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Mutilations génitales féminines : le Burkina joue le chef de file - 14/02/2012 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le Comité national de lutte contre la pratique de l’excision(CNLPE) a organisé une conférence publique le 6 février dernier à Ouagadougou. Objectif : faire le point de la résolution contre les mutilations génitales féminines à proposer à la 167e Assemblée générale des Nations Unies. Et c’est Céline Yoda qui a assuré la communication y afférente. La seconde communication, assurée par le Pr Akotionga, s’est penchée sur les aspects médicaux de l’excision. Elle a convaincu de la nécessité de stopper cette pratique dont les conséquences sont désastreuses pour les victimes.

Placée sous le thème : "De Malabo à New York : supportons la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies, interdisant les MGF dans le monde", une conférence publique a été organisée par le CNLPE à Ouagadougou, pour faire le point du projet de résolution à proposer par le Burkina Faso à l’Assemblée générale des Nations Unies pour l’interdiction des mutilations génitales féminines dans le monde. Par cette résolution, le Burkina se positionnera comme étant le leader en matière de lutte contre les MGF. Cette conférence a été animée par Céline Yoda qui a présenté sa communication sur l’état d’avancement de la résolution assistée par la présidente d’honneur, Mme Chantal Compaoré et du Pr Michel Akotionga qui s’est penché sur les aspects technique et médical des MGF. Un constat a été fait : les MGF doivent être éradiquées dans le monde. C’est ce qui milite en faveur du projet de résolution allant dans ce sens que le Burkina entend présenter à la prochaine AG des Nations Unies, en septembre prochain. Les MGF ont causé du tort à de nombreuses personnes dans le monde et particulièrement au Burkina Faso. Les taux exposés par région par la SP/CNLPE sont toujours alarmants même s’il faut reconnaître qu’il y a une sensible baisse. Il ressort que le Passoré, le Yagha, le Soum et le Plateau central se positionnent avec plus de 60 pour cent du taux de prévalence. Toute chose qui est au-dessus du taux national qui est de l’ordre de 49,5 pour cent. C’est l’Afrique sub-saharienne, le Proche-Orient et l’Asie qui se partagent ce triste rite ancestral qui provoque, chaque année, de nombreuses victimes (3 millions, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Aussi, force est de reconnaitre que l’Afrique est le continent le plus touché par les mutilations génitales féminines (MGF) sur 130 millions de femmes excisées dans le monde. C’est pour cela que la résolution qu’entend proposer prochainement le Burkina Faso aux Nations Unies a déjà rencontré l’assentiment du groupe africain à cette tribune. Selon Céline Yoda, tout sera mis en œuvre pour que le plaidoyer soit fait auprès des autres groupes et pour que cette résolution puisse être adoptée afin de mieux utiliser les instruments juridiques existants pour une lutte plus efficace contre les MGF. La communication du Pr Akotionga a fini par convaincre les plus sceptiques de la nécessité d’abandonner cette pratique combien néfaste pour les victimes. Par des images et explications, le Pr a montré et démonté les horreurs qui résultent de cette pratique. La phase des débats a été l’occasion pour l’assistance d’appeler à l’introduction des enseignements concernant ces fléaux dans les curricula à l’école. Ce fut aussi un plaidoyer pour le renforcement des capacités en ressources pour une lutte plus efficace contre les MGF.

Wilfried BAKOUAN

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