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Des actions conjointes contre les faux médicaments - 27/09/2011 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le ministre de la Santé, Pr Adama Traoré, représentant le Président du Faso, Blaise Compaoré, a ouvert le mardi 27 septembre 2011, à Ouagadougou, une table ronde sur les faux médicaments en Afrique de l’Ouest. Le monde des pharmaciens, médecins, juristes, forces de l’ordre, douanes, partenaires techniques et financiers se penche à Ouagadougou sur le thème : « Une action conjointe contre les faux médicaments en Afrique de l’Ouest ».

C’est à l’occasion de la table ronde placée sous le parrainage du Président du Faso, Blaise Compaoré, organisée par le ministère de la Santé du Burkina et ses partenaires notamment la Fondation Chirac, la Fondation Pierre Fabre, l’Organisation ouest-africaine de la santé, l’UEMOA, l’OMS et le ministère français des Affaires étrangères. Les faux médicaments (que l’on retrouve généralement dans le vocable médicaments de la rue) sont des produits dont la composition et les principes actifs ne répondent pas aux normes scientifiques et qui sont par conséquent inefficaces et souvent dangereux pour le patient. Et cette table ronde s’inscrit dans la continuité de l’appel de Cotonou lancé par les présidents Yayi Boni du Bénin, Blaise Compaoré du Burkina et l’ancien président français Jacques Chirac en octobre 2009 contre ces faux médicaments. Les intervenants comme Jacques Godefrain, directeur de la Fondation Chirac, l’ambassadeur de France au Burkina, Emmanuel Beth et le ministre français délégué à la Coopération, Henri De Raincourt qui est intervenu par vidéoconférence ont soutenu que le drame humain engendré par les faux médicaments concerne tout le monde. Dans la lutte, les pays de l’Afrique de l’Ouest peuvent compter sur le soutien total de la France.

Le ministre De Raincourt a expliqué les actions de la France contre la contrefaçon de médicament. Ce sont entre autres le soutien des actions de plaidoyer auprès des chefs d’Etat, de gouvernement et des organisations internationales ainsi que les initiatives au plan international dans les domaines préventifs et répressifs. Aussi, la France a annoncé lors de son conseil des ministres du 7 septembre dernier, la mise en œuvre d’un plan global de lutte contre la contrefaçon de produits de santé. « La France milite pour l’accès de médicaments de qualité et à faible coût », a conclu M. De Raincourt. Toute chose qui peut donner de l’espoir au parrain, le président du Faso représenté par son ministre en charge de la Santé, le Pr Adama Traoré qui reconnaît que « la prolifération des produits médicaux contrefaits dans les pays en développement et particulièrement en Afrique constitue un obstacle à la promotion de la santé des populations et à leur pleine participation aux efforts de développement ». Pour le parrain, le médicament doit être un produit de santé de qualité, de sécurité d’emploi, efficace, disponible et accessible à ceux qui en ont besoin. Ainsi, la circulation et l’utilisation des faux médicaments représentent un fléau qui interpelle sur l’urgence d’une prompte réaction afin de préserver la qualité des soins et de conforter nos espoirs les plus légitimes. Le combat contre ce fléau de faux médicaments se mène depuis des années mais le phénomène prend de l’ampleur surtout en Afrique subsaharienne.

Un danger redoutable

Au Burkina, des études récentes situent l’ampleur du phénomène de faux médicaments à 12% du marché pharmaceutique national. Dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), on estime que 22 à 85% de la population est exposée aux faux médicaments ou médicaments contrefaits. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime de son côté que deux cent mille personnes meurent chaque année du fait de la prise de ces faux médicaments. Le phénomène est devenu un problème de santé publique et constitue une saignée financière pour les Etats, le secteur pharmaceutique et les communautés. En effet, les spécialistes soutiennent qu’au plan sanitaire, l’impact est déjà significatif dans le traitement du paludisme et des maladies chroniques. Ils expliquent certains échecs thérapeutiques par les mauvais dosages ou l’absence de principe actif et la présence de résidus toxiques dans ces faux médicaments. Le deuxième danger est la criminalité organisée autour de ce trafic qui fragilise l’Etat de droit, la bonne gouvernance, la protection de l’environnement et les droits humains. Pour engranger des victoires dans ce combat, le parrain appelle à la conjugaison des efforts à travers une stratégie concertée et une mutualisation des ressources humaines, matérielles et financières.

Boureima SANGA

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