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Journée mondiale du diabète : le dépistage précoce conseillé - 16/12/2013 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’Association burkinabè d’action contre le diabète (ABAD) a célébré en différé la Journée mondiale du diabète le 14 décembre 2013 sur le thème : « Faites un pas contre le diabète ». Elle a profité de l’occasion pour demander à l’Etat de promouvoir le dépistage précoce.

Les membres de l’Association burkinabè d’action contre le diabète (ABAD) jouent la carte de la prévention. A l’occasion de la Journée mondiale du diabète le 14 novembre qu’elle a célébrée en différé le 14 décembre, l’association demande à tout un chacun de « faire un pas contre le diabète ». Cette interpellation s’adresse aux malades, aux individus, aux groupes sociaux, aux professionnels de santé et aux autorités politiques et administratives. Le ministre de la Santé, Léné Sebgo, a reconnu l’importance de travailler sur la prévention. Et c’est pour cela que son département s’évertue à promouvoir la santé. « Chacun doit faire quelque chose qui contribue à diminuer la propagation de l’épidémie ou à réduire les risques de complication du diabète chez les malades, car c’est de là que résident les véritables enjeux du développement », a insisté M. Léné Sebgo. Les actions de l’ABAD, poursuit-il, viennent renforcer celles de l’Etat. C’est ainsi qu’il a rassuré l’association que son ministère lui apportera tout l’appui nécessaire dans la lutte pour l’amélioration constante de la situation des diabétiques.

Selon la Fédération internationale du diabète (FID), le diabète touche actuellement 300 millions de personnes dans le monde dont 80% en Afrique. Son évolution en 2030 concernera 438 millions de personnes dans le monde. Ces chiffres font que les spécialistes parlent d’épidémie du diabète. Au Burkina il n’y a pas de statistique sur l’ampleur de cette maladie, les seuls chiffres disponibles sont hospitaliers et ne permettent pas de percevoir l’ampleur nationale du diabète. Maladie chronique non transmissible, le diabète est redoutable pour ses conséquences sociales, sanitaires et économiques. Elle peut s’accompagner d’autres pathologies comme l’hypertension artérielle, l’insuffisance rénale, etc. « Le traitement est onéreux pour les populations en général car il s’agit de traitement chronique et quotidien. C’est un lourd fardeau pour les malades et leurs familles. Cependant, la maladie peut être évitée ou stabilisée, soit par la prévention ou par l’observance du traitement précoce », a précisé le président de l’ABAD, le professeur Pierre Guissou. Il a invité le ministère à développer des structures afin de permettre à la population de se dépister précocement. Et le conseil qu’il donne aux diabétiques et à la population en général, c’est d’éviter les repas trop gras et trop sucrés. Ces propos sont corroborés par un diabétique, Dr vétérinaire à la retraite, Moussa Tall. Agé de 77 ans, il a été dépisté positif de diabète depuis une quinzaine d’années. Mais il le vit bien grâce aux conseils de son médecin traitant qu’il suit scrupuleusement.
« Le professeur Drabo, un des meilleurs spécialistes de diabète, m’a conseillé un régime et un comportement à suivre. Il ne faut pas manger ni trop gras ni trop sucré. Je ne participe pas aux repas collectifs. Aux mariages, réunions et baptêmes, je m’excuse pour les réceptions. Il y a une prière catholique qui dit : mon Dieu, ne me laisse pas tomber à la tentation. Je suis régulièrement les conseils du médecin et je demande à Dieu de m’assister », a soutenu le diabétique septuagénaire. Comme lui, pour vivre longtemps avec le diabète, il faut suivre un régime et faire aussi le sport.

Boureima SANGA

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