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Revue de presse

SIDA au Burkina : une prévalence de 1,2% en 2010 - 05/12/2011 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

A l’instar des autres pays du monde entier, le Burkina Faso a commémoré le jeudi 1er décembre 2011 la 24e Journée mondiale de lutte contre le Sida (JMS). C’est la cité des pics, Sindou dans la province de la Léraba, qui a accueilli les acteurs impliqués dans cette lutte autour du thème « Objectif zéro : zéro décès lié au Sida ».

La commémoration, à laquelle ont pris part de nombreuses personnalités dont le coordonnateur résident du système des Nations unies, a été placée sous la présidence du chef de l’Etat, représenté par le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Clémence Traoré/ Somé. Remise de message de plaidoyer adressé au président du Faso, prise d’engagements et décoration d’acteurs de la riposte au VIH Sida en ont été les grands actes. « Zéro stigmatisation, zéro nouvelle infection et zéro décès lié au Sida ». Tel a été le thème de la commémoration de la 24e Journée mondiale de lutte contre le Sida (JMS) en cette année 2011 au plan mondial. Parmi ces trois thèmes, le Burkina, qui est à sa 14e commémoration, a choisi le thème « Zéro décès lié au Sida ». Celui-ci amène les acteurs à prendre plus d’engagements dans le cadre de la riposte à la pandémie.

C’est la ville de Sindou, chef-lieu de la province de la Léraba, située dans la région des Cascades qui a été retenue pour abriter la commémoration. D’où la satisfaction du maire de cette localité, Daouda Ouattara, selon qui c’est la première fois que sa commune abrite un événement d’envergure nationale. Sa population, comme pour témoigner sa reconnaissance, est sortie nombreuse pour prendre part aux activités entrant dans le cadre de cette commémoration et marquer du même coup, son engagement dans la lutte. Les différents intervenants au cours de la cérémonie ont, d’une même voix, salué les efforts que notre pays a déployé au cours de l’année 2011 dans le cadre de la riposte à la pandémie et qui font du Burkina Faso un exemple au plan international. Le représentant des personnes vivant avec le VIH, qui dit avoir la conviction que la stigmatisation peut être vaincue, a relevé que grâce aux efforts des différents acteurs, les PVVIH ne croisent plus les bras pour attendre le jour de leur mort. Ils sont de nos jours productifs et font des projets de développement. La tenue de la table ronde des bailleurs pour le financement du Cadre stratégique de lutte contre le Sida (CSCL) 2011-2015, l’augmentation sensible du nombre de personnes sous traitement antirétroviral qui est passé de 26 444 en 2009 à 34 352 en 2011, le dépistage de 1 000 nourrissons, de 400 000 femmes enceintes et l’administration des ARV à plus de 2 000 d’entre elles sont autant d’actions menées au cours de 2011. Elles ont été saluées par le secrétaire permanent du Comité national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles, André Joseph Tiendrébéogo, le coordonnateur-résident du système des Nations unies au Burkina, Pascal Karorero et la ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Clémence Traoré qui a représenté le président du Faso. Tous ont, cependant, aussi reconnu que malgré ces acquis considérables, de nombreux défis restent à relever dans un contexte international marqué particulièrement par une crise financière sans précédent. Le rapport 2010 de l’ONU/Sida estime la prévalence nationale à 1,2%, soit une population de 110 000 PVVIH comprenant 93 000 adultes dont 56 000 femmes et 10 000 enfants de moins de 15 ans. Ce même rapport évalue à 7 100 le nombre de décès liés au VIH et à 140 000 celui des orphelins du fait du Sida. Pour Clémence Traoré/Somé, ces chiffres sont une invite à redoubler d’efforts pour davantage réduire les nouvelles infections, intensifier la lutte contre la stigmatisation et la discrimination dans le souci d’espérer réduire les décès liés au Sida.

Tout en remettant le flambeau de la prochaine commémoration au gouverneur de la région du Sud-Ouest qui accueillera la JMS 2012 à Dano dans la province du Ioba, la ministre Traoré, a au nom du président du Faso, invité l’ensemble des acteurs à s’engager dans le combat afin que le bilan qui sera dressé à cette occasion donne de réels motifs de satisfaction. « Ce 1er décembre devra marquer le point de départ vers des avancées concrètes avec des services de soins et de traitement de qualité, accessibles pour tous les Burkinabè qui en ont besoin », a-t-elle lancé. Par la voix du coordonnateur- résident, les Nation unies se sont engagées à accompagner le gouvernement burkinabè pour faire de la lutte un succès. Le dernier acte de la commémoration a donné l’occasion à Clémence Traoré/ Somé de décerner des médailles aux associations qui se sont engagées de manière exemplaire dans la riposte au VIH.

Impressions de quelques récipiendaires Joseph Karambiri, président de l’Association d’aide et d’assistance à la veuve et aux orphelins du Sida (AVO Sida) "Mon association, après plusieurs années passées dans la riposte au VIH, vient d’être décorée. Je suis donc animé ce jour par des sentiments de légitime fierté. Comme vous le savez, au bout de chaque combat, si la nation reconnaît que quelque chose est fait, nous, acteurs impliqués dans la lutte, ne pouvons que nous réjouir. C’est une reconnaissance qui nous permet d’aller davantage de l’avant. A l’endroit des autres acteurs, je dis que chaque chose a son temps. Que les uns et les autres redoublent d’efforts sans se décourager. Je souhaite qu’ils aient la même chance que AVO Sida d’être eux aussi décorés". Dakiri Sawadogo, président de l’Association trait d’union des jeunes Burkinabè "Je n’ai fait que prêter ma poitrine pour recevoir cette médaille au nom de ceux qui m’ont accompagné dans les initiatives que nous avons prises dans la riposte au VIH Sida. Qui dit association dit regroupement de jeunes et d’acteurs. Donc le mérite est à tout ce beau monde qui, quotidiennement, me guide dans les actions que je mène. Cela dit, je remercie les autorités de ce pays, le président du Faso en tête, qui croient en la jeunesse, aux acteurs communautaires et aux associations. Je crois que cela démontre que nous sommes suivis dans tout ce que nous faisons. Cela nous encourage à persévérer dans ce que nous faisons dans le cadre de la riposte au VIH. J’invite donc les autres acteurs à la solidarité dans l’action pour qu’ensemble nous atteignions les objectifs que nous nous sommes fixés dans ce domaine." Propos recueillis par M.T

Mamoudou TRAORE

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