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Contraception moderne : pour un meilleur état de santé des femmes - 08/12/2011 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Il s’est tenu le 5 décembre 2011 à Ouagadougou, une rencontre d’échanges autour de la problématique de la contraception moderne. La rencontre qui a eu lieu sous la coupe de Gutt Macher Institute basé à New York et l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), a réuni des experts et divers acteurs du secteur de la santé familiale. Les participants se sont penchés sur la problématique à eux soumise en vue d’aller vers un meilleur état de santé de la femme par des pratiques contraceptives modernes. Exposés et échanges en questions-réponses ont permis aux experts de la santé de la reproduction de se faire une idée sur les stratégies à mettre en place l’objectif dans la perspective d’une reproduction saine.

Les grossesses et les accouchements comportent des risques de santé pour les femmes et les nouveau-nés malgré les fonds qui subventionnent fortement les accouchements assistés depuis 2007. Ces subventions ont d’ailleurs contribué à l’augmentation du pourcentage des femmes qui accouchent dans les centres de santé. En dépit de cela, des femmes et des enfants continuent d’être victimes de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. Face à un tel état de fait, les experts ne baissent pas les bras. Ils se sont réunis le 5 décembre 2011 à Ouagadougou sous la houlette de Gutt Macher Institude et de l’Institut de recherche en Sciences de la santé (IRSS) afin de se pencher sur la question de la recherche d’un mieux-être des femmes pendant la grossesse et lors de l’accouchement. Au cours de la rencontre, il a d’abord été question d’un exposé sur l’Institut de recherche en sciences de la santé et ensuite d’un exposé sur une étude réalisée par l’institut Gutt Macher, une étude basée sur les avantages liés à la satisfaction des besoins en matière de contraception moderne au Burkina Faso. Il ressort de ladite étude que beaucoup de femmes n’ont pas les connaissances et les moyens nécessaires pour protéger leur santé reproductive et avoir le nombre d’enfants qu’elles désirent.

Selon le Dr Danielle Belemsaga/Yugbaré, la majorité des femmes au Burkina Faso ont un enfant de plus qu’elles ne le souhaitent. En plus de posséder un enfant qu’elle n’a pas voulu, la femme burkinabè reste exposée aux nombreux risques liés aux complications de la grossesse et de l’accouchement. Il faut donc sortir de ce cercle vicieux qui endeuille non seulement les familles mais aussi les appauvrit. C’est dans cette optique que Dr Danielle Belemsaga/Yugbaré affirme qu’une femme sur 28 mourra de causes liées à la grossesse. La solution de l’utilisation des contraceptifs devra réduire fortement les avortements et les naissances non planifiées, les grossesses non planifiées, les décès et la morbidité infantiles. Après la rencontre régionale sur la planification familiale, les experts devront redoubler d’efforts pour arrêter l’hémorragie. Dans cette bataille, les finances ne sont pas en reste et le Dr Danielle Belemsaga/Yugbaré demande davantage de moyens financiers. L’étude qu’elle a présentée fait ressortir qu’il faut « plus de ressources maintenant mais les bénéfices sont pour plus tard. » Pour elle, le financement actuel de la contraception est insuffisant. Une étude réalisée en 2006, fait remarquer le Dr Danielle Belemsaga/Yugbaré, a permis de montrer que les dépenses directes par individu pour l’ensemble des 17 domaines ayant un impact direct ou indirect sur la santé de la reproduction a été de seulement 881 F CFA par personne. En accentuant donc l’octroi des moyens financiers et la sensibilisation sur l’utilisation des moyens modernes de contraception, « il pourrait y avoir près de 20% de décès maternels en moins chaque année". Investir dans les services de contraception permet de limiter les décès mais aussi d’économiser les ressources limitées du pays. Les finances certes, mais l’aspect sociologique reste également à cerner pour une meilleure maîtrise de la planification familiale. Afin que la planification familiale soit une réalité au Burkina Faso, l’étude a fait des recommandations et selon Boureima Ouédraogo, directeur exécutif de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF), ces recommandations constituent beaucoup plus des plaidoyers auprès des décideurs.

Points clés de la planification familiale au Burkina

Chaque année, près d’un tiers des grossesses ne sont pas planifiées. Parmi ces grossesses non planifiées, 87% sont voulues tandis que les 13% sont arrivées quand la femme n’en désirait plus. Parmi les femmes qui désirent actuellement éviter une grossesse, presque deux tiers n’utilisent pas de méthodes de contraception, ou utilisent une méthode traditionnelle relativement efficace, et l’ensemble de ces femmes ont des besoins non satisfaits en matière de méthodes modernes.

Source : Etude sur les avantages liés à la satisfaction des besoins en matière de contraception moderne au Burkina

Aimé NABALOUM

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