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VIH /SIDA : La piste du sélénium - 07/02/2007 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le naturothérapeute Siaka Sy s'intéresse dans l'article ci-après, au rôle que joue le sélénium dans le traitement de l'infection à VIH.

Introduction

Dans le n°126 du mensuel "Votre Santé" du mois de décembre, nous avons essayé d’expliquer l’intérêt et surtout l’importance des antioxydants pour freiner la progression de l’infection à VIH vers la maladie : le SIDA.

Dès lors que l’infection progresse vers le SIDA, nous pensons que logiquement tout doit être mis en oeuvre pour freiner cette progression à défaut de pouvoir l’arrêter. En l’état actuel des connaissances, il est possible de freiner cette progression. Cette option est indispensable surtout dans le contexte actuel des difficultés d’accès aux ARV.

Dès lors que tous ceux qui ont besoin d'ARV n’y ont pas accès, on devrait faire en sorte que ceux qui n’en ont pas besoin aujourd’hui, n’en aient pas besoin ou le plus tard possible. Des études scientifiques et cliniques ont démontré qu’on pouvait freiner cette progression. Une toute dernière randomisée effectuée aux USA vient de confirmer que la supplémentation quotidienne de 200mcg de sélénium freine la progression de l’infection vers la maladie, et par ailleurs stimule la remontée des CD4.

Cette étude randomisée sur l’importance de la supplémentation en sélénium effectuée par des chercheurs de l’Université de Miami, vient d’être publiée dans la revue Archive of Internal Medicine jan. 27, 2007 ; 167 : 148-154

La solution du sélénium

"L’épidémie de SIDA avance, mais nous avançons aussi" dixit Pr Luc Montagnier (la revue de l’intelligent n°3 janvier-février 2004). En effet la recherche avance. Cette étude randomisée effectuée par des chercheurs de l’Université de Miami aux USA, intitulée "Suppression of Human Immunodeficiency Virus Type1 Viral Load With Sélénium Supplementation" publiée dans Arch intern Med. Jan 27, 2007 ; 167 :148-154 conclut à l’importance de la supplémentation dans l’infection à VIH type 1.

L’objectif de cette étude était de prouver que la supplémentation en sélénium améliore le fonctionnement du système immunitaire et permet à l’organisme de résister, par conséquent freiner la progression de l’infection.

La conclusion de l’étude est que la supplémentation quotidienne en sélénium freine la progression de la réplication virale et permet par ailleurs une augmentation du taux des CD4. En l’absence d’un médicament au sens propre du terme contre la maladie, la supplémentation en sélénium aide à lutter contre certains mécanismes favorisant son développement.

Dans le contexte actuel ou l’accès de tous aux ARV n’est pas un acquis, nous pensons que tout doit être mis en oeuvre d’une part pour que les personnes infectées qui malheureusement sont arrivées en phase maladie puissent accéder aux ARV (le traitement conventionnel en phase maladie de l’infection), et d’autre part que celles qui n’ont pas besoin d’ARV aujourd’hui n’en aient pas besoin demain ou le plus tard possible.

Le problème à l’heure actuelle, comme le déplore le Pr Luc Montagnier, est que rien n’est concrètement fait pour la personne infectée non malade.

Les conclusions d’une abondante littérature scientifique, et cette étude randomisée sur la supplémentation en sélénium ont démontré, qu’il est possible de faire quelque chose pour les personnes infectées non malades dans le sens de freiner la progression de l’infection vers la maladie.

Dans le sens de faire immédiatement quelque chose pour la personne qui découvre sa séropositivité, le Pr Luc Montagnier dit que "pour inciter les gens à se faire dépister, il faut leur donner tout de suite un espoir de traitement, par exemple leur donner des antioxydants..." Le sélénium est précisément un antioxydant clé.

"Passons aux Actes" selon le thème du XVIe Congrès International de Toronto sur le SIDA avec la supplémentation en sélénium.

