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Cécité curable par la chirurgie : plus d’une centaine de malades reçus à l’APSO à Banfora - 10/10/2011 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’Association pour la promotion de la santé Oculaire (APSO) a organisé, du 26 septembre au 7 octobre 2011, un camp ophtalmologique au CHR de Banfora. Au cours dudit camp, elle entendait recevoir et prendre en charge une centaine de malades souffrant de la cataracte. Troisième du genre dans la région des Cascades en cette année 2011, ce camp placé sous la supervision du Pr Nonfounikoun Méda par ailleurs président de l’APSO, bénéficie du soutien de l’ONG Focus Twee qui intervient dans la lutte contre la cécité curable par la chirurgie.

Le service ophtalmologique du CHR de Banfora a connu, du 3 au 7 octobre 2011, une affluence particulière. Et pour cause, les malades souffrant de la cataracte de la région des Cascades, informés de l’organisation par l’Association pour la promotion de la santé oculaire (APSO) d’un camp de prise en charge de la cataracte, s’y sont rendus dans l’espoir d’être reçus par l’équipe du Pr Nonfounikoun Méda. Dans cet intervalle de temps, la salle de consultation de l’ophtalmologie était difficilement accessible tant le couloir qui y mène était bondé de patients. Il a fallu faire une bonne gymnastique pour pouvoir y accéder. Dans cette salle, les attachés de santé spécialistes en ophtalmologie qui officient au CHR de Banfora sont occupés à la prise des constantes avant que le malade ne soit reçu par les chirurgiens. Parmi les malades, se trouvait Emmanuel Sama, un laborantin de la SN-SOSUCO, aujourd’hui à la retraite. « Je suis là ce matin parce que je souffre de la cataracte depuis bientôt deux ans », nous dira-t-il. "Hier (nous étions au 3 octobre 2011), poursuit le vieux Sama, je suis venu pour un contrôle de routine et les agents m’ont dit de revenir aujourd’hui parce qu’un camp est organisé pour opérer les malades. Les agents de l’ophtalmologie m’ont demandé de bien manger la nuit et de me présenter à eux très tôt le matin", a-t-il conclu. A son arrivée au CHR, Emmanuel Sama dit avoir trouvé un nombre impressionnant de malades. Toutefois, il fonde l’espoir qu’il sera reçu ce jour même par l’équipe du Pr Méda que nous avons pu rencontrer le 2e jour des interventions chirurgicales. Selon lui, l’APSO a entrepris de faire des sorties hors de Ouaga, dans les provinces au moins quatre fois par an, pour dépister et opérer des cas de cécité curable par la chirurgie. « Nous sommes dans la région des Cascades pour la 3e fois consécutive parce que nous avons remarqué à notre première sortie qu’il y avait beaucoup de cas de cécité dans cette partie du Burkina », a dit le Pr Méda. Selon lui, son équipe n’avait pas pu prendre tous les malades qui avaient effectué le déplacement de Niangoloko lors de leur deuxième passage en mai 2011. Il s’est dit satisfait de la mobilisation des malades et a tenu à féliciter et à remercier tous ceux qui se sont impliqués. En effet, dès le premier jour, les ophtalmologues ont opéré 21 malades. Ils espèrent en prendre autant tous les jours pendant le camp. L’opération de la cataracte étant le traitement typique qui s’applique aux personnes du 3e âge, le Pr Méda a annoncé que son association entend, à la toute prochaine manifestation, entreprendre une campagne d’opération de la cataracte pour cette catégorie de personnes.

La cataracte : causes, manifestations et prévention

La cécité est l’impossibilité de compter les doigts de la main présentée à une distance de 3 mètres. Sa principale cause étant la cataracte qui n’est rien d’autre que l’opacification du cristallin, cet organe dont le rôle est de mettre les images au point sur la rétine. Selon Pr Méda, on distingue trois types de cécité : la cécité évitable, tel le trachome qui est une infection de la conjonctive, la cécité curable qui est la cataracte et la cécité irréversible qui est le glaucome. Lorsqu’une personne souffre de cataracte, explique-t-il, sa vision devient trouble. C’est comme s’il avait des nuages devant lui et peu à peu tout s’assombrit. Ceux qui sont en ville et qui conduisent des engins rencontrent d’énormes difficultés le soir venu. Ils sont éblouis par la lumière et ne peuvent rien voir. A la longue, le malade ne voit plus rien. Selon le Pr Méda, la première cause de la cataracte est l’âge. Ce qui veut dire que chacun de nous contractera la cataracte puisque nous aspirons tous à la longévité. D’ailleurs, ajoute-t-il, l’un des combats que mènent nos gouvernants est de permettre aux populations de vivre longtemps. Cela dit, il faut cependant savoir que l’exposition de l’œil au soleil, certaines maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle de même qu’une mauvaise alimentation ou non-équilibrée et pauvre en vitamines sont des facteurs qui engendrent la cataracte. Pour la prévenir, reprend le Pr Méda, il faut avoir de bonnes habitudes d’hygiène et alimentaires tout en protégeant l’œil contre le soleil. Il faut également se préparer à opérer l’œil le plus rapidement et ne pas attendre que les complications se présentent.

Mamoudou TRAORE

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