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Lutte contre le SIDA : Le Programme de traitement accéléré innove ses stratégies - 06/07/2007 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La Vème réunion du groupe consultatif régional du Programme de traitement accéléré (TAP) du SIDA se tient à Ouagadougou, les 5 et 6 juillet 2007. Cette réunion se penchera sur les stratégies de lutte mises en œuvre, identifiera les insuffisances et proposera des mesures correctives nécessaires pour accélérer le passage à l'échelle. Le Programme de traitement accéléré (TAP), en anglais Treatment acceleration program, est un élan de la Banque mondiale et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à accélérer l'accès du traitement, notamment le traitement par les antirétroviraux (ARV) dans trois pays africains : le Mozambique, le Burkina Faso et le Ghana.

Il s'exécute conformément à une approche impliquant les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et les organisations communautaires. Après la troisième réunion tenue à Maputo au Mozambique en 2006 et la précédente à Accra au Ghana en janvier 2007, celle de Ouagadougou au Burkina Faso les 5 et 6 juillet 2007, a sur la table de réflexion, des stratégies de la mise en œuvre du TAP, les insuffisances et les mesures correctives nécessaires pour accélérer le passage à l'échelle.
Au cours des travaux, les participants aborderont entre autres les progrès en matière de Conseil dépistage volontaire et anonyme (CDVA) et de traitement par les antirétroviraux, la prise en charge pédiatrique de l'infection à VIH, la coinfection tuberculose/VIH. Ils examineront également le système de suivi-évaluation, la durabilité du traitement par les ARV, les perspectives de financement à long terme, la prolongation du TAP et les prochaines étapes, etc.

Tous les intervenants à la cérémonie d'ouverture ont reconnu le bien-fondé du TAP et les énormes progrès qu'il a engendrés dans l'accès universel à la prévention, au traitement et aux soins. En effet, selon le Dr Teguest Guerma, directeur associé du programme SIDA à l'OMS/Génève, en 2003, 4 millions d'africains avaient besoin du traitement antirétroviral et seulement 75 000 le recevaient. Aujourd'hui, poursuivra-t-elle, "la situation est tout autre. Plus d'un million de personnes en Afrique reçoit le traitement, le prix des médicaments a baissé de plus de la moitié".

Le ministre d'Etat, ministre de la Santé Alain Bédouma Yoda qui présidait la cérémonie d'ouverture, s'est appesanti sur les progrès enregistrés au Burkina Faso grâce au TAP.

Démarré en 2005, le programme a permis d'accélérer l'accès des ARV aux personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA. Le nombre des personnes vivant avec le VIH sous ARV, aux dires de M. Yoda, est passé de 11 650 à la fin du troisième trimestre 2006 à 13 388 à la fin du premier trimestre 2007. "La contribution du TAP dans le traitement des PVVIH au niveau national qui est de 59% est très appréciable car l'objectif initial qui était de traiter 7 000 PVVIH a été atteint. Le TAP a permis d'obtenir le traitement de 7 908 PVVIH en fin du premier trimestre 2007", a affirmé M. Yoda. Par ailleurs, en ce qui concerne le CDVA, le nombre de personnes dépistées est passé de 105 908 en 2006 à un total de 218 510 au premier trimestre 2007. Dans le domaine de la Prévention de la transmission mère/enfant du VIH (PTME), le nombre de sites est de 255 au premier trimestre 2007 contre 211 en 2006.

Egalement, le TAP a contribué au renforcement des capacités institutionnelles de toutes les structures impliquées dans la mise en œuvre à travers des formations, les équipements et les réhabilitations. Bien qu'appréciables, les acquis du TAP ne doivent pas faire perdre de vue que beaucoup de défis restent à relever. Il s'agit entre autres de la prise en charge pédiatrique de l'infection à VIH qui demeure faible dans les pays en voie de développement, du passage à l'échelle des programmes PTME avec les nouvelles recommandations de prophylaxie ARV, la collaboration des programmes tuberculose et SIDA dans les pays du TAP, etc.

En tout état de cause, les représentants de la Banque mondiale et de la commission de l'Union africaine se sont engagés à appuyer le processus d'accès universel à la prévention, au traitement et aux soins à travers différents programmes afin de soutenir l'OMS dans son élan.

Charles OUEDRAOGO

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