Une approche de solution

Nous pensons que dans le contexte actuel où l’accès de tous aux ARV n’est pas un acquis, tout doit être mis en oeuvre pour freiner l’évolution des personnes infectées vers la maladie.

En l’état actuel des connaissances sur l’infection à VIH, et en l’absence d’un médicament curatif, on peut agir sur la "vitesse" de progression de l’infection vers la maladie.

Le Pr W. J. Serfontein de l’Université de Stellenbosch, en Afrique du Sud bien connu en matière de recherche sur le SIDA avance même que le VIH ne peut pas infecter un patient qui a assez de sélénium dans son corps.

Il avance par ailleurs que chez tous les malades du SIDA, il y a une baisse progressive du taux de sélénium. Cette baisse progressive entraîne l’affaiblissement du système immunitaire et la réponse immunitaire face à l’infection.

La théorie du Pr Harold Foster abonde dans le même sens dans son livre intitulé "What Really Cause AIDS". Il démontre que la déficience en sélénium favorise la progression de l’infection vers le SIDA. C’est d’ailleurs à cause de l’importance du sélénium que nous parlons de la solution du sélénium et des antioxydants.

Par ailleurs, l’excellent article du Pr Harold Foster sur la corrélation entre déficiences en sélénium et SIDA "AIDS the seleno-enzyme solution Part 1 et Part 2" confirme l’importance du sélénium tant pour la prévention que pour le traitement du SIDA.

Il ressort entre autres, de cet article que le faible taux d’infection du Sénégal qui intrigue beaucoup de personnes s’expliquerait par la forte teneur en sélénium du sol sénégalais.

Ainsi, le sol très riche en sélénium apporte au quotidien aux Sénégalais beaucoup de sélénium dont nous verrons les effets bénéfiques, expliquerait la faible séroprévalence. Le Burkina a son soumbala dont une bonne fermentation peut améliorer la teneur en sélénium afin de compenser une éventuelle déficience de son sol en sélénium.

L’étude des chercheurs de Miami semble confirmer également que la pauvreté en sélénium des sols peut entraîner une déficience en cet oligo-élément dans l’organisme ; ce qui favorise l’émergence de pathologies comme les myopathies, les déficiences immunitaires, les cardiomyopathies, etc.

En l’état actuel des connaissances sur l’incidence de la déficience en sélénium, et du stress oxydatif sur la progression de l’infection à VIH, on peut freiner l’évolution des personnes infectées vers le SIDA. Les antioxydants, dont le sélénium, peuvent aider dans ce sens.

Qu’est-ce que le sélénium ?

Le sélénium est un oligo-élément qui faisait jusqu’ici l’objet d’une simple curiosité. Chimiquement similaire au sulfure, qui a des fonctions biologiques connues, et qu’on trouve dans les sols à travers le monde, le sélénium était néanmoins considéré biologiquement sans intérêt.

De nos jours, on sait que le sélénium est vital pour la santé humaine et animale. En outre, dans le domaine de la nutrition, le sélénium est considéré comme l’étoile montante qui procure une protection contre une gamme étendue de maladies et autres problèmes de santé.

La promotion du sélénium de minéral sans intérêt au stade d’oligo-élément essentiel est le résultat de la compréhension croissante de ses multiples facettes : Indispensable rôle dans la régulation du métabolisme, l’orchestration de la croissance normale, le déclenchement efficace des efforts de reproduction, la neutralisation des radicaux libres, la protection de l’organisme contre les infections et autres infections virales.

Au début des années 70, les scientifiques ont découvert que le sélénium joue un rôle clé dans la protection des membranes des cellules humaines contre les dégâts de la péroxydation, du fait de son inclusion dans le glutathion peroxydase, une enzyme antioxydante naturelle.

Un déficit en glutathion est associé à une baisse d’efficacité du bactrim, utilisé dans la prévention des pneumocystoses. Les taux plasmatiques de glutathion chez les personnes séropositives, même asymptomatiques, sont nettement réduits, même trois semaines après la primo-infection.

Sélénium et VIH/SIDA

Le sélénium est indispensable pour l’activité de l’enzyme glutathion peroxydase, une substance clé contre le stress oxydatif.

La déficience en sélénium favorise un dysfonctionnement du système immunitaire, une résistance défectueuse aux infections microbiennes et virales, une phagocytose et une production d’anticorps inadéquate, cytodestruction des cellules tueuses naturelles (natural killer cells) la baisse des CD4. La déficience en sélénium peut jouer un rôle important dans la cardiomyopathie, l’anémie, l’accroissement des risques de cancer et candidose orale.

Le sélénium agit comme un élément de l’enzyme peroxydase de glutathion qui compte dans sa fonction antioxydante et sa contribution importante dans la prévention des fléaux du 21e siècle, cancer et maladies cardiovasculaires.

Le sélénium a diverses fonctions, et la recherche continue de découvrir de nouvelles. Son rôle principal est son rôle d’antioxydant dans l’enzyme peroxydase de glutathion.

Le sélénium fait partie du système nutritionnel antioxydant qui protège les membranes cellulaires et les membranes ultra cellulaires structurelles contre la peroxydation lipidique.

La déficience en sélénium entraîne une baisse d’activité du glutathion peroxydase, augmentant les mutations probables dans le génome viral induites par les dommages oxydatifs.

Dans l’infection à VIH, le stress oxydatif accru semble favoriser la réplication virale, probablement en activant des pistes spécifiques de transcription. Le sélénium joue un rôle important dans la diminution du stress oxydatif, dans les cellules infectées et probablement la réduction du taux de réplication virale.

La solution des antioxydants par la supplémentation en sélénium

Des nombreuses études indiquent que les déficiences en antioxydants particulièrement en sélénium favorisent une progression plus rapide des maladies liées au VIH. C’est le cas de cette étude de l’Université de Miami sur la supplémentation en sélénium.

Dans le sens du contrôle de la progression de l’infection à VIH vers le SIDA, le couple stress oxydatif/antioxydant joue un très grand rôle.

C’est ce qui a fait dire au Pr Luc Montagnier que pour "inciter les gens à se faire dépister, il faut leur donner tout de suite un espoir de traitement, par exemple leur donner des antioxydants". Pourquoi des antioxydants ?

Parce qu’on sait de nos jours que le lymphocyte infecté a besoin d’être activé pour que le virus se multiplie. Cette activation est déclenchée par une substance produite par le lymphocyte lui-même, le NF Kappa B. Or c’est la déficience en antioxydant qui favorise la prolifération des radicaux libres qui activent le NF Kappa B.

La théorie de FOSTER sur le SIDA : la déficience en sélénium. (www.hdfoster.com)

Le Pr Harold Foster démontre que l’alimentation de plus en plus pauvre en sélénium est à l’origine de la flambée du SIDA.

Il explique les différents facteurs qui vont dans le sens de l’appauvrissement de l’alimentation en sélénium et qui selon lui explique l’explosion du virus.

Certains exemples qu’il donne sont extraordinairement frappants comme l’incidence stupéfiante de la supplémentation de l’alimentation en sélénium en Chine sur la propagation et la gravité des hépatites ou l’effet protecteur sur l’épidémie de SIDA du sol extrêmement riche en sélénium au Sénégal, malgré l’existence de facteurs de risques qui auraient dû entraîner une flambée épidémique.

Les sols du Sénégal très riches en sélénium (Se) donnent des apports alimentaires très élevés en sélénium aux habitants. Par contre les pays durement frappés ont une carence en sélénium dans les sols.

Dans son livre "What Really Cause AIDS", sa théorie se résume comme suit :

"Le SIDA résulte des conséquences immunitaires, biologiques et physiologiques et des maladies dérivées induites, liées à une carence aiguë et continue en certains nutriments essentiels, qui résultent de la capacité du virus HIV à mimer la synthèse de l’enzyme glutathion peroxidase et à s’approprier au détriment de l’organisme les nutriments nécessaires à la synthèse de cette enzyme".

L’approche nutritionnelle par une supplémentation en sélénium est selon lui un préalable indispensable au traitement et de surcroît elle est extraordinairement bien adaptée aux pays pauvres, compte tenu de son coût réduit et de ce que les carences alimentaires jouent un rôle encore plus décisif que chez nous dans la mortalité liée au SIDA.

Pour le Pr Foster la carence en sélénium est une des causes majeures de l’effondrement de l’immunité en induisant une déficience en antioxydants.

Conclusion

Cette étude vient de démontrer que la supplémentation en sélénium a des effets bénéfiques à toutes les phases de l’infection à VIH.

S’agissant de l’intérêt du sélénium, rappelons qu’une étude de la célèbre université d’ Harvard en Tanzanie (publiée dans The American Society for Nutritional Sciences J. Nutri.134 :2556-2560, october 2004) a démontré que la déficience en sélénium favorisait la progression rapide de l’infection à VIH chez la femme enceinte en Tanzanie. Pourquoi alors ne pas utiliser cette approche de la supplémentation en sélénium pour freiner la progression de l’infection à VIH vers le SIDA chez les personnes infectées non malades ?

Nous pensons que les pays qui ne peuvent pas financièrement parlant fournir à tous leurs malades des ARV, gagneraient à envisager cette approche de la supplémentation en sélénium afin que les personnes infectées non malades n’évoluent pas vers le stade où elles auront besoin d’ARV.

Cette piste du sélénium mériterait sérieusement d’être explorée dans la mesure où la supplémentation avec 200 à 400mcg de sélénium permet de restaurer l’immunité indispensable pour lutter contre l’infection.

A défaut d’un sol très riche en sélénium, nous avons un produit bien connu qu’est le soumbala très riche en sélénium.

N’oublions pas que l’organisme est capable de synthétiser le glutathion à partir du sélénium, et que le glutathion restaure l’immunité cellulaire indispensable contre l’infection à VIH et les cancers.

L’intérêt du glutathion est qu’il favorise la prolifération des lymphocytes T Cytotoxiques (CTL). Les CTL assurent en effet la "réponse cellulaire" de l’immunité. Elles ont pour mission de reconnaître les cellules infectées par un agent pathogène et de les détruire. La destruction des cellules infectées empêche l’agent pathogène de se propager et de se reproduire et permet ainsi d’enrayer l’infection.

Un des grands objectifs de la recherche à l’heure actuelle est d’induire ou augmenter la production des CTL, ou CD8 contre le virus ou les cellules infectées. Vous avez entendu parler de certaines prostituées de Nairobi qui échappaient au VIH-SIDA.

Des examens poussés révélèrent qu’elles possédaient un grand nombre de lymphocytes T cytotoxiques qui commandent au système immunitaire de détruire le virus.

Passons aux actes, avec le sélénium dès lors qu’il est scientifiquement établi que les séropositifs ont une déficience en cet oligo-élément, qui est à la base d’un stress oxydatif chronique favorisant la progression de l’infection vers le SIDA. Que faire ?

On sait que le lymphocyte infecté a besoin d’être activé pour que le virus se multiplie. Cette activation est déclenchée par une substance, produite par le lymphocyte lui-même, le NF Kappa B.

Or du fait du stress oxydatif, on assiste à une surproduction de radicaux libres qui favorisent l’activation du NF Kappa B.

C’est la déficience en sélénium et autres antioxydants qui permet la prolifération des radicaux libres qui vont activer le NF Kappa, qui à son tour active le lymphocyte infecté, avec pour conséquence la réplication du virus.

Passons aux actes, avec la solution des effets bénéfiques de la supplémentation en sélénium d’une part sur les radicaux libres, et d’autres part sur la progression de l’infection à VIH vers la maladie.

Siaka Sy, naturothérapeute

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