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Utilisation des moustiquaires imprégnées : bientôt une étude pour en évaluer l’impact - 13/01/2014 - Le Faso - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La distribution des moustiquaires imprégnées est l’une des stratégies déployées par le gouvernement du Burkina Faso pour prévenir le paludisme qui est la première cause de consultation dans nos centres de santé. Cette opération de distribution est conduite par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Et à en croire le coordonnateur de ce Programme, une étude interviendra en septembre 2014 pour appréhender l’impact de l’utilisation par les populations, de ces moustiquaires.

En rappel, c’est en 2010 que la campagne de distribution de moustiquaires imprégnées (MILDA) a commencé au Burkina. Cette campagne a été conçue pour se répéter tous les trois ans. C’est ainsi qu’en 2013, les populations aussi bien des villes que des campagnes ont bénéficié – en raison de deux personnes par moustiquaire – de cette opération de distribution gratuite. Et la prochaine distribution, c’est pour 2016.

Mais l’autre réalité, c’est que les moustiquaires parviennent aux populations de certaines localités pratiquement après la période de haute transmission du paludisme. Cette arrivée – tardive peut-on dire – est due, selon Coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Dr Patrice Combary, non seulement à la très forte demande desdites moustiquaires auprès des usines de production, mais aussi aux lenteurs de nos procédures internes de passation des marchés publics pour l’acheminement des conteneurs à l’intérieur du pays.

Et dans l’optique de réduire cette disponibilité tardive des moustiquaires, au lieu du mois de septembre comme ce fut le cas avec les deux opérations passées, c’est en mai de l’année 2015 que la prochaine commande pour 2016 sera lancée. C’est du moins, ce qu’a confié Dr Combary.

Tout compte fait, la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées dans notre pays a déjà pu se dérouler deux fois, en 2010 et en 2013. Et aujourd’hui, estime-t-on à la Coordination du PNLP, il est important d’évaluer son impact. Dans ce sens, une étude est annoncée pour démarrer au mois de septembre 2014. Il s’agira dans le cadre de cette étude, de voir si les gens utilisent ces moustiquaires et si cette utilisation a permis de réduire la prévalence du paludisme au Burkina. C’est l’annonce faite par le coordonnateur du PNLP, le 7 janvier 2014 à Ouagadougou, à l’occasion d’un atelier.
De l’argent pour assurer la prise en charge

Cet atelier a été l’occasion pour les hommes et femmes de médias, de participer à la révision du plan intégré de communication élaboré pour appuyer la mise en œuvre du plan stratégique du PNLP pour la période 2011-2015 ; plan lui-même révisé en 2013. Ce plan stratégique et le plan intégré de communication révisés permettront, foi de Dr Combary, à notre pays de bénéficier d’un nouvel financement pouvant couvrir la période 2014-2017. En effet, précise –t-il, « nous comptons mobiliser les ressources auprès du Fonds mondial pour les années 2014, 2015, 2016 et 2017 ». Ce qui permettra, espère-t-il, d’assurer sur ladite période, la prise en charge des patients du paludisme. Cette prise en charge nécessitant, à en croire Dr Combary, le maximum des ressources du PNLP.

Avec cette prise en charge, précise-t-on à la coordination du PNLP, l’enfant atteint du paludisme avéré à l’issue du Test de diagnostic rapide (TDR) dans un centre de santé public, bénéficie du premier kit de produits au prix de 100 FCFA, l’adolescent payera 200 FCFA et l’adulte 300 FCFA. Et le TDR présenté comme étant « un moyen sûr et rapide pour diagnostiquer le paludisme dans les formations sanitaires ne disposant pas de laboratoire », est gratuit. Mais encore faut-il compter avec ces fréquents et longs moments de rupture d’intrants ; si bien que la pratique quasi-permanente dans nombre de Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) se rapporte au recours à la goutte épaisse pour diagnostiquer les cas du paludisme.

Fulbert Paré

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