chef de district (MCD), poste qui exige des connaissances en santé publique, compétences dont jouit tout pharmacien bien formé. Même les pharmaciens spécialistes en santé publique n’ont pas accès à ce poste. Je ne m’étalerai pas sur le cas des Directions régionales de la Santé (DRS) et autres. Tout cadre supérieur de la Santé pourrait selon votre vision accéder à des postes de responsabilité.

"Je voudrais pouvoir accéder à des postes de responsabilité"

Monsieur le Premier ministre, si votre vision n’est pas celle de la politique politicienne, si l’équité et la compétence sont des critères qui vous sont chers, je souhaiterais avec tout le respect dû à votre rang, que vous corrigiez cette injustice dont les pharmaciens ont été pendant longtemps victimes. Cela s’entend d’une part par la prise en compte des pharmaciens dans un nouveau avis de recrutement du Directeur général de la CAMEG et d’autre part, la révision de tous les textes du ministère de la Santé permettant l’accès aux postes de responsabilité en ayant comme seuls critères : l’équité et la compétence. Tout cadre supérieur de la Santé, qu’il soit médecin, pharmacien ou dentiste devrait pouvoir accéder à ces postes sur la seule base des critères objectifs.

Monsieur le Premier ministre, Je suis un jeune pharmacien, je souhaite avoir un profil de carrière clair et motivant. Je voudrais pouvoir accéder à des postes de responsabilité, pourquoi ne pas être, à l’avenir, l’un des pharmaciens sinon l’un des cadres du ministère de la Santé, ministre de la Santé ? Oui, j’aimerais avoir un salaire motivant et non pas de perdiems. Monsieur le premier ministre. Seules l’équité, la justice et la motivation sont, à l’heure actuelle, le gage de stabilisation des pharmaciens dans la fonction publique. Très peu de bourses et d’opportunités de spécialisation sont offertes aux pharmaciens. L’une des richesses dont le Burkina Faso peut s’enorgueillir, c’est bien son potentiel humain. Il doit alors faire de la formation une priorité dans tous les secteurs d’activités.

Monsieur le Premier ministre, Je ne pourrai pas égrener toutes les raisons de mon ressentiment dans cette missive, je crois que vous l’avez bien compris. J’ai voulu juste choisir quelques exemples plausibles. Il est admis que "le médicament est la pierre angulaire de la santé et la raison d’être du pharmacien". Ce dernier doit pouvoir retrouver la place qui est la sienne dans notre système de santé. Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de mes sentiments les plus distingués."

Un pharmacien exerçant à Ouagadougou

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