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Carnet Santé : allaitement maternel exclusif - Le gavage et les purges, des obstacles à surmonter - 06/01/2014 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les hommes des medias membres du club des journalistes en nutrition et sécurité alimentaire ont pu toucher du doigt, lors d’une caravane de presse du 27 au 30 décembre 2013, la réalité de l’allaitement maternel dans les régions du Plateau central, du Centre-Nord et du Nord du Burkina. Village de Bollé dans le district sanitaire de Zorgo, dans cette localité située à quelques km de Ouagadougou, les populations sont sorties ce jour 27 décembre 2013 sous les balanites (arbres épineux) de la place publique du village pour suivre une sensibilisation à l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. A travers une séance de causerie et théâtre-forum animée par la troupe théâtrale Naaba Sanem, femmes et hommes se sont familiarisés avec les thèmes liés à l’allaitement exclusif jusqu’à six mois.

On peut retenir de cette activité que le premier lait, le colostrum est le premier vaccin. Il n’est pas impropre, ce lait est bon pour protéger les enfants de certaines pathologies. Les activités de promotion de l’allaitement exclusif sont menées par plusieurs partenaires, International Baby Food action network (IBFAN), Association pour la promotion de l’allaitement infantile au Burkina Faso (APAIB) et l’Association chant de femme (ACF). La plupart de ces associations sont soutenues par l’UNICEF. Les trois associations ont choisi le village de Bollé dans le district sanitaire de Zorgo, dans le Plateau central pour la célébration en différer de la Semaine nationale de l’allaitement maternel, prévue du 1er au 7 août de chaque année. Pour 2013, elle a été commémorée sur le thème : « Soutenir l’allaitement aux côtés des mères ». Au niveau national, la célébration a eu lieu à Kaya. Selon le chargé de programme IBFAN-Afrique francophone, Edouard Zerbo, le consortium UPAIB-IBFAN-ACF a choisi de commémorer cette journée dans le Plateau central parce que dans le contexte du Burkina, les analyses ont montré que cette région présentait le plus faible taux d’allaitement exclusif, à savoir 2% dans les années antérieures. Et cela parce qu’il y avait beaucoup de goulots d’étranglement liés à des pratiques traditionnelle telles que le gavage et les purges. « Nous avons conduit des activités de promotion de l’allaitement maternel et de l’alimentation du nourrisson et de jeunes enfants qui nous ont permis d’atteindre aujourd’hui un taux de 51% », s’est réjoui M. Zerbo. Ce résultat est le fruit de la formation des agents de santé, des agents de santé communautaires, de la sensibilisation des mères allaitantes, des maris des personnes-ressources, des belles mères, des tantes, etc.

Du plateau central, la caravane a mis le cap sur Kaya, chef-lieu de la région du Centre-Nord. Au CHR de Kaya, les journalistes ont visité le service de pédiatrie où sont admis des malnutris sévères. Le bilan de l’année 2013 donne une admission de 530 enfants malnutris avec 405 guéris, 51 décès et 31 abandons. Les patients ont été référés des différents Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) de la région. « Les enfants malnutris sont gardés au service pédiatrique où la prise en charge médicale commence en même temps que celle nutritionnelle. Nous avons constaté que les nouveau-nés qui n’ont pas été soumis à l’allaitement exclusif sont très vulnérables à la malnutrition. Le gavage, les purges continuent de compromettre le développement harmonieux des enfants », a déclaré Mme Thérèse Kinda, attaché de santé. Quant à la directrice générale du CHR de kaya, Mme Céline Priscille Kaboré, elle s’insurge contre les hommes qui abandonnent les malnutris et leurs mères à l’hôpital sans aucune assistance ou présence physique.

Des projets tests contre la malnutrition

A Yako, capitale de la province du Passoré, c’est l’Association solidarité et entraide mutuelle au Sahel (SEMUS) qui a accueilli les hommes des medias. ONG de renforcement des capacités, elle expérimente un projet intitulé « Kombi Ribo » pour lutter contre la malnutrition sévère. Pour ce faire, l’association a identifié dans la province du Passoré, 16 000 femmes enceintes et 24 000 femmes allaitantes. Ces cibles ont été reparties en groupes de 15 bénéficiaires. En plus de ce recensement, huit associations à base communautaire d’exécution ont été recrutées. Des agents de santé communautaires et des personnes-ressources ont été encadrés pour mener à bien le projet. Auprès des cibles, l’association diffuse un paquet promotionnel : consultation prénatale, alimentation de la femme enceinte, hygiène, la mise au sein précoce, etc. « Ce projet vise à combler le gap en matière de connaissance du nourrisson et du jeune enfant au profit des acteurs de la région du Nord, à rendre disponibles les services de paquet promotionnel au profit des femmes enceintes et des mères allaitantes », a précisé le coordonnateur du SEMUS et chargé du projet Kombio Ribo, Tanga Ramdé.

Le même projet, avec une autre dénomination, « Kom Neeba » (beaux-enfants) est développé à Ouahigouya par l’Association appui moral, matériel et intellectuel à l’enfant (AMMIE), soutenue par l’UNICEF. Ce projet couvre 123 villages de la province du Yatenga. Avec AMMIE, les journalistes ont assisté dans le village de Boursouma situé à une vingtaine de km de Ouahiguya, une démonstration de préparation de bouillie enrichie. La bouillie sucrée et salée est constituée d’éléments énergétiques (farine, sucre), protecteurs (pain de singe), et d’éléments constructeurs (pâte d’arachide).

Pour l’animatrice de l’AMMIE, Fadima Diallo, l’alimentation du jeune enfant de plus de six mois est faite d’aliments à base de produits locaux. « Nous les conseillons de faire ces genres de bouillie chez elles. La bouillie est conseillée à partir de 6 mois après l’allaitement maternel exclusif », a-t-elle dit.
De plus en plus, soutient la présidente de l’AMMIE, Cécile Beloum, il y a moins de malnutris. Et l’objectif est d’atteindre zéro malnutri dans la province du Yatenga d’ici à 2015. La caravane a terminé sa tournée au Centre médico-chirurgicale Persis à Ouahigouya, dirigé par Dr Lassara Zala. Le Centre de récupération et d’éducation nutritionnel (CREN) du Dr Zala est soutenu par l’Association Tranche Africa de France. Par ailleurs, en 2013, le CREN a bénéficié d’une tonne de lait de ses partenaires suisses. Des sensibilisations à l’allaitement maternel exclusif sont faites au Centre Persis au profit l’endroit des femmes enceintes et des mères d’enfants malnutris. Toutefois, l’allaitement exclusif dans la province du Yatenga ne dépasse pas 20%, selon Dr Zala. « Quand les femmes sont devant nous, elles récitent correctement la leçon que nous leur apprenons, mais une fois de retour à domicile, elles s’adonnent aux pratiques traditionnelles : l’allaitement maternel non exclusif, le gavage, et les purges », regrette Dr Zala.

Boureima SANGA

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