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Diagnostic des maux du secteur de la santé burkinabè - 07/02/2013 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le premier point de presse du gouvernement burkinabè de l’année 2013 s’est tenu, hier 7 février à Ouagadougou. A l’occasion, le ministre de la Santé, Léné Sebgo, a livré des informations sur l’état des négociations entre son département et le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), suite aux grèves de fin 2012 et bien d’autres préoccupations. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, a donné des éclaircissements sur des questions d’actualité.

Les effets de la grève du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), déclenchée en fin 2012, sont encore vivaces dans les esprits des Burkinabè. Et l’on sait que le syndicat est toujours sur le qui -vive ! Alors, qu’est-ce qui a été fait par le gouvernement pour prévenir une autre grève ? Où en sommes-nous avec le traitement de la plate-forme revendicative des travailleurs du ministère de la Santé ? Ces interrogations ont reçu des réponses du ministre de la Santé, Léné Sébgo, au premier point de presse du gouvernement de l’année 2013, le jeudi 7 février, à Ouagadougou.

M. Sébgo a rappelé que le 23 juin 2011, le SYNTSHA a signé avec le gouvernement, un protocole d’accord sur 31 points de revendication répartis en trois titres. Selon lui, le bilan de la mise en œuvre dudit protocole d’accord n’a pas été jugé satisfaisant par le syndicat. « Et c’est cela qui a d’abord justifié une grève totale de 96 heures, du 13 au 16 novembre 2012, suivi d’un sit-in de deux semaines, du 20 novembre au 1er décembre 2012 et enfin, d’une grève des gardes et des permanences qui s’est étalée du 12 au 22 décembre 2012 », a expliqué le ministre de la Santé. Léné Sébgo a relevé qu’au titre du premier point qui porte sur les conditions de travail à améliorer, le syndicat a noté des efforts du gouvernement, tout en les estimant insuffisants. Pour ce qui concerne la gestion des carrières, le ministre de la Santé a indiqué que le SYNTSHA a estimé la satisfaction de ses revendications à 60%. « Enfin, au titre des points portant sur les rémunérations, notamment les indemnités de logement, de garde et de risques, le syndicat a exprimé son insatisfaction », a mentionné le ministre Sébgo.

Le dialogue n’est pas rompu

A entendre le ministre de la Santé, le dialogue continue avec le SYNTSHA. Ainsi, a-t-il dit, le gouvernement a fait une proposition « particulière, parce qu’il sort du cadre des négociations gouvernement-syndicats, d’une valorisation de l’indemnité de garde, étant entendu que la grille indemnitaire globale était prévue pour être prise en charge lors des négociations entre le gouvernement et les centrales syndicales ». M. Sébgo confesse que cette proposition, dont il n’a pas voulu dévoiler le contenu, a été rejetée par le SYNTSHA, au motif que les montants proposés n’étaient pas suffisamment incitatifs.

Mais l’espoir ne semble pas perdu, car le ministre de la Santé a annoncé qu’une nouvelle proposition, qu’il juge « digne d’intérêt », a été transmise au SYNTSHA. Il a indiqué que le dialogue a été maintenu avec le syndicat et le protocole d’accord a été ressorti pour un meilleur suivi. « Nous n’avons aucune divergence avec le syndicat sur les points du protocole d’accord que le gouvernement a signé. Ce sont les modalités de mise en œuvre et les délais qui pourraient créer des impatiences », a avoué le ministre de la Santé. C’est pourquoi nous avons exhorté le syndicat, à notre rencontre du 4 février 2013, à maintenir le dialogue, afin que nous parvenions, ensemble, à des propositions, sur les points qui n’ont pas encore trouvé de réponses acceptables pour les parties », a noté M. Sebgo.
Les journalistes se sont intéressés au nombre de décès dus à la grève du SYNTSHA. Sur cette préoccupation, le ministre de la Santé a affirmé qu’il est prudent d’affiner les chiffres afin de ne pas faire des confusions. Mais il a assuré que le point est en train d’être fait pour savoir exactement le nombre de personnes qui ont perdu la vie, suite à la grève du SYNTSHA, afin de situer les responsabilités. Il a déploré la situation qui s’est produite au district sanitaire de Séguénéga, où il y a eu mort d’homme parce qu’un agent a refusé d’agir, tout en indiquant que cela ne saurait rester impuni. En tous les cas, Léné Sébgo pense que la réflexion doit se poursuivre, car il se pose la question de savoir s’il est possible de lancer un mot d’ordre de grève, sans le service minimum.

