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Pharmacopée traditionnelle : Des médicaments de plus en plus réglementés - 15/11/2007 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Ces dernières années, les médicaments des tradipraticiens burkinabè, surtout ceux des phytothérapeutes s'améliorent en qualité et en esthétique. A ces produits s'ajoute une panoplie d'autres d'efficacité douteuse et d'origine inconnue dont les spécialistes recommandent la prudence. Depuis 2004, la plupart des tradipraticiens de santé fabriquent leurs médicaments dans des normes imposées par le ministère en charge de la Santé. Ils exercent leur savoir-faire médicaldans des herboristeries, des cabinets de consultation et de soins traditionnels. Le ministère de la Santé, des ONG les encadrent afin de donner plus d'efficacité à leurs produits. "Nous apprenons aux tradipraticiens de santé des bonnes pratiques de récolte, de production, de séchage et de conditionnement des médicaments à base de plantes", souligne le coordonnateur du projet Pharmacopée valorisée (PHAVA) basé à Bobo-Dioulasso, Oliver Marc. Grâce aux différents encadrements, les tradipraticiens, surtout les phytothérapeutes indiquent avec précision, la composition de leurs produits, les dosages, les effets secondaires, les contre-indications et même la date de péremption. Ce qui n'était pas le cas, à entendre le tradipraticien, Kassoum Zoungrana de "Horizon santé nature pharmacopée".

"Aujourd'hui, nous travaillons dans la propreté. Nos produits sont bien conditionnés dans des flacons ou dans des sachets, car nous savons que le manque d'hygiène peut être source de maladies", se réjouit M. Zoungrana.

Avant de préciser avec ironie, qu'il officie dans deux bureaux. L'un, son cabinet de soins réservé pour la consultation et l'autre, la pharmacie "Horizon santé nature pharmacopée". Bien présentés, conditionnés et non toxiques, les médicaments des tradipraticiens de "santé" sont, de l'avis de la Direction de la promotion de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle, sans danger pour le consommateur. "Les médicaments traditionnels ne sont pas des produits de seconde zone, il y en a qui sont de bonne qualité", apprécie le chef du service appui à la valorisation des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle, Dr Kadidja Dagba Djierro. Cependant, les patients doivent observer un usage rationnel vis-à-vis de tout médicament et en particulier, des médicaments traditionnels. Pour elle, l'usage rationnel vise à minimiser le risque de nuisance à la santé. L'usage non rationnel des produits médicamenteux provient de plusieurs sources.

Respecter la posologie

En effet, il y a des patients qui, dans l'optique de vite guérir, utilisent à la fois plusieurs recettes pour leurs soins. Cela peut entraîner, selon les spécialistes, des interférences pouvant être négatives en termes d'annulation de l'effet thérapeutique ou d'augmentation de la toxicité. Le non-respect de la posologie relève aussi de l'usage non rationnel. "Il faut scrupuleusement respecter les prescriptions, qu'elles soient issues des tradipraticiens ou des médecins", conseille Dr Djierro. Et le directeur de la Promotion de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle, le Pr Jean-Baptiste Nikièma de renchérir qu'il faut faire confiance aux tradipraticiens de santé. Car, ils font des prescriptions, ils maîtrisent les effets secondaires de leurs recettes et connaissent la toxicité des plantes.

"Ils vous diront de manger avant de prendre telle ou telle recette, ne pas donner aux enfants, aux femmes enceintes tel ou tel autre produit", ajoute-t-il. En outre, l'association de médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle et de médicaments conventionnels est aussi un usage non rationnel. Ceci peut entraîner, à en croire Dr Djierro, des échecs thérapeutiques, des résistances croisées et rendre les deux produits inefficaces. "Il faut toujours informer son médecin ou son tradipraticien du traitement reçu au préalable avant de nouveaux traitements", conclut-elle.

La meilleure solution, selon les spécialistes de santé, c'est de se faire diagnostiquer, mieux connaître sa pathologie afin de choisir son traitement (traditionnel ou moderne).

Ils en appellent ainsi les populations à faire leurs consultations dans les officines de soins traditionnels au lieu de se faire arnaquer ou de se faire tuer par les tradipraticiens ambulants (de la rue) à la recherche du gain facile.

Boureima SANGA

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