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Promotion de la santé maternelle et néonatale : André Mayouya, représentant-résident de l’UNFPA : “Il est désolant et inacceptable de voir des mères, qui voulant donner la vie, perdent la leur” - 09/06/2008 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le monde entier s’était retrouvé aux Nations unies en 2000 pour définir les huit (8) Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à atteindre d’ici à 2015. Ceci pour donner le sourire aux sans voix, les pays en voie de développement. A mi-parcours de la date butoir, le représentant-résident du Fonds des Nations unies pour la population du Burkina Faso, Dr André Mayouya, dans cet entretien garde l’espoir que le pays des Hommes intègres ne ratera pas le coach tant attendu. Précisément dans la promotion de la santé maternelle et néonatale.

Sidwaya (S). : Présentez-nous succinctement le Fonds des Nations unies pour la population dont vous avez la charge au Burkina Faso ?

André Mayouya (A.M.) : Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) est une agence de développement du système des Nations unies qui œuvre en faveur du droit à l’égalité des gens, particulièrement le droit à la santé. Il œuvre aussi à l’équité et à l’égalité du genre, porte également son regard sur les aspects concernant la collecte, l’analyse et l’utilisation des données démographiques, socioéconomiques pour l’élaboration de politiques, de programmes et stratégies visant à réduire la pauvreté. Il met à la disposition des populations, des informations pouvant aider à ce que chaque grossesse soit désirée, à ce que toute personne soit exempte du VIH/Sida, à ce que chaque accouchement soit sans danger, bref à ce que chaque fille et chaque femme soit traitée avec respect.
Grossomodo, c’est un mandat qui concerne la santé de la reproduction dans laquelle nous intégrons la lutte contre le VIH, la réduction de la mortalité maternelle, la planification familiale et la prévention des Infections sexuellement transmissibles (IST). Par ailleurs, nous appuyons la collecte des données à travers les recensement généraux des populations, les Enquêtes démographiques et de santé (EDS). C’est pour que le pays en question ait des données de base nécessaires pour assurer la programmation, la planification des stratégies de réduction de la pauvreté, en gros les stratégies de développement.

S. : Quelle est votre appréhension de la situation générale du Burkina Faso face aux multiples fléaux ?

A.M. : Je pense qu’il faut rendre d’abord un hommage au Burkina Faso parce que je crois qu’il est parmi les rares pays d’Afrique au Sud du Sahara à réaliser les recensements tous les 10 ans.
Cela avait été recommandé depuis les années 70 où il avait été dit que les stratégies en matière de collecte de données d’information devait consister à faire un recensement tous les 10 ans. C’est une recommandation des Nations unies. Le Burkina Faso obéit à cette recommandation. Ce qui lui permet d’être présentement à son 4e recensement. S’agissant de la question de la mortalité maternelle, question très importante dans la mesure où l’Objectifs n°5 du millénaire pour le développement concerne l’amélioration de la santé maternelle, la situation du Burkina donne espoir et tous les efforts sont faits pour que ce pays soit au rendez-vous en 2015, date buttoir pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Dans ce sens, il y a énormément de partenariats qui sont développés.

Le Burkina Faso est partie prenante de la plupart des initiatives, que ce soit au niveau de la sous-région ou celui du partenariat mondial afin de réduire considérablement la mortalité maternelle.

En témoigne le Plan national de développement sanitaire (PNDS) qui réserve une place importante à la santé de la reproduction. Nous avons dans l’offre de services, les Soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU). C’est une approche stratégique dans la réduction de la mortalité maternelle. En cela l’UNFPA, avec d’autres partenaires, accompagne le Burkina Faso dans cette stratégie en renforçant les plateaux techniques dans les centres de santé. Il y a également la mise en place de systèmes de référence et de contre-référence. Nous avons, dans le cadre d’un partenariat global, le Programme mondial d’approvisionnement en produits de santé de la reproduction (kits d’accouchement, amélioration des plateaux techniques de santé) d’octroi d’ambulances pour réduire le temps d’évacuation, etc.

Un point non négligeable est qu’on s’est vite rendu compte qu’aucun partenaire pris isolement ne peut arriver à des résultats probants. C’est pourquoi, nous mettons tous nos efforts ensemble pour pouvoir étendre la gamme de produits. Ce qui nous a amené à changer notre stratégie. Quand nous signions le programme de coopération 2006-2010 avec le gouvernement burkinabè, nous nous étions donnés comme aire géographique trois régions (Sahel, Centre-Est et Est). Vu sous cet angle, nous nous sommes dit que l’impact n’était pas tout à significatif. Mais nous les avions choisies par rapport au problème rencontré lors de l’analyse de la situation et compte tenu de nos moyens qui étaient limités.