La grève du SYNTSHA est-elle derrière nous ?

Peut-on dire que la grève est derrière nous ? A cette interrogation, le ministre de la Santé a insisté sur le fait que les négociations se poursuivent avec les acteurs sociaux, pour que la meilleure solution soit trouvée. Il a précisé que sur les 31 points du protocole d’accord signé entre le gouvernement et le SYNTSHA, il n’y a que 8 qui font l’objet de désaccord, surtout les questions de rémunérations. S’agissant de la reconstruction de l’hôpital Yalgado Ouédraogo, endommagé par la pluie diluvienne du 1er septembre 2009, le ministre de la Santé a rassuré que le gouvernement est engagé dans une réflexion d’ensemble, sur la structure à mettre en place et qui puisse répondre aux besoins de santé actuels des populations. « C’est un hôpital national de référence qui doit répondre, à la fois, aux besoins de prise en charge d’une population devenue nombreuse et aux besoins de formation des personnels de santé », a confié M. Sébgo. Il a rappelé qu’à la construction de l’hôpital Yalgado Ouédraogo, la ville de Ouagadougou avait une population de moins de 150 000 habitants, contre une situation actuelle estimée à environ 2 000 000 d’habitants. Pour lui, cette donne recommande d’appréhender le problème de l’hôpital Yalgado, sans précipitation et avec toute la rigueur qui sied, en restant ouvert aux options qui seront proposées par les experts du domaine. Pour ce qui est de la lutte contre les maladies à potentielle épidémique, Léné Sébgo a souligné que cette lutte s’est imposée au Burkina Faso comme une priorité, depuis la grande épidémie de méningite de 1996, qui avait occasionné plus de 40 000 cas, dont 4363 décès. Selon le ministre de la Santé, c’est pour faire face à toute éventualité que son département dispose d’un plan de contingence et à l’entrée de chaque saison sèche, il y est tiré un plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie de méningite et à l’entrée des saisons des pluies, un plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie de choléra. Léné Sébgo a prévenu que le Burkina Faso reste exposé à la méningite à méningocoque X et W135 qui ont été enregistrés dans la sous-région, en 2012.

Mais le ministre de la Santé a rassuré qu’en ce début d’année 2013, la situation est calme pour le moment et le plan de riposte à une éventuelle épidémie de méningite a été adopté en conseil des ministres, en décembre 2012. Il a ajouté qu’une rencontre a déjà été organisée pour qu’au niveau décentralisé, les différents comités de gestion des épidémies soient en alerte suffisante, pour une réaction conséquente, au cas où surviendrait une épidémie. Selon M. Sébgo, dans ce cadre, des médicaments et des consommables ont déjà été positionnés dans les districts sanitaires.

Les félicitations du gouvernement aux Etalons

Sur les questions d’actualité, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, a, avant toute chose, salué la qualification des Etalons, l’équipe nationale burkinabè, à la finale de la CAN 2013. « Ce que les Etalons ont fait est magique et immense. Il faut que tout le peuple burkinabè se mobilise pour les soutenir et les féliciter. Au nom du gouvernement, nous leur adressons nos vives félicitations et nous les exhortons à aller plus loin », a lancé Alain Edouard Traoré.
M. Traoré a souligné que les points de presse du gouvernement ne se sont pas tenus les trois derniers mois, donne politique nationale oblige, mais le contact, selon lui, vient d’être renoué pour de bon, afin de mieux informer les Burkinabè. Et de préciser que le point de presse du gouvernement se tiendra désormais, tous les 15 jours et qu’il travaillera à amener aux points de presse, les ministres dont les questions seront les plus en vue dans l’actualité.

A propos de l’élève qui a trouvé la mort suite à un coup reçu devant un établissement secondaire à Ouagadougou, le ministre de la Communication a affirmé que le gouvernement s’est penché sur la question au conseil des ministres du 6 février 2013. Selon lui, des instructions fermes ont été données, une plainte a été déposée et le ministre de la Justice a été instruit de diligenter une enquête.

Le porte-parole du gouvernement a poursuivi que des instructions ont été données au ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité de réfléchir et de prendre des mesures idoines pour sécuriser les établissements d’enseignement au Burkina Faso. Alain Edouard Traoré a laissé entendre que l’auteur du coup mortel aurait été identifié et serait en fuite, mais que les services de police sont sur ses traces. En tous les cas, M. Traoré pense qu’il est temps qu’on en finisse avec certaines situations qui sont préjudiciables au système d’enseignement burkinabè.

Ali TRAORE

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