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Accès à l’eau potable : Juste quelques heures de soleil - 15/02/2009 - L'Observateur - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Une désinfection solaire de l’eau ! Le saviez-vous ? Il s’agit d’une méthode innovante à la portée des populations des pays sahéliens comme le Burkina, où les difficultés d’accès à l’eau potable se posent avec acuité. Ce procédé, à moindre coût, a fait l’objet d’un atelier de présentation, le 16 février 2009 à Ouagadougou, à l’initiative de Helvetas Burkina.

De l’eau potable à moindre coût par un traitement solaire. Il suffit d’avoir une bouteille en plastique d’un litre et demi, de la remplir d’une eau assez claire et de l’exposer au moins 6 heures au soleil. Les micro-organismes pathogènes sont tués et l’eau est ainsi potable. Voilà en résumé la méthode, dénommée Solar Water Disinfection (SODIS) ou « Désinfection solaire de l’eau », développée par Eawag, une institution gouvernementale suisse, au profit des Sahéliens, comme les Burkinabè, qui ont du soleil à revendre.
Surtout quand on sait, comme l’a dit le Pr Dr Rik I. L. Eggen, deputy director d’Eawag, les populations rurales « …utilisent des sources d’eau non protégées à l’origine de la prolifération de maladies hydriques telles que les diarrhées ». Toutes choses qui causent la mort de 4000 à 6000 enfants de moins de 5 ans chaque jour, selon des statistiques de l’OMS. Face à une telle situation, il fallait donc trouver, a indiqué M. Eggen, « des solutions simples, efficaces, à moindre coût et pouvant être mises en œuvre dans un délai relativement court ».

C’est la raison du développement de la méthode SODIS qui a déjà fait l’objet de plusieurs études en Asie, en Afrique du Sud et en Amérique latine. Les résultats qui en sont ressortis, selon les chercheurs, ont prouvé que l’utilisation de ce procédé de traitement de l’eau a une grande influence sur la baisse des diarrhées.
Au Burkina, la méthode SODIS, qui est en promotion par Helvetas en collaboration avec les services de santé, depuis 2008, couvre le district sanitaire de Bogandé, dans la province de la Gnagna. Le présent atelier a donc été initié par l’organisation suisse Helvetas, avec l’appui de ses partenaires de mise en œuvre sur le terrain que sont le Lions Club international, l’Eawag et l’Initiative communautaire pour le développement (ICODEV).

La rencontre a regroupé plusieurs représentants de centres de formation dont 2ie, le Centre régional pour l’eau potable et l’assainissement à faible coût (CREPA) et l’université de Ouagadougou auxquels il faut ajouter les acteurs de la mise en œuvre au niveau de la Gnagna et des participants venus du Mali et du Bénin.
Présenter la méthode et ses résultats scientifiques observés au Burkina par Helvetas après un an, afin de susciter une discussion sur les avantages et les limites du procédé ; partager les expériences et échanger sur les perspectives de promotion de la méthode SODIS au Burkina Faso ; tels étaient, entre autres, les objectifs de du présent atelier. En attendant la vulgarisation de la méthode SODIS au plan national, les femmes enceintes qui accouchent dans les CSPS bénéficient de quatre bouteilles d’un litre pour la désinfection de l’eau.

Quant aux autres usagers des centres de santé, ils achètent la bouteille dans les dépôts pharmaceutiques à 125 FCFA l’unité, une somme représentant les frais de production et de transport du récipient dont la durée de vie peut atteindre 6 mois, voire une année. C’est la stratégie mise en place pour le moment, selon l’un des acteurs de la promotion du procédé SODIS, Nicolas Morand de Helvetas.
Le Pr Dr Rik I. L. Eggen a indiqué que les résultats concluants des recherches sur le traitement solaire de l’eau « ont convaincu de nombreuses institutions internationales à participer à la promotion de la méthode SODIS dans de nombreux pays ». Sont de celles-là l’UNICEF, le Lions Club, la Croix-Rouge internationale et l’OMS qui recommandent la méthode SODIS comme une option pour le traitement de l’eau à domicile.

Hamidou Ouédraogo

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