Nous avons changé d’orientation en cours de route parce que beaucoup de partenaires sont arrivés. Le Burkina Faso étant perçu comme un pays qui gère avec transparence les fonds reçus. De ce fait, on nous a suggéré d’augmenter nos interventions au profit de tout le pays. Dans ce cadre du développement de la feuille de route nationale pour la réduction de la mortalité maternelle, il est entendu maintenant, que nous devrions échelonner toutes nos interventions sur toute l’étendue du territoire national et ne pas nous contenter de quelques régions. Ainsi, nous essayons maintenant d’accroître l’offre de services en soins obstétricaux et néonatals d’urgence.

S. : L’UNFPA s’investit beaucoup dans la promotion de la santé maternelle au Burkina Faso. Pourquoi un tel engagement ?

A.M. : A l’UNFPA, nous avons un slogan qui stipule que “parce que chaque personne compte, nous devons faire en sorte que chaque personne vive conformément à sa dignité”. Et c’est en cela que nous mettons l’accent sur l’égalité du genre, la protection de la jeune fille. C’est pour cela que la mortalité maternelle nous préoccupe. Le taux de mortalité maternelle au Burkina Faso n’est pas le plus élevé en Afrique mais il est parmi les plus élevés. Nous pensons qu’il y a possibilité de le réduire encore de façon significative. Pour cela nous nous engageons à promouvoir l’accès universel aux soins, aux traitements et aux médicaments en soutenant les centres de santé de sorte que tout le monde dispose d’informations nécessaires au choix. C’est-à-dire toute la gamme des produits contraceptifs parce qu’il a été prouvé que la planification familiale aide à réduire énormément la mortalité maternelle. Il a été établi que l’information qu’on met à la disposition du couple lui permet d’effectuer des choix réfléchis. Nous lui donnons donc la capacité de choisir le moment où il veut avoir une grossesse et que chaque grossesse se déroule normalement et que tout accouchement puisse être assisté par un personnel spécialisé.

S. : La promotion de la santé maternelle passe forcement par la lutte contre les “trois retards”. Que fait l’UNFPA au Burkina Faso dans ce sens ?

A.M. : Nous fonctionnons dans un programme intégré. Nous ne travaillons pas de façon sectaire en disant que nous allons nous occuper seulement de la mortalité maternelle ou la réduction des “trois retards”. Nous disons que tout programme de population est un programme intégré où nous avons à augmenter l’offre de services, qu’ils soient de qualité afin de satisfaire les demandeurs. Nous faisons surtout des campagnes de sensibilisation pour informer les gens des services offerts. Nous essayons aujourd’hui de soutenir le système national de référence et de contre-référence. Ainsi, nous dotons les centres sanitaires de produits de santé de la reproduction de qualité, nous appuyons la formation du personnel, nous luttons contre les fistules. Dans ce sens, nous allons bientôt ouvrir un centre de réparation des fistules dans le Sahel, plus précisément à Dori, une zone où on enregistre une prévalence élevée de fistules. Par ailleurs, au-delà de la réparation, nous luttons pour prévenir les fistules à travers la sensibilisation. Nous luttons aussi contre les grossesses précoces, etc.

Notre accompagnement passe par la dotation des centres de santé en matériels de qualité, une offre de services de qualité par le biais de la formation et le recyclage du personnel soignant. Nous sensibilisons pour que les femmes fréquentent les centres de santé. Nous adhérons à un partenariat. Nous appuyons la mise en œuvre du PNDS à travers le Projet d’appui au développement sanitaire (PADS).

S. : Le Burkina Faso est-il sur la bonne voie pour l’atteinte de l’objectif 5 du millénaire pour le développement ?

A.M. : Oui. Le problème n’est pas seulement d’être sur la bonne voie, mais d’intensifier maintenant nos interventions. En Afrique du Sud, lors de la conférence internationale sur le compte à rebours vers 2015 pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, il a été signifié que le Burkina Faso ne faisait pas parti des pays qui ont la certitude d’atteindre les OMD d’ici la date butoir.
Mais nous pensons que lorsque la réponse est intensifiée dans la mise en œuvre de la feuille de route nationale, lorsque l’offre de soins obstétricaux et néonatals sont intensifiés, la réduction de cette mortalité maternelle est très significative. D’ici à 2015, il nous reste à peu près 8 ans, mais dans 5 ans nous devons avoir les résultats escomptés si l’engagement des partenaires et du gouvernement reste maintenu.

S. : Un appel à l’endroit des populations ?

A.M. : Nous avons actuellement un ministre de la Santé très engagé. J’ai vu à quel point les partenaires sont confiants à ce qu’il fait. Les populations reconnaissent en lui quelqu’un qui se préoccupe de leur état de santé. La principale inquiétude est qu’il est désolant et inacceptable de voir des mères qui voulant donner la vie, perdent le leur. Et, en même temps de voir que les aspects de lutte contre la pauvreté requièrent une population saine en terme de santé. La santé étant au centre de tout dynamisme de population, il convient de l’éduquer, de continuer de l’informer, de continuer d’utiliser les résultats existants pour ne pas tomber dans certaines erreurs de certains pays. A terme j’ai bonne foi que nous serons au rendez-vous de 2015.

Entretien réalisé par
Charles OUEDRAOGO

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