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Fourniture de contraceptifs injectables : le Burkina pourrait s’inspirer de l’exemple éthiopien - 12/11/2013 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’Ethiopie a mis l’accent sur les agents de santé communautaires pour pallier le déficit de personnel de santé. Elle s’est inspirée des médecins pieds nus de la Chine. On les appelle agents d’extension des services de santé (AES) ou health extension workers. Elles sont toutes des femmes. Elles ne sont pas bénévoles mais des employées de l’Etat, salariées. Elles sont recrutées niveau 3è et ont bénéficié une formation de 12 mois. Elles ont une connaissance de la culture locale où elles doivent servir.

Trente mille travaillent auprès des populations rurales sur le territoire éthiopien. Ce « personnel » de santé assure la promotion de quatre domaines de soins : l’hygiène et l’assainissement de l’environnement, la prévention et le contrôle des maladies, la santé de la famille, la communication et l’éducation sanitaire. Elles participent ainsi à la réalisation du plan de soin primaire du ministère fédérale de la santé à savoir « l’accélération de l’extension de la couverture de santé primaire » du Programme d’extension sanitaire.

Les AES consacrent 75% de leur temps à la visite de domicile des familles pour réaliser des activités de sensibilisation. L’autre 25% du temps est réservée à la prestation de services y compris la vaccination et les contraceptifs injectables dans les postes de santé. Contrairement au Burkina, ces agents proches des communautés peuvent faire des injections et fournir aux femmes des méthodes de contraception injectables. « Le personnel soignant communautaire d’une région rurale d’Éthiopie peut fournir des contraceptifs injectables aux femmes avec des niveaux de sécurité, d’efficacité et d’acceptabilité similaires à ceux des agents de santé », explique le vice président de JSI (research et training institute) Nancy Pendarvis Harris. Dans chaque poste de santé, il y a deux AES pour 5000 habitants. Ces femmes sont aidées par des « armées de développement de santé » ou agents de santé communautaires qui sont aussi capables de fournir des pilules contraceptives et des préservatifs et référer les clientes aux AES pour les injectables.

AES fier de l’être

Mme Name Addis Regassa du village de Gora Keteba, situé à 78 km au nord d’Addis Abeba, fait parti du corps des agents d’extension des services de santé. Elle travaille au poste de santé dudit village, Health post, construit en matériaux locaux. Elle travaille auprès de sa communauté comme AES, il y a de cela quatre ans. Avec sa collègue, elle s’occupe de la population du village estimée à 5152 personnes. Elles sont aidées par 445 agents de santé communautaires. « Je suis de cette communauté et je suis fier de travailler pour elle. Dans ce village 920 femmes sont éligibles à la planification familiale, 904 d’entre elles utilisent des méthodes de contraception, soit 97%. Les injectables sont les plus demandés », indique- elle lors de la visite des journalistes participants à la 3è conférence internationale de la PF, le lundi 11 novembre 2013. En plus de l’offre des services de santé de la reproduction, elles œuvrent beaucoup au respect des mesures du gouvernement interdisant de faire ses besoins à l’air libre. Les populations adhère d’après Name Addis Regassa, à cette phrase lapidaire selon laquelle « on n’a pas besoin d’être riche pour être propre ». « L’Ethiopie est très fier de son programme communautaire qu’il pratique plus d’une dizaine d’années », a souligné une actrice des organisations non gouvernementales, vice président de JSI (research et training institute) Nancy Pendarvis Harris.

Cette expérience éthiopienne a été inspirée des médecins chinois aux pieds nus, des paysans qui ont suivi une formation médicale et paramédicale de base. Travaillant dans les villages, ils sont chargés d’accorder des soins médicaux aux habitants des régions rurales, où les médecins urbains ne souhaitent pas s’installer. Ils font également la promotion de l’hygiène fondamentale, des soins médicaux préventifs et du planning familial. Au Burkina jusqu’à présent les agents communautaires sont bénévoles et ne peuvent fournir des méthodes injectables qui restent l’apanage de l’infirmier. L’exemple éthiopien montre que c’est possible de démédicaliser les prestations de PF.

Boureima SANGA
Addis Abeba

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