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Sous le signe de la réduction de la mortalité maternelle - 08/03/2011 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les femmes de la région du Centre, à l’instar de celles des autres régions du Burkina et du monde, ont commémoré, hier 8 mars 2011, la 154e Journée internationale de la femme. La cérémonie, haute en couleurs, s’est déroulée sur le boulevard des Tansoba en face du SIAO. Elle a connu la présence de hautes personnalités dont l’épouse du chef de l’Etat, Chantal Compaoré, marraine de la cérémonie, l’épouse du Premier ministre, Priscille Zongo, l’épouse du président de l’Assemblée nationale, Sika Kaboré et de nombreux membres du gouvernement.

"Donner la vie sans être en péril". C’est autour de ce thème que les femmes du Burkina, notamment celles de la région du Centre, ont commémoré la 154e Journée internationale de la femme. Parées de leurs plus belles tenues, elles ont d’abord voulu, à travers un défilé, montrer leur savoir-faire et savoir-être. Ce défilé qui a émerveillé plus d’un a vu la participation des associations et groupements féminins du Centre ainsi que les majorettes de la commune dont les prouesses ont été suivies d’une belle parade de militaires et paramilitaires. Faut-il le souligner, la commémoration de la 154e Journée internationale de la femme intervient dans un contexte où l’autre moitié du ciel est confrontée à un grave péril en donnant la vie. En effet, une femme meurt toutes les trois heures au Burkina suite à une complication liée à la grossesse. "Il est douloureux que la joie de donner la vie se transforme en drame, non seulement pour les familles mais également pour toute la communauté qui est privée soit d’une fille, d’une mère, d’une épouse ou tout simplement d’une actrice du développement", a soutenu l’épouse du chef de l’Etat, Chantal Compaoré. A l’en croire, on enregistre dans le monde par an, 500 000 décès maternels des suites de complications d’une grossesse ou d’un accouchement.

307 décès pour 100 000 naissances vivantes

Au Burkina, ce chiffre s’élève à plus de 2 000 femmes qui meurent de ces mêmes causes et le taux de mortalité maternelle est de 307 pour 100 000 naissances vivantes, a-t-elle déploré. L’ignorance des règles d’une bonne santé de la reproduction tant chez les hommes que chez les femmes, la pauvreté des ménages et particulièrement celle des femmes qui est une entrave à l’accès aux services de santé sont, entre autres, les causes de ces situations, a-t-elle indiqué. Mme Chantal Compaoré n’a pas occulté certaines maladies telles que les cancers génitaux féminins et les fistules obstétricales qui tenaillent de plus en plus les femmes. Elle a, par ailleurs, loué les actions entreprises pour soulager les souffrances des femmes, notamment la mise à disposition des médicaments essentiels génériques, la subvention des accouchements et des SONU (Soins obstétricaux et néonataux d’urgence), la mise en oeuvre du projet lutte contre les fistules obstétricales, etc.

Pour l’épouse du chef de l’Etat, la commémoration du 8-Mars est une occasion de poursuivre la réflexion sur la situation et les conditions de vie des femmes en termes d’acquis et d’insuffisances, d’évaluer l’opérationnalité des politiques élaborées et d’envisager l’avenir avec plus de sérénité. Elle a demandé au gouvernement et à ses partenaires de renforcer davantage les mesures sanitaires en matière de soins obstétricaux et de prise en charge pré et post natale pour sécuriser au mieux tout le processus de l’accouchement. Tout en exhortant ses soeurs à adopter des mesures d’hygiène nécessaires afin de rester en bonne santé pour participer à la construction d’un Burkina émergent, elle les a invitées à s’inscrire dans une logique de fréquentation systématique et permanente des centres de santé tout au long de la grossesse.

Pour sa part, le ministre de la Promotion de la femme, Céline Yoda, a d’abord remercié l’épouse du chef de l’Etat qui ne cesse de s’investir auprès de ses soeurs pour la valorisation de leur statut social, économique et juridique. Elle a ensuite soutenu que la commémoration du 8-Mars est une occasion de marquer un arrêt pour réfléchir sur le statut et les conditions de vie des femmes. Il est douloureux et difficile d’accepter le fait que des femmes meurent en donnant la vie. Cette situation, a-t-elle relevé, suscite des réflexions et des innovations dans les stratégies d’intervention. Pour Céline Yoda, la commémoration du 8-Mars autour du thème "donner la vie sans être en péril" s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des objectifs 42-53-64 des Objectifs du millénaire pour le développement, de la politique nationale genre. Elle a également pour objectif d’informer et de sensibiliser la population des villes et des campagnes sur la situation de la mortalité maternelle, les interrelations entre les pesanteurs sociologiques et culturelles, les pratiques traditionnelles néfastes, etc. Le ministre de la Promotion de la femme a demandé à tous de s’impliquer massivement dans la lutte contre la mortalité maternelle afin qu’à défaut de l’éradiquer, que l’on puisse la réduire de 3/4 d’ici à 2015, conformément aux OMD. Le représentant de l’ambassadeur du Royaume du Danemark, chef de file des Partenaires techniques et financiers (PTF), Tidiani Ouédraogo, a, quant à lui, soutenu que les femmes meurent au Burkina d’hémorragies et d’infections parce que l’offre de services de santé maternelle au niveau des formations sanitaires est insuffisante en quantité et en qualité.

De faibles taux

Selon M. Ouédraogo, le taux de couverture en consultation prénatale est de 16,9% en 2008 et 20,5% en 2009. Le taux de réalisation de la césarienne est de 1,3% en 2009 pour une norme minimale de 5% selon l’Organisation mondiale de la santé. Le taux d’utilisation de la contraception est de 26,07%, a-t-il ajouté. Pour permettre aux femmes de jouir de leur droit à la vie, le droit de donner la vie sans périr, il faut, a-t-il poursuivi, renforcer le système de santé pour la mise en oeuvre qualitative des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONU), informer et former les communautés sur la santé reproductive des femmes et sur les mesures individuelles et collectives de la prévention de la mortalité maternelle. Il a réaffirmé l’engagement des PTF à accompagner les autorités dans leurs efforts pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes pour une société plus juste et équitable. Le gouverneur de la région du Centre, El Hadj Boureima Bougouma, tout en magnifiant la femme, a déclaré que chacun doit avoir une pensée pieuse pour celle-ci. Pour lui, en dépit des efforts consentis par les pouvoirs publics en faveur de la femme, beaucoup reste à faire pour une émancipation harmonieuse de celle-ci. Le nombre important de femmes qui meurent en donnant la vie, qui meurent sous le choc de l’exclusion sociale sont autant de situations qui doivent, a-t-il dit, aiguiser la conscience des uns et des autres et les engager sur les chantiers de liberté et du développement. Au cours de la cérémonie, des distinctions honorifiques ont été décernées à des femmes et à des hommes pour leurs efforts dans la lutte contre les maux qui minent la gent féminine. La société téléphonique Airtel a aussi profité remettre du matériel médical à la marraine de la cérémonie qui, à son tour, l’a transmis au ministre de la Santé, Seydou Bouda.

Dabadi ZOUMBARA

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