Santé tropicale au Burkina Faso - Le guide de la médecine et de la santé au Burkina Faso


Médecine d'Afrique Noire - Première revue médicale internationale panafricaine francophone - Plus d'informations


LE KIOSQUE

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Novembre 2017
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Septembre/Octobre 2017
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Septembre 2017
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Burkina Faso > Revue de presse

Revue de presse

Plus de mille personnes dépistées de la cataracte - 10/05/2011 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Dans le cadre de la lutte contre la cécité au Burkina, une équipe ophtalmologique du Centre hospitalier régional (CHR) de Koudougou, chef-lieu de la province du Boulkiemdé, a mené une vaste campagne de dépistage des maladies oculaires. Financée par l’ONG française Res publica, cette opération de masse dans la localité de Nanoro a permis de déceler 142 cas de cataracte sur 1078 personnes consultées. Des opérations chirurgicales de cette anomalie de l’oeil ont eu lieu du 4 au 26 avril 2011 et ont concerné 120 patients. C’était à l’hôpital de l’Amitié de Koudougou.

"Il n’est de richesse que l’homme, mais cette richesse, doit être entretenue et développée ; l’éducation, la santé et l’agriculture sont indispensables à la valorisation de ce capital humain". C’est dans cette philosophie de Jean Bodin que l’ONG Res publica (la chose publique) oeuvre depuis 1997 au Burkina dans la quête d’une société épanouie. Active sur trois leviers de développement, à savoir l’éducation, la santé et l’économie, la structure, présidée au niveau international par François Pervin, mène une action directe de terrain partant des interactives locales pour tendre vers l’intérêt général et la constitution d’une société civile citoyenne.

C’est dans cet esprit d’entraide et de citoyenneté que Res publica s’est engagée à lutter contre la pauvreté et la misère dans sa zone d’intervention qu’est Nanoro, une localité située à une vingtaine de km de la ville de Koudougou. L’exemple en date est celui des mois de mars et avril lors desquels des campagnes de dépistage des maladies oculaires ont été organisées au bénéfice des populations de Nanoro. En effet, les infections oculaires constituent de plus en plus un problème de santé publique au Burkina. Selon les estimations de l’OMS, notre planète abrite 37 millions d’aveugles et 135 millions de malvoyants. Elle estime également à 60% les handicapés visuels vivant dans les pays en voie de développement. Quant à la cécité, les mêmes sources indiquent un taux de prévalence de 44%, soit plus d’un million de personnes souffrant de problèmes oculaires. Identifiée comme la première cause de cécité (65% de personnes de plus de 40 ans en souffrent), la cataracte est l’infection oculaire la plus répandue dans nos contrées.

Cette maladie curable mais invalidante a une incidence de l’ordre d’un aveugle pour 1000 habitants, soit une progression annuelle de la cataracte de 14 000 cas. 80% de ces cas sont d’origine sénile. Des sources médicales indiquent que les populations rurales sont les plus touchées en raison de la méconnaissance des règles d’hygiène et de l’inaccessibilité aux soins. Cependant, une étude prospective soutient que 80% des cas de cécité dans le monde pouvaient être évités "s’il y a une volonté politique de minimiser ce phénomène qui accentue la pauvreté dans le monde. C’est pourquoi au Burkina, un plan stratégique de cinq ans dénommé "Vision 2020", a été élaboré pour la mise en oeuvre d’actions préventives et curatives. C’est dans cette dynamique que l’ONG Res publica a inscrit dans son programme des actions de solidarité et d’assistance aux personnes vulnérables. Pour la présente campagne de dépistage et d’opération de la cataracte Res publica/Burkina a financé à plus de 6 millions de F CFA cette opération de masse. Ce qui permit à l’équipe technique du Dr Paté Sankara, médecin ophtalmologiste, de sillonner 14 formations sanitaires. Elle était composée d’anesthésistes, d’infirmiers et d’attachés de santé en ophtalmologie et d’agents de soutien. Sont passées sur la table de consultation de cette équipe mobile, 1078 personnes dont 242 cas curables de la cataracte décelée. Selon Dr Sankara, cette initiative soutenue par l’ONG Res publica et l’ONG For the World d’Autriche vise un double objectif : "Redonner de la vision utilitaire à des personnes atteintes de la cataracte". C’est ainsi que deux semaines durant, les partenaires en santé de Res publica ont travaillé à traquer la cataracte dans la zone d’intervention de l’ONG. Animées de bonnes intentions, les autorités sanitaires du district sanitaire de Nanoro ont facilité le travail de leurs collègues sur le terrain.

Sur 242 cas de cataracte dépistés 120 ont pu être opérés. Si plus de la moitié des patients attendus ne se sont pas présentés au CHR de Koudougou, cela trouve sa justification. "Malgré cette subvention, des malades n’ont pas pu se présenter du fait de la distance et du manque d’accompagnant", explique le Dr Sankara. Celui-ci aurait souhaité que l’opération se passe dans le milieu où réside le malade, mais, déplore-t-il, "nous n’avons pas ces moyens-là". Une contribution de 5 000 F CFA a été demandée à chaque patient pour l’opération et 2 000 F CFA pour le dépistage, le coût de l’opération en temps normal étant estimé à 110 000 F CFA. Pour le coordonnateur national de Res publica, Basile Darga, une ONG citoyenne "ne peut rester indifférente face à une population souffrante, désespérée parce qu’elle ne jouit pas de toutes ses facultés visuelles". Le représentant de Res publica au Burkina pense également que la santé n’ayant pas de prix, son association ne ménagera aucun effort pour le bien-être social. Dans cet élan, les collaborateurs de François Pervin sont toujours aux côtés des personnes physiquement déficientes. C’est ainsi qu’en 2008, 121 personnes opérées ont retrouvé la vue, de même que 138 autres en 2009 ont quitté le cercle des aveugles et malvoyants. "Beaucoup de ces personnes opérées, la plupart d’un oeil, et leurs proches ne cessent de solliciter de nouveau le concours de Res publica", a dit Dr Sankara, comme pour justifier la reconduction cette fois-ci de l’opération. Rendez-vous a été donné deux semaines après l’opération aux patients, en vue du contrôle de leur état de santé.

Armel Ilboudo

Lire l'article original

Plus d'articles Burkinabè - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

Burkina FasoSanté tropicale au Burkina Faso
Le guide de la médecine et de la santé au Burkina Faso


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !