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VIH/SIDA : la piste négligée des antioxydants - 24/12/2007 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Dans l'exposé ci-dessous, Siaka Sy, naturothérapeute, évoque l'importance des antioxydants dans la lutte contre le VIH/SIDA, en établissant la relation entre nutrition et VIH/SIDA.

Introduction

Le 1er décembre dernier, le monde entier a célébré la Journée Mondiale du Sida. La prise en charge des PVVIH continue d’être la préoccupation majeure dans l’équation du VIH/SIDA, malgré les moyens colossaux déjà mis en œuvre. L’accès aux ARV continue de faire l’objet à notre sens ‘’d’une fixation’’.

Nous pensons qu’il est temps de penser à proposer tout d’abord à tous les séropositifs un traitement qui ne soit pas la trithérapie, que l’on ne donne qu’à un stade avancé.

Sauf erreur de notre part, selon les statistiques officielles, environ 16.000 personnes sont effectivement sous AVR, ce qui est loin des besoins réels du Burkina.

Dans ce contexte, nous pensons que tout doit être mis en œuvre d’une part pour que les personnes infectées qui malheureusement sont à un stade avancé puissent accéder aux ARV, et d’autre part que celles qui n’ont pas besoin d’ARV aujourd’hui n’en aient pas besoin demain ou le plus tard possible.

Le problème à l’heure actuelle, comme le déplore le Pr Luc Montagnier, est que rien n’est concrètement fait pour la personne infectée non malade.

La littérature scientifique a démontré comme nous allons le présenter ci-dessous, qu’il est possible de faire quelque chose pour les personnes infectées non malades afin de freiner la progression de l’infection vers la maladie avec les Antioxydants.

La problématique de l’infection à VIH

La prévention est, et demeure la meilleure arme contre la pandémie du VIH/SIDA. Des approches alternatives peuvent par contre aider à améliorer la qualité de vie des PVVIH, et faire reculer de manière significative, le stade terminal ou les ARV deviennent incontournables, avec un prix à payer.

S’agissant du prix à payer, le Pr Jean François Delfraissy a dit’’ En effet le prix à payer peut se traduire par des effets secondaires plus ou moins importants à supporter, en particulier au niveau des anomalies métaboliques qui rendent difficiles la perspective d’un traitement continu sur de nombreuses années, mais aussi par un certain nombre d’échecs thérapeutiques’’.

En l’état actuel des connaissances sur l’infection à VIH et de ses mécanismes de développement, on peut efficacement agir pour prolonger l’espérance de vie entre particulièrement l’infection et son stade terminal. De toutes les façons aucun scientifique ne se hasarde à faire des projections sur le résultat à long terme des traitements que l’on commence au stade terminal au regard de leurs morbidités propres.

Un phénomène particulier joue un grand rôle entre l’infection et son stade terminal : le stress oxydatif. Des études concordantes confirment que le stress oxydatif joue un très grand rôle, voire clé dans la réplication virale qui est au cœur du problème de l’infection à VIH.

S’agissant de la prise en charge, comme l’a dit le Pr Luc Montagnier dans une interview le 24 août 2003 sur RFI,’’ la stratégie actuelle est incohérente parce qu’elle ne prend pas en compte tous les séropositifs’’. Tout est focalisé sur l’accès aux ARV, et rien pour le séropositif qui est un malade virtuel s’il n’est pas pris en charge à ce stade.

L’idéal serait que la personne infectée séropositive non malade ait un traitement qui ne soit pas celui qu’on donne au stade terminal de l’infection.

Contrôler la progression de l’infection vers le Sida

Nous pensons d’entrée de jeu que dans le contexte actuel où l’accès de tous aux ARV est loin d’être acquis, que tout doit être mis en œuvre pour freiner l’évolution des personnes infectées vers la maladie. En effet, il faut savoir que l’on progresse de l’infection vers la maladie.

En l’état actuel des connaissances sur le mécanisme, à défaut de le bloquer, on peut au moins agir sur la ‘’vitesse’’ de progression de l’infection vers la maladie.

En effet la progression de l’infection est favorisée par la malnutrition et son corollaire que sont, les carences en micro nutriments tels que les vitamines A, C, E, les complexes B, le Sélénium, et le Zinc. Il a été démontré que la thérapie nutritionnelle a sa place dans le traitement et la prévention du SIDA. La Conférence organisée par l’OMS à Durban du 10 au 13 avril 2005 a reconnu l’importance de la nutrition et particulièrement des vitamines et micro nutriments dans la lutte contre le SIDA.

A cette Conférence, Jong-Wook Lee (ancien DG de l’OMS) a lancé un appel pour une meilleure alimentation des PVVIH. Il a même ajouté que ‘’nous savons qu’une bonne alimentation aide à maintenir en bon état le système immunitaire, augmenter le poids corporel et accroître l’énergie’’.

‘’Paradoxalement, bien qu’une bonne nutrition soit vitale dans la prise en charge, et le soutien des PVVIH, elle a été ignorée par la communauté internationale’’ a-t-il ajouté. Cette dernière se préoccupant plus sur les ARV, et estimant que la nutrition relève de la compétence des pays concernés.

Une chose est claire, le VIH/SIDA n’est pas une maladie qu’on peut aborder uniquement avec des médicaments, mais qui demande une approche intégrée, avec entre autre une bonne satisfaction des besoins nutritionnels en quantité et en qualité.

Rappelons qu’à cette Conférence de Durban, Jong-Wook Lee et James Morris (Directeur Exécutif du PAM) ont dit que’’ On n’a pas permis que les malades du Sida sous traitement antirétroviral dans les pays occidentaux soit affamés, nous ne devrions pas le permettre ailleurs’’.

S’agissant toujours de l’importance de la nutrition, et particulièrement des micro-nutriments dans la prise en charge de l’infection à VIH, un document de la FAO intitulé, Vivre au mieux avec le VIH/SIDA, est très explicite sur l’importance des micro-nutriments. On peut lire que ’’les vitamines et les minéraux sont essentiels pour rester en bonne santé.

Ils vous protègent contre les infections opportunistes en préservant et en maintenant en bonne santé la peau, les poumons et l’intestin et en assurant le bon fonctionnement du système immunitaire’’. Les vitamines A, C, E, certaines du groupe B et les minéraux tels que le sélénium et le zinc sont de grande importance’’. Autant les micro-nutriments sont de grande importance, autant les plus importants (les antioxydants) dont les déficiences affectent l’immunité sont identifiés.

Ce sont les vitamines A, C, E, les complexes B, le sélénium et le zinc. Combler ces déficiences devrait faire partie la stratégie globale de prise en charge des PVVIH.

Malheureusement tous ceux qui reconnaissent l’importance des micro-nutriments ne sont pas explicites quant à la mise en œuvre d’une stratégie volontariste leurs utilisations dans la prise en charge des PVVIH.

En l’état actuel des connaissances sur la progression de l’infection à VIH, l’incidence du stress oxydatif semble prépondérante. On peut du fait de cette prépondérance freiner l’évolution des personnes infectées vers la maladie par la supplémentation en antioxydants.

La solution des antioxydants

De nombreuses études indiquent que les déficiences en antioxydants favorisent le stress oxydatif et une progression plus rapide des maladies liées au VIH. Il y a un lien entre VIH/SIDA et Stress Oxydatif.

Rappelons que la problématique de l’infection à VIH tourne principalement autour de la réplication du virus. La littérature scientifique reconnaît la forte implication du stress oxydatif dans cette réplication.

Cet aspect ressort dans le document de l’OMS, suite à la Conférence de Durban intitulé :Micronutrients and HIV infection : a review of current evidence Henrik Friis (Consultation on Nutrition and HIV/AIDS) in Africa : Evidence, lessons and recommendations for action Durban, South Africa 10-13 April 2005.

On peut lire au point 4- effects of micronutrients on infection que ‘’ le stress oxydatif favorise l’activation de la transcription du facteur nucléaire NF-KB, entraînant un accroissement de la réplication du virus.’’. En clair la réplication du virus suppose l’activation du NF-KB par le stress oxydatif. On peut schématiser en disant que ce sont les radicaux libres du fait du faible taux d’antioxydants qui vont activer le NF-KB.

Dans le sens du contrôle de la progression de l’infection à VIH vers la maladie, le couple stress oxydatif/antioxydant joue un très grand rôle.

En effet dès le début de l’infection, on s’est aperçu que beaucoup de personnes présentent les symptômes d’un stress oxydatif. De quoi s’agit-il ? D’un déséquilibre entre une forte production de radicaux libres, et un faible taux des antioxydants produits ou apportés à notre organisme soit par l’alimentation ou par la supplémentation. Ce stress oxydatif contribue à la dépression immunitaire qui favorise la progression de l’infection. Compenser ce déséquilibre par un apport en antioxydants va aider à freiner la progression de l’infection.

Rappelons que le Pr Luc Montagnier, dans une interview parue dans JA L’Intelligent n° 2318 du 12-18 juin 2005 , ‘’ déplore le fait que beaucoup de médecins négligent ce stress oxydatif par manque de formation. Ce qui à mon avis est une grosse lacune’’.

Dans ces conditions on peut tout de suite proposer à celui qui découvre sa séropositivité des antioxydants. S’il est indiscutable que le dépistage précoce est la clé dans la lutte contre l’infection à VIH, l’absence de perspective de prise en charge immédiate peut être un handicap.

C’est ce qui a fait dire au Pr Luc Montagnier que pour ‘’ inciter les gens à se faire dépister, il faut leur donner tout de suite un espoir de traitement, par exemple leur donner des antioxydants’’.

Pourquoi des antioxydants ?

Parce que la déficience en antioxydants favorise la prolifération des radicaux libres qui activent le NF Kappa B pour lancer la réplication du virus.

On sait que le lymphocyte infecté a besoin d’être activé pour que le virus se multiplie. Or du fait du stress oxydatif, on assiste à une surproduction de radicaux libres qui favorisent l’activation du NF Kappa B. On peut dire, moins de stress oxydatif, moins de réplication.

Les suppléments nutritionnels antioxydants tels que les vitamines A, C, et E sont particulièrement recommandées pour les personnes infectées par le VIH.

Rappelons que lors d’une infection par le VIH, l’abondance de radicaux libres produits épuise progressivement les antioxydants. Le stress oxydatif est aussi impliqué dans la dégradation musculaire, la perte de poids liée au VIH, la démence et la neuropathie.

Au regard de l’implication établie du stress oxydatif dans la progression de l’infection, pourquoi ne pas combler la déficience en antioxydants par une supplémentation très économique.

Nutrition et immunité

Des divers facteurs qui influencent la vitesse de progression de l’infection vers la maladie, la situation nutritionnelle vient en tête.

« Les aspects nutritionnels du virus VIH/SIDA ont été longtemps été ignorés. L’attention s’est toujours centrée sur les médicaments. Le message a toujours été « Prendre deux comprimés après les repas ». Mais on oublie de parler des repas ». La citation est du directeur de la division de l’Alimentation et de la Nutrition de la FAO, Kraisid Tontisirin. On peut la lire sur le site de l’OMS, dans un article intitulé « Alimenter l’espoir : Rôle clé de la nutrition pour contrer le VIH/SIDA », publié à l’occasion de la parution de l’excellent guide Vivre au mieux avec le VIH/SIDA, co-édité par la FAO et l’OMS.

Les nombreux séminaires, conférences, colloques et autres ateliers sur le thème VIH ET NUTRITION, prouvent le lien entre la nutrition (pas celle qui consiste à remplir le ventre, mais celle qui apporte également tous les nutriments indispensables au bon fonctionnement de l’organisme) et l’immunité au cœur de la problématique du VIH/SIDA.

Dans ce sens, rappelons qu’en septembre 2004, la CEDEAO et l’OOAS (Institution spécialisée de la CEDEAO basée à Bobo Dioulasso) ont organisé une Conférence sur le thème VIH/SIDA et NUTRITION. Dans un document présenté par l’USAID on peut lire’’ les déficiences en micro nutriments peuvent contribuer à la progression de la maladie. Les déficiences, en vitamines et minéraux tels que les vitamines A, C, E, les complexes B, le sélénium, et le zinc, dont le système immunitaire a besoin pour lutter contre l’infection, sont fréquentes chez les personnes vivant avec le VIH. Les déficiences en vitamines et minéraux aux propriétés antioxydantes favorisent le stress oxydatif, un problème qui peut accélérer la destruction des cellules immunitaires et accroître le taux de réplication du virus’’. Une preuve de l’importance de la nutrition, des micros nutriments, et particulièrement des antioxydants (spécifiquement identifiés) pour les PVVIH.

Il est connu depuis longtemps que des individus sous-alimentés ont un risque plus élevé de contracter des maladies infectieuses en raison d’une réponse immunitaire inadéquate. Dans ce contexte, l’infection aggrave l’état nutritionnel en détériorant davantage l’état du système immunitaire. Il s’agit donc d’un cercle vicieux. Les conséquences de certaines maladies infectieuses, y compris le VIH et la tuberculose, sont d’autant plus graves que l’hôte est dénutri.

Pourquoi éviter si possible le recourt aux ARV ?

Le traitement conventionnel, connu et accepté à travers le monde en l’occurrence les ARV, a sa morbidité propre. Certains troubles métaboliques et autres manifestations sont en eux mêmes des causes de mortalité (la co-infection par l’hépatite B, le diabète avec le développement de la résistance à l’insuline, les problèmes cardiovasculaires,…etc) ; le stress oxydatif et ses effets délétères sur l’augmentation des taux de cholestérol et de triglycérides.

Il y a nous le répétons comme une fixation sur l’accès aux ARV. Les ARV sont destinés, il ne faut pas l’oublier aux personnes infectées en phase maladie.

Nous pensons dans ce contexte que tout doit être mis en œuvre pour que la personne infectée qui n’a pas besoin d’ARV aujourd’hui, n’en est pas besoin demain, ou le plus tard possible ; Surtout que nous dépendons de l’extérieur pour satisfaire les immenses besoins en ARV.

Nous avons expliqué que la bonne connaissance de la pathogenèse de l’infection à VIH, confirme le rôle clé du stress oxydatif, et la nécessité d’agir très vite, avec les antioxydants qui sont une approche économique de solution au stade de la séropositivité.

C’est un fait qu’au moment où le refrain est l’accès aux ARV, parler de les éviter peut nous présenter comme étant contre ce traitement.

Nous voulons simplement que les uns et les autres sachent que prendre un traitement dont la toxicité est connue et indiscutable, pose incontestablement des problèmes à court, moyen et long terme. Nous reconnaissons que, la personne éligible aux ARV doit accéder aux ARV.

S’il est indiscutable que les ARV ont incontestablement changé la physionomie de l’infection à VIH en prolongeant l’espérance de vie, il n’en demeure pas moins que non seulement ils posent des problèmes, mais qu’on a pas fini de les découvrir tous.

S’agissant par exemple des limites des ARV ; dans le rapport 2002 intitulé, Prise en charge des personnes infectées par le VIH sous la Direction du Pr J. F. Delfraissy (actuel Directeur Général de l’ANRS Paris) on peut lire ‘’Les limites des traitements antiviraux, notamment leur complexité et leur toxicité à long terme, justifient le développement d’approches complémentaires telles que l’immunothérapie spécifique ou non’’. Au regard de ces limites, nous estimons que tout doit être mis en œuvre pour les éviter.

S’agissant par ailleurs de la complexité du traitement antirétroviral, nous nous rappelons les propos du Dr Cécile Goujard de (l’ANRS Paris) dans l’émission ‘’Allo Docteur’’ (diffusée en février 2002) sur le thème ‘’SIDA et immunothérapie’’ dont nous étions co-invité. Elle a tenu ces propos qui devraient faire réfléchir plus d’une personne intéressée à la question de l’infection à VIH : ‘’La complexité du traitement antirétroviral est qu’il doit être individualisé d’une part et d’autre part trouver la bonne combinaison’’. Disposons-nous du plateau technique indispensable pour des analyses approfondies dans le sens de l’individualisation souhaitable de la prise en charge ?

En clair sur la quinzaine à l’époque, et plus de la vingtaine de molécules ARV sur le marché de nos jours, il faut trouver trois qui conviennent à la situation immunitaire spécifique de chaque patient.

N’oublions pas le fait que les gens sont de plus en plus infectés par un virus résistant à certaines molécules. Aux USA par exemple, on estime que 80 % des personnes sont infectées par un virus résistant.

Proposer à notre sens une trithérapie sans avoir au préalable identifié la molécule à laquelle le patient est résistant peut conduire à une catastrophe, comme le nombre croissant des échecs thérapeutiques.

Il y a ne l’oublions pas le phénomène bien connu de la résistance liée au traitement qui est une réalité.

Non seulement on sait que la résistance est le défi majeur du traitement, mais surtout qu’elle est la raison pour laquelle on ne se précipite pas pour le moment à mettre sous traitement ARV, la personne qui découvre sa séropositivité.

Au moment ou on parle de plus en plus de traitements de seconde ligne , auxquels l’accès bien qu’indispensable est loin d’être acquis, nous pensons qu’éviter dans la mesure du possible d’entrer dans le traitement de première ligne ne peut qu’être bénéfique tant pour la personne infectée que la collectivité entière.

Un nouveau facteur émergeant qui milite pour que tout soit mis en œuvre pour éviter les ARV est ce qui ressort de cet article publié dans le Washington Post du 4 décembre 2007 intitulé ‘’Living with HIV, dying with cancer’’ ‘’Vivre avec le VIH, mourir de cancer’’ de Mark Wainberg. (1)

Comme le souligne l’auteur de l’article, les ARV ont permis une fantastique avancée contre la réplication virale, entraînant une baisse significative de la charge virale. Par contre, il ressort dans l’article que l’infection à VIH provoque une perte de la fonction immunologique qui ne peut pas être entièrement réparée par les antirétroviraux… Le système immunitaire du malade du SIDA ne peut pas le protéger contre le cancer. Une raison de plus pour agir tôt et éviter un dégât immunitaire irréversible.

De toutes les façons on constate de plus en plus l’émergence de divers cancers chez certains malades du SIDA.

Comme le dit le par ailleurs le Pr Luc Montagnier dans un article MFI de Henriette Sarraseca publié le 19/06/2005 « Si les médicaments attaquent le virus HIV, ils ne renforcent pas le système immunitaire des malades ». C’est ce qui favoriserait comme évoqué dans l’article de Mark Wainberg l’émergence de certains cancers.

Par ailleurs, un article de James H.Stein, M.D publié dans le New England Journal OF Medecine (vol 356 :1773-1775 April 26,2007) pose le problème des risques cardiovasculaires liés aux traitements antirétroviraux.

Ainsi, si les ARV sont incontournables à un certain stade de l’évolution de l’infection, au regard des problèmes connus qu’ils posent, les éviter est certainement souhaitable.

N’oublions pas les propos de Mr Michel Sidibé du Fonds Mondial de lutte contre le Sida lors de l’émission ‘’ Si vous disiez toute la Vérité’’ de TV5 diffusée le dimanche 2 décembre 2007 lorsqu’il a dit ‘’que quand on met une personne sous ARV, cinq sont infectées’’. Pourquoi dans la mesure du possible ne pas éviter les ARV ?

Eviter si possible les ARV, ne peut qu’être bénéfique tant pour les PVVIH que pour nos pays qui dépendent des bailleurs de fonds étrangers pour la satisfaction des besoins.

Autant le traitement est à vie, autant nous pensons que personne ne peut garantir la pérennité de l’engagement de tous les bailleurs de fonds. N’oublions pas les péripéties et autres difficultés qui ont précédé les premières contributions après la création du Fonds, sans compter que le montant de l’enveloppe financière annuelle initiale sauf erreur de notre part n’a jamais été atteinte. La presse internationale a même parlé à un moment donné de manque de ressource du Fonds.

Il serait souhaitable dans ces conditions, de faire en sorte que le maximum de personnes infectées puisse se passer des ARV, en freinant la progression de l’infection vers l’éligibilité à ces traitements.

Conclusion

La malnutrition et l’infection par le VIH atteignent des taux alarmants dans les pays d’Afrique subsaharienne. Il y a des interactions complexes entre la nutrition et le VIH/SIDA ; la malnutrition affaiblit le système immunitaire des personnes vivant avec le VIH, accroît leurs sensibilités à d’autres infections et aggrave la perte de poids.

Un élément résultant de la malnutrition est maintenant reconnu jouer un important rôle dans la progression de l’infection vers le stade terminal : le stress oxydatif. Il se trouve que les antioxydants permettent de contrôler ce stress oxydatif et par conséquent l’évolution de l’infection vers la maladie.

Nous pensons que les pays qui ne peuvent pas financièrement parlant fournir à tous des ARV, gagneraient à envisager cette approche : faire en sorte que les personnes infectées n’évoluent pas vers le stade ou elles auront besoin d’ARV.

Passons aux actes, dès lors qu’il est scientifiquement admis que les séropositifs présentent un stress oxydatif chronique favorisant la progression de l’infection vers le SIDA. Que faire ?

Une bonne supplémentation en antioxydant : (des substances de qualité aux dosages appropriés). Ainsi les antioxydants offrent des perspectives d’une meilleure qualité de vie tant pour les personnes infectées non malades que celles sous traitement antirétroviral.

La récente reconnaissance de l’intérêt des antioxydants dans l’infection à VIH par la 6ème session du CNLS-ISTen mars dernier, va certainement changer la physionomie de la lutte avec la perspective d’un recours aux traitements antioxydants. On pourrait dans ce cadre offrir tout de suite un traitement à celui qui découvre sa séropositivité qui ne soit pas la trithérapie qu’on donne au stade avancé de l’infection. Plus besoin d’attendre.

En effet, la VIe session du Conseil national de lutte contre le SIDA et les infections sexuellement transmissibles, tenue le 16 mars 2007 à Ouagadougou, a reconnu dans son communiqué final les effets bénéfiques des antioxydants. Passons aux actes avec la solution ignorée les antioxydants.

Siaka Sy /Naturotherapeute

50 33 41 70 /78 81 70 96 / Email : newhorizons-syms@cenatrin.bf

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