Santé tropicale au Burkina Faso - Le guide de la médecine et de la santé au Burkina Faso


Médecine d'Afrique Noire - Première revue médicale internationale panafricaine francophone - Plus d'informations


LE KIOSQUE

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Novembre 2017
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Septembre/Octobre 2017
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Septembre 2017
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Burkina Faso > Revue de presse

Revue de presse

57e Journée mondiale des lépreux : "Ne pas baisser la garde" - 02/03/2010 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Sous le thème « La lèpre ne tue pas, elle exclut », la 57e Journée mondiale des lépreux a été célébrée au Burkina Faso en différé le dimanche 28 février 2010. Dans la ville de Sya, les festivités de cette journée de partage avec les « protégés » de Raoul Follereau ont eu lieu au village de Kiri, secteur 23 de la commune de Bobo-Dioulasso. Kiri, abrite la nouvelle cité des anciens malades de la lèpre, acquise grâce à l’appui financier de l’Union internationales des associations Raoul Follereau,Accueillant les activités marquant la Journée mondiale des Lépreux, les populations de Kiri sont sorties nombreuses pour accompagner le ministre de la Santé, Seydou Bouda et le président du directoire de la Fondation Raoul Follereau, Michel Recipon dans le combat contre la lèpre.

Du reste, la cérémonie a débuté par la diffusion du message de ce dernier qui, à la veille du 31 janvier, date officielle de la Journée mondiale des lépreux, a exhorté les populations à prendre conscience que la lèpre existe toujours et qu’elle condamne trop souvent à l’exclusion et au rejet. Il les a donc invitées à se mobiliser pour l’édification d’un monde sans lèpre.

Cette mobilisation, selon le ministre Seydou Bouda, est effective au Burkina, au regard de la diminution de nouveaux cas de moitié en dix ans. Ce nombre a-t-il dit, est passé de 913 cas en 1999 à 412 cas en 2009 dont 359 malades en traitement au 31 décembre passé. « Cependant, ces résultats ne doivent pas nous faire baisser la garde », a dit M. Bouda. Pour lui, la lutte doit être constante et permanente car la baisse est trop lente et on dénombre parmi les nouveaux cas, 343 multibacillaires, forme de lèpre contagieuse.

Aussi, 65 cas de lèpre ont été vus au stade des infirmités, ce qui dénote d’un dépistage tardif. C’est pourquoi, de l’avis du ministre, la mise en œuvre de la stratégie mondiale améliorée pour la poursuite de la réduction de la charge de la lèpre de 2011 à 2015, sera la priorité dans le plan national de développement sanitaire 2011-2020. Les efforts dans ce cadre seront axés sur le renforcement des compétences des agents de santé, la poursuite de l’information, l’éducation et la sensibilisation des populations et l’amélioration de la surveillance épidémiologique.

Le gouvernement mettra également en place un mécanisme de pharmacovigilance pour déceler à temps une résistance aux médicaments. « Un monde sans lèpre est possible, et ce monde commande que chaque personne bien portante puisse se départir de la peur ancestrale de cette maladie pourtant guérissable et donner un peu de ses ressources pour supporter la lutte », a déclaré M. Bouda.

Il a remercié tous ceux qui soutiennent déjà et ce depuis longtemps le pays dans ce combat, notamment l’OMS et la Fondation Raoul Follereau. S’adressant aux malades et anciens malades de la lèpre, il leur a dit ceci : « Vous n’êtes plus seuls. Une chaîne d’amour et de solidarité est là pour vous rendre votre dignité d’êtres humains ». Michel Recipon, décoré à titre exceptionnel Le président du directoire de la Fondation Raoul Follereau, Michel Recipon, présent à la fête, s’est réjoui des avancées engrangées par le Burkina Faso dans la lutte contre la lèpre. Il a laissé entendre que le chiffre de 1 malade pour 10 000 habitants démontre que la lèpre n’est plus un problème de santé publique au Faso.

Mais vu que la maladie est insidieuse, M. Recipon a plaidé pour des dépistages précoces, des soins adaptés et bien suivis et une bonne politique de réinsertions socio-économiques des malades. Il a réaffirmé la volonté de son institution à toujours lutter pour éradiquer la maladie. Ce à quoi le représentant des malades, François Ouédraogo a dit merci au nom de tous. M. Ouédraogo a salué le dévouement de tous ceux qui se battent au quotidien pour leur permettre de se sentir moins seuls. Il a invité les uns et autres à ne négliger aucune tache sur le corps.

Intervenant à son tour, M. Jacques Ouandaogo, président de l’Association burkinabè Raoul Follereau a exprimé la reconnaissance des malades et des acteurs de la lutte à la Fondation pour la construction de la nouvelle cité. Bâtie sur une superficie de 5 hectares, elle comprend pour le moment, 2 bâtiments de 4 maisons (chambre-salon) chacun. Selon M. Ouandaogo, ces réalisations ont coûté la somme de 35 millions de F CFA. Il a annoncé qu’en plus de la cité, l’Union internationale des associations Raoul Follereau a offert 3 millions de F CFA pour le financement de micro-projets de 33 anciens malades. Les montants à allouer seront de 25 000 à 400 000 F CFA.

En outre, toujours selon lui, dans 2 à 3 mois, son association recevra des consommables médicaux pour une prise en charge efficace des personnes malades. Sur place, celles- ci ont reçu du savon, des nattes, des couvertures, du riz et du maïs offerts par l’Association burkinabè Raoul Follereau, des médicaments par l’Association France-Burkina et 16 moutons et 40 poulets par la Banque of Africa. A cette occasion, le ministre Seydou Bouda a élevé M. Recipon au grade de chevalier de l’Ordre national à titre exceptionnel et procédé à l’inauguration du nouveau cite d’hébergement.

Clarisse HEMA

Lire l'article original

Plus d'articles Burkinabè - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

Burkina FasoSanté tropicale au Burkina Faso
Le guide de la médecine et de la santé au Burkina Faso


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !