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Conférence publique de Impact Santé : le paludisme sous toutes ses "coutures" - 20/10/2011 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La société Impact Santé, a organisé, le 18 octobre 2011, à Ouagadougou, une conférence publique sur le paludisme. La communication a été assurée par un spécialiste du domaine le Pr Tinga Robert Guigemdé, dans une présentation de son assistant, Dr Oumar Coulibaly, sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Souleymane Sanou.

Transformer, en l’espace d’une soirée, la salle de conférence du Conseil burkinabè des chargeurs, à Ouagadougou, en un véritable laboratoire sur le paludisme, c’est le pari réussi par la structure Impact Santé, spécialisée dans les formations, conseils et expertise en santé. Elle a organisé, le 18 octobre 2011, une conférence publique sur le thème « Lutte contre le paludisme : états des lieux, avancées de la recherche et perspectives ». Cette thématique dont l’objectif était de présenter le paludisme sous toutes ses "coutures" a été disséquée par un « monsieur palu », Pr Tinga Robert Guigemdé, appuyé de son assistant, Dr S. Oumar Coulibaly. Dans le fond, si la conférence a été une tribune d’information pour le grand public, elle a plutôt été une séance de formation continue pour les praticiens de la médecine et de la pharmacie mobilisés à l’occasion.

Dr Coulibaly qui a assuré la présentation, sous l’œil vigilant de « son maître », dans un langage assez accessible au profane, a fait la genèse de cette maladie, depuis la découverte du parasite responsable du paludisme, le plasmodium, en 1880. Selon la définition qu’il a empruntée, le paludisme est « une maladie parasitaire, endémo-épidémique (à la fois une endémie et une épidémie dans certaines circonstances) qui est tropicale et inter-tropicale, caractérisée par la présence dans l’organisme humain avec ou sans signe d’un parasite dans les globules rouges qui appartient au genre plasmodium. C’est une maladie qui est transmise à l’homme par la piqure d’un moustique femelle du genre anophèle. » Il a rappelé les différentes initiatives de lutte qui se sont succédées, allant de la volonté d’éradiquer le mal à celle d’élimination, en passant par les actions de contrôle. Malgré ces efforts, le plasmodium falciparum continue de sévir, à la lecture des chiffres de l’OMS : plus de 100 pays sont affectés, plus de 2 milliards de personnes sont exposées au paludisme. Pour le cas spécifique du Burkina Faso, la réalité n’est guère reluisante. « Selon les statistiques sanitaires d’il y a deux ans, le paludisme représentait 44% des motifs de consultation, 61% des motifs d’hospitalisation et 40% des raisons de décès. Mais si nous considérons le cas spécifique des enfants de moins de cinq ans, 52% de motifs de consultation, 78% des motifs d’hospitalisation et 2/3 des raisons de décès", a indiqué le conférencier. L’ampleur statistique de la maladie cache des implications socioéconomiques (difficulté d’épargner, baisse de la productivité suite aux arrêts de travail ou de classe…) qui entravent le développement humain durable. C’est pourquoi, a relevé Dr Oumar Coulibaly, les autorités sanitaires burkinabè ont adopté un Programme national de Lutte contre le paludisme (PNLP). Il a décliné les axes stratégiques dudit programme. Il s’agit, entre autres, de la prise en charge correcte et précoce des cas dans les formations sanitaires et au niveau communautaire, de la prévention du paludisme chez la femme enceinte par l’utilisation de Traitement préventif intermittent (TPI), de la lutte anti vectorielle qui passe par l’utilisation de moustiquaire imprégnée d’insecticides à longue durée d’action, des actions de soutien comme la communication pour le changement de comportement, la recherche opérationnelle.

De la prise en charge du paludisme

Les volets diagnostic et prise en charge des cas de paludisme ont été longuement développés, au cours de cette conférence. En ce qui concerne le premier point, le conférencier a invité les praticiens à toujours allier le diagnostic clinique (examen des signes tels que la fièvre, le vomissement) à celui biologique, c’est-à-dire, établir par la goutte-épaisse ou par un test de diagnostic rapide, qu’il existe chez la personne le plasmodium falciparum. « En médecine, on ne peut pas, sur la base de quelques signes, dire qu’il s’agit du paludisme », leur a-t-il signifié, avant de rappeler que ce mal peut présenter des signes cliniques similaires à ceux d’autres maladies.

Les examens soigneux permettent de fixer clairement le soignant, surtout que le paludisme peut se présenter sous plusieurs formes ou en combinaison avec d’autres pathologies. Dr Oumar Coulibaly s’est voulu plus précis : « Il existe le paludisme d’infestation (cas d’infestation sans signes cliniques), le paludisme maladie (infestation plasmodiale + présence de signes), le paludisme d’infestation associé à une autre infection fébrilisante et le paludisme maladie + une infection. Il est du devoir et du rôle du soignant que nous sommes, de savoir faire la part des choses entre les affections présentes et de les soigner correctement. » Sur la phase de traitement proprement dit, il n’a pas manqué de recommandations à l’intention de ses collègues, conformément à la vision du PNLP. Après un bref rappel sur l’abandon de la mono-thérapie suite aux résistances révélées du plasmodium à certaines molécules comme la chloroquine, il leur a conseillé les combinaisons à base d’artémisinine. Schémas thérapeutiques et posologies à l’appui, il s’est appesanti sur les cas spécifiques du paludisme chez la femme enceinte et l’enfant.

La structure organisatrice de ce cours magistral sur le paludisme, a mis l’occasion à profit pour présenter officiellement la première promotion des auxiliaires de pharmacie qu’elle a formée. La promotion est composée de 11 personnes. Elle a choisi comme parrain un monument de la pharmacologie, le Pr Pierre Guissou. Celui-ci s’est réjoui de l’initiative de Impact Santé de former dans les règles de l’art de l’officine pharmaceutique. Cela, a-t-il poursuivi, va contribuer à effacer les a priori, selon lesquels l’officine est une activité commerciale comme toutes autres. La rencontre a également connu des séances de présentation de produits du laboratoire pharmaceutique allemand Denk Pharma et du réseau de distribution de Laborex, un grossiste du médicament.

Koumia Alassane KARAMA

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