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Journée mondiale de la lèpre : la lutte doit se poursuivre pour éradiquer le fléau - 13/02/2012 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La Journée mondiale de la lèpre a été célébrée au Burkina, le dimanche 12 février 2012. C’est à Fada N’Gourma qu’a eu lieu la cérémonie commémorative de l’évènement en présence de plusieurs autorités dont le ministre de la Santé Adama Traoré, celui de l’Environnement et du Développement durable, Jean Couldiaty et de nombreuses autres personnalités venues des quatre coins du pays.

« Le lépreux guérit….et après… », C’est sous ce thème que s’est tenue la 59ème Journée mondiale de la lèpre au Burkina Faso. Célébrée à Fada N’Gourma le dimanche 12 février 2012, cette journée s’est voulu un cadre d’interpellation et de prise de conscience de la maladie. Ce fut également l’occasion pour les acteurs de donner les statistiques de ces dernières années sur les nouveaux cas dépistés et d’appeler la population à maintenir le cap pour une éradication de la maladie.

Selon le ministre de la Santé, Adama Traoré, il y a eu certes, de grandes victoires dans la lutte contre la lèpre au plan mondial depuis 1994 mais il y a nécessité d’analyser le cas spécifique du Burkina pour mieux orienter le combat. Dans son intervention il a souligné que de 877 nouveaux cas de lèpre en 1977, le Burkina est passé à 300 cas en 2010 et à 247 cas en 2011 dont 10 enfants. En 2011, 72 des personnes dépistées présentaient des infirmités. Ce constat a amené le ministre à conclure que la situation de la lèpre au Burkina s’améliore. Mais ce qui a le plus attiré son attention est celui des enfants malades. Selon lui, le fait que la maladie se déclare chez les enfants est un signe qui montre que sa transmission est toujours d’actualité. « Les 10 cas d’enfants en 2011 interpellent et il faut continuer la sensibilisation pour que les gens prennent l’habitude de se rendre dans les centres de santé dès qu’ils soupçonnent des signes de la lèpre tels que les taches sur la peau », a-t-il dit. De plus, se prononçant sur le traitement des malades par leurs proches, le professeur Traoré a tenu à rassurer que la lèpre n’est pas une maladie extrêmement contagieuse et par conséquent ne doit pas être une cause d’exclusion sociale de ceux qui en souffrent. Il a souhaité que des activités de sensibilisation soient menées dans ce sens pour faire tomber la stigmatisation. Le ministre a aussi fait cas des défis que son département a relevés pour que la lutte contre la maladie soit efficace. Il s’agit de renforcer les capacités des agents de santé en la matière, d’accentuer la sensibilisation pour des dépistages précoces et de mettre tout en œuvre pour assurer la prise en charge des malades de manière intégrale.

Davantage de sensibilisation

Pour la circonstance, le président national de la l’association Raoul Follereau (cette structure là même qui est au devant des activités de lutte anti-lèpre), Jaques Wandaogo, a effectué le déplacement de Fada. Ce dernier a, lui aussi, insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur la sensibilisation. « Notre mission principale est la sensibilisation et nous nous y attelons car si la maladie est diagnostiquée tôt, elle peut être guérie sans laisser de séquelles », a-t-il précisé. Il a salué la célébration de cette journée qui constitue, à son sens, un canal de sensibilisation. Pour lui, il faut même aller au-delà de la sensibilisation et du traitement pour aider ceux qui en guérissent dans leur réinsertion socioprofessionnelle. Dans son allocution, M. Wandaogo a salué les efforts du gouvernement dans la quête d’éradication de la maladie et plus particulière pour le soutien qu’il apporte à sa structure. Il a dit par ailleurs compter sur la presse dans son rôle de sensibilisation pour le changement de comportement des populations.

Les malades, par la voix de leur représentant, Alabéna Kina, ont saisi l’occasion pour interpeller les autorités sur les difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne. Il s’agit, entre autres, du manque de médicaments et de soutiens.

Parmi les intervenants du jour, figurait le maire de la commune de Fada, Moumouni Kockty qui, après avoir remercié les autorités pour le choix porté sur sa ville pour la commémoration de cette journée, a dressé la situation de la maladie dans la région. La région de l’Est est l’une des régions les plus touchées au vu des chiffres donnés par le maire. L’on en retient que 41 nouveaux cas détectés en 2009, 74 en 2010 et 113 en 2011. Ce qui donne l’impression qu’au lieu de reculer, le fléau prend de plus en plus de l’ampleur dans cette partie du Burkina. Et au maire de lancer son cri du cœur pour que la lutte soit renforcée dans sa localité afin que l’Est ne soit plus en déphasage avec la situation nationale en matière de prévalence de la lèpre.
A l’issue de la cérémonie, le ministère de la Santé a offert une tonne de riz, deux balles de couverture et du savon de lessive aux malades. Aussi, une quête improvisée a permis de récolter la somme de 115 .520 FCFA. Une somme qui, selon le représentant de la Fondation Raoul Follereau, Jaques Wandaogo, sera versée dans un compte et permettra aux bénéficiaires que sont les malades d’exercer des activités génératrices de revenus.

Daniel ZONGO

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