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Contrôle de qualité : des interrogations sur le travail du Laboratoire de santé publique - 05/02/2008 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Quel est au juste le travail du Laboratoire national de santé publique (LNSP) dans le travail de contrôle de qualité des produits importés ? C'est la question posée par de jeunes opérateurs économiques dans l'adresse suivante au Premier ministre. "Lors de la rencontre gouvernement - secteur privé, une des préoccupations qui vous avaient été soumises était ces multiples certificats (Laboratoire national de santé publique et celles relevant de l'Inspection générale des affaires économiques IGAE ) qui nous étaient imposés lors des opérations d'importation. Vous nous aviez assuré qu'une solution serait apportée à cette préoccupation.

Est-ce pour résoudre ce problème que l'arrêté n°08-008 du 14 janvier 2008 fixant la liste des produits soumis au contrôle du LNSP et celle relevant de l'IGAE a été prise ? Si tel est le cas, permettez, Excellence, de vous dire que cela est en- deçà de nos attentes et pour causes :

  • Nous ne comprenons pas que sur la liste des produits affectés au LNSP, il ne figure aucun produit pharmaceutique. On s'est plus acharné sur nos tomates et autres macaronis. Comment un laboratoire de santé ne se préoccupe-t-il pas de produits pharmaceutiques ? Nous sommes tentés de croire qu'on a plus besoin de notre argent que de notre santé.
  • Nous ne comprenons pas pourquoi un laboratoire de santé publique intervient dans le circuit des importations. A notre avis, sa place et son rôle se situent dans la surveillance des produits entreposés dans les magasins ou vendus dans les marchés car c'est à ces niveaux que les produits subissent les dégâts du fait des manipulations et du soleil. Il n'a donc pas sa place au niveau du cordon douanier.
  • Nous ne comprenons pas qu'un laboratoire choisisse des produits spécifiques pour contrôler. A notre avis tous les produits utilisables doivent être contrôlés.

Savez-vous, Excellence, quelle procédure est en usage actuellement dans ce laboratoire ? Lorsque votre marchandise arrive en douane, le laboratoire prélève des soi-disant échantillons et vous délivre une dizaine de minutes plus tard un document dont la teneur suit : "Certificat de contrôle provisoire de qualité."

En attendant les résultats définitifs des contrôles de conformité ou de qualité sanitaire, le Laboratoire national de santé publique autorise, par le présent certificat, la poursuite des formalités douanières pour les produits ci-après référencés (gros n..., voir pièces du dossier ci-joint), conformément aux dispositions du décret n°478/2003/PRES/PM/MS du 22 septembre 2003, de ses arrêtés d'application, et en exécution des procédures d'assurance qualité de l'établissement".

Où se trouve le contrôle de qualité ?

Muni de ce fameux document, vous faites sortir vos marchandises de la douane et vous les écoulez tranquillement. Le certificat définitif vous sera remis peut-être plus tard quand votre stock sera complètement épuisé. Où se trouve alors ce contrôle qualité qui coûte tant ?

Nous ne comprenons pas qu'en fonction de ce que vous importez vous devez vous rendre soit au ministère de la Santé, soit au ministère du Commerce. Un commerçant est un commerçant et de ce fait, doit aussi avoir un ministère de tutelle avec qui il doit résoudre ses problèmes. Nous ne sommes donc pas d'accord pour être ballottés au gré des intérêts de tout un chacun.

Il paraît que s'il a été fait fi de la tutelle du ministère du Commerce, c'est parce que pour résoudre les problèmes financiers du laboratoire, l'un a utilisé son ancienneté et son rang dans le gouvernement pour extorquer à l'autre, plus jeune (moins d'un an dans le gouvernement), sa prérogative.

Si tel est le cas, Excellence, nous refusons d'être la vache à lait de certaines structures et vous prions d'agir maintenant pour ne pas encourager cette pratique qui consiste à mettre sur le dos du commerçant toute banqueroute. Nous vous prions d'intervenir pour arrêter ce phénomène en vogue qui consiste, sans vergogne, à copier ou à retirer les prérogatives des autres.

Nous pensons qu'au lieu de retirer sans scrupules les activités des autres, chaque structure se doit de réfléchir, d'innover, de trouver autre chose. C'est cela, le travail d'un cadre et le seul chemin vers le développement.

Un de vos credos est l'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Pour vous paraphraser, nous disons au travailleur un seul ministère de tutelle donc aux commerçants leur ministère du Commerce.

Tout en sachant que vous nous prêterez une oreille attentive, nous prions d'accepter tous nos voeux les meilleurs pour la nouvelle année."

De jeunes opérateurs économiques à Ouagadougou